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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 07:59

Parution : le Guide de l’Alter-Vin, le marketing de l’anti-marketing 

  

Guide de l'Alter-Vin

 

A côté des guides “institutionnels” comme ceux de la RVF ou de Bettane & Desseauve, il existe de nombreux autres ouvrages aux choix plus pointus ou plus militants. Comme celui-ci qui milite pour des vins “différents” qui ne sont pas balisés par un marketing habile.

 

Le duo Laurent Baraou et Monsieur Septime avait déjà sorti il y a deux ans La Face cachée du vin qui dénonçait certaines pratiques peu avouables dans les vignobles et dans les chais. Il est donc assez logique que ces mêmes auteurs aient décidé de publier un guide des viticulteurs qui n’ont donc rien à cacher ! L’exercice n’est pas forcément simple car il n’est pas évident de faire comprendre les critères de sélection des domaines produisant de “l’alter-vin”. Des producteurs de vins bio ou de vin en biodynamie, c’est clair, il y a des certifications qui font le tri pour vous. Mais des vignerons qui pratiquent, pour reprendre les termes des auteurs « une viticulture moins convenue, moins polluante, plus attentive, plus inventive », ça ouvre des portes sans fin.

 

Cela oblige donc à faire confiance aux auteurs ou, par un “effet domino”, se dire que, puisqu’ils ont mis dans ce guide tel et tel domaine que j’adore, cela veut sans doute dire que les autres domaines présents sont également au top ! Au final on retrouve donc une sélection assez hétérogène, comme sans doute les goûts des auteurs, avec une pincée de vignerons très conventionnels, une bonne louche de domaines bio ou biodynamiques, un zeste de vins très natures (vraiment très…). Avec au final, même si le positionnement des choix ne paraît pas toujours très clair, une liste de domaines hautement recommandables mais aux pratiques (et donc au style de vins) parfois radicalement différentes, même si la ligne “bio” est dominante. Les liens de parenté entre des domaines comme Château Pradeaux à Bandol, tout ce qu’il y a de plus conventionnel, avec les vins nature, parfois un peu olé-olé, du domaine des Griottes dans la Loire, ne sont pas évidents… Mais après tout, pourquoi pas ?

 

Reste que, comme dans tous les guides il y a, à la marge, des domaines qui ne semblent pas tout à fait en phase avec les autres et surtout beaucoup de vignerons dont on se demande bien pourquoi ils ne sont pas présents comme, pour ne prendre que la Loire pour exemple, Catherine et Pierre Breton, le domaine de La Chevalerie, Richard Leroy, Marc Angéli, Stéphane Bernaudeau…

Le Guide de l’Alter-Vin par Laurent Baraou et Monsieur Septime – François Bourin Editeur – 25 €

 

Source: Trad'Consulting via Philippe BARRET et  www.idealwine.net

 

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 13:52

Benoist Simmat : «Pékin a fait du vin une stratégie de pouvoir»

 
                                                        (Audoin Desforges)

 

Interview Pour ce spécialiste, l’offensive chinoise sur les vignobles français peut être salvatrice.

Le rachat, fin août, du château de Gevrey-Chambertin, en Bourgogne, par un homme d’affaires chinois a suscité un vif émoi. Spécialiste de l’économie du vin et auteur de la Guerre des vins, Benoist Simmat dédramatise.

Faut-il s’alarmer du passage de Gevrey-Chambertin sous pavillon chinois ?

Non, c’est plutôt une bonne nouvelle. Ce magnat de Macao a payé très cher un domaine de qualité moyenne, plus vraiment entretenu. Question de prestige : Gevrey-Chambertin est une marque mondiale, un symbole. Il veut restaurer le château, a engagé un vigneron français pour améliorer le vin. Mais c’est ressenti comme un traumatisme et exploité par le Front national car notre vignoble était toujours resté français.

Depuis peu, les Chinois font massivement leurs emplettes dans le vin…

C’est vrai. Une vingtaine d’opérations de taille moyenne ont eu lieu à Bordeaux depuis la fin 2010. Cela va s’accélérer. Il y aura une grosse transaction fin septembre dans le Bordelais, sans doute un grand cru. Les Chinois vont aussi s’intéresser au Languedoc et aux vins de Loire. Mais là encore, on peut l’interpréter positivement. Le vin, c’est près d’un tiers des exploitations agricoles françaises, il y a chaque jour des domaines en vente et pas assez de repreneurs. Quelques dizaines de rachats par des étrangers tous les ans, ce serait plutôt sain. Bien sûr, si tous les domaines à vendre devenaient chinois, cela poserait problème. Mais le vignoble restera quasi exclusivement français. Ces vingt dernières années, tous les grands noms à vendre ont été repris par les capitaines d’industrie tricolores, les Pinault, Arnault, Bouygues, etc.

Comment sont perçus ces investisseurs venus d’Asie dans le Bordelais ?

Pour l’instant plutôt bien. Les équipes sont restées en place, il y a de nouveaux moyens, des gages de respect mutuel. Prenons le plus gros rachat à ce jour : Château de Viaud, un lalande-de-pomerol acquis début 2011 pour environ 10 millions d’euros par Cofco, le Danone chinois, qui produit une des plus grandes marques chinoises de vin, Great Wall. Quand le dirigeant de Cofco s’est vu remettre les clés du domaine, le vigneron vendeur lui a offert une bouteille de son année de naissance pour témoignage de sa confiance. La vraie question est de savoir où ira le vin. Si 100% des Viaud sont vendues en Chine sous un label différent, par exemple Great Wall, là c’est un problème : un château bordelais disparaîtrait. Or, les besoins du marché chinois, désormais un des plus gros du monde, sont énormes.

Pourquoi les Chinois s’intéressent aux grands vins ?

Ils sont devenus de sincères aficionados, via leur culture du thé, qui est aussi une boisson de dégustation. Et le vin existe en Chine occidentale depuis le IVe siècle. Mais il y a surtout une dimension politique : pour eux, c’est du «soft power». Il y a une dizaine d’années, Pékin a repéré le vin comme étant la boisson de la mondialisation et en a fait un pan de sa stratégie d’acquisition du pouvoir, au même titre que le tourisme, le luxe ou la gastronomie. La Chine veut devenir la première puissance mondiale du vin, en consommation, en production comme en commerce.

Comment s’y emploie-t-elle ?

D’abord en développant son propre vignoble. Y compris au niveau qualitatif. Les Chinois identifient de vrais terroirs, créent de grands domaines, souvent gérés par des Français. Parallèlement, ils ont décidé de faire de Hongkong la plaque tournante du marché mondial des grands vins. C’est déjà chose faite ! Acheter des sources d’approvisionnement direct en France, qu’il s’agisse de châteaux ou de négociants, et sans doute bientôt en Italie et en Californie, n’est qu’une des ramifications de leur stratégie.

Trouvera-t-on bientôt ces vins chinois dans nos rayons ?

La Chine exporte déjà. Cela ne se voit pas en France, où le marché est fermé aux vins étrangers, mais depuis deux ou trois ans, on trouve partout ailleurs les grandes marques génériques de vins chinois comme Dynasty et Great Wall. Dès l’an prochain, nos cavistes proposeront des grands crus chinois, souvent de qualité et développés par des Français. Le groupe LVMH cherche à élaborer un grand vin dans le Yunnan. La famille Rothschild va sortir le duplicata chinois de son lafite en 2015 au Shandong, dans l’Est.

Vous dites dans votre livre la Guerre des vins que le vin est devenu aussi stratégique que le pétrole ou l’or. N’est-ce pas exagéré ?

Le pétrole et l’or n’ont jamais été aussi chers, ils font l’objet d’une spéculation sans précédent. C’est aussi ce qui se passe depuis dix ans pour «l’or rouge». A Londres, un indice boursier indexe les 100 grands crus les plus recherchés. De fin 2008 à fin 2011, en pleine crise, ce «CAC 40» du vin a grimpé de 150%.

Quels sont les autres pays engagés dans cette guerre d’un nouveau genre ?

Ce que réussit la Chine, toutes les nations le tentent. En quinze ans, la «géopolitique» du vin a été chamboulée. Plus de 120 pays en produisent. Dernier en date, l’Ethiopie. Chaque continent a son leader. En Asie, c’est de loin la Chine, mais l’Inde arrive ! En Amérique du Sud, c’est l’Argentine. Au Nord, les Etats-Unis sont devenus le premier marché mondial en 2012.

Et en Europe ?

La France n’a pas perdu la guerre. Au contraire. Il y a cinq ans, on croyait que les armes absolues seraient les marques mondiales, comme Castel, Gallo ou Mondavi. Ou les cépages, type chardonnay ou pinot noir. Or le modèle français, fondé sur le terroir, s’impose à nouveau. Toute la planète s’intéresse à la dégustation, à la discussion autour du vin. Nous avons gagné le plus important : la guerre du goût.

 

 

Source: Trad'Consulting, Par CORALIE SCHAUB www.liberation.fr

 

Benoist Simmat . CV.

Né en 1973, Benoist Simmat est un journaliste spécialisé dans l’économie du vin. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages consacrés au
breuvage, dont In Vino Satanas, avec Denis Saverot (Albin Michel, 2008).
Il vient de publier la Guerre des vins, coécrit avec Aymeric Mantoux
(Flammarion) et Champagne! Le DomPérignon code, dessins de
P. Bercovici (12 bis).

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 09:23

« Les blogs de vin gagnent en influence » à la télévision : LCI consacre son magazine sur le web à la « glouglousphère »

 

Septembre, c’est la rentrée des blogueurs à la télévision

Le mois de septembre est le mois de l’année où tous les medias se souviennent que la France est un des plus grands producteurs et consommateurs de vin au monde. Même si cette été, Libération a proposé un dossier sur le vin bio, c’est surtout en septembre, pendant que les vendanges se préparent dans les régions viticoles, que les sujets sur le vin se multiplient dans les rédactions de la presse écrite et audiovisuelle.

 

 

Le sommelier-blogueur Emmanuel Delmas invité au 13H de France 2

 

Bien sûr, on ne peut pas échapper aux fameuses foires aux vins qui occupent pratiquement tout l’espace médiatique avec les conseils des spécialistes. La grande distribution profite de la proximité des vendanges pour faire des opérations commerciales apparemment alléchantes mais attention aux pièges selon le sommelier-blogueur Emmanuel Delmas dans un reportage au 13h de France 2 : « effectivement, ne nous voilons pas la face, il existe de jolies affaires…mais au prix d’une réelle préparation et d’un véritable coup de chance. Il vous faudra bien décrypter les étiquettes, les millésimes, les producteurs. Car en GD, ne rêvez pas, vous n’aurez jamais accès aux vrais vins de vignerons. Ceux-ci sont bien trop confidentiels, artisanaux pour avoir des stocks à écouler. »

 

Les blogueuses Eva Robineau et Miss Vicky Wine sur LCI

Il y a un peu moins d’un an, ARTE avait invité la journaliste-blogueuse Miss Glouglou à participer à son émission dédiée aux « nouveaux territoires du vin ». Cette année, c’est au tour de LCI, la chaine d’information continue lancée par TF1, de consacrer son magazine sur le web à la blogosphère du vin, surnommée familièrement la « glouglousphère ». Les deux blogueuses Eva Robineau et Miss Vicky Wine sont venues sur le plateau aux côtés de  Christophe Viet, fondateur de Ventealapropriete.com, pour parler de leur démarche sur le web. Elles évoquent leur rapport décomplexé au vin qui leur permet de parler différemment à un nouveau public moins spécialisé. Que ce soit sur leur blog ou sur les réseaux sociaux, elles partagent leurs coups de coeur et permettent souvent de faire découvrir autrement le travail de vignerons pas forcément très médiatisés.


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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 07:16

Grande distribution : décès d’Edouard Leclerc, créateur des Foires aux Vins

  
Grande distribution : décès d’Edouard Leclerc, créateur des Foires aux Vins

« La boisson la moins polluée aujourd'hui, c'est le vin », c'est ainsi que l'entrepreneur Edouard Leclerc avait lancé d'un air taquin la foire aux vins 1998 des centres E.Leclerc. Aujourd'hui dirigés par son fils Michel-Edouard Leclerc, les 556 hypermarchés coopératifs E. Leclerc représentaient en 2011, 18 % des parts de marché des ventes de la grande distribution française (37,8 milliards d'euros, carburants inclus). D'après la mairie de aint-Divy, Edouard Leclerc est décédé ce 17 septembre, à l’âge de 85 ans, dans son Finistère natal.

Epicier à Landerneau en 1949, Edouard Leclerc est à l’origine des premières foires aux vins de la grande distribution française en 1973 (avec l'aide Pierre Polard, alors responsable des achats de vins E.Leclerc Bretagne). A cette époque, les supermarchés ne possédaient guère plus d'une référence par vignoble français, sauf pour les bordeaux plus achalandés. Comme dans l’alimentaire et le textile, Edouard Leclerc traita directement avec les producteurs via de puissantes centrales d’achat, réduisant les intermédiaires, comprimant les frais de distribution et in fine les coûts de vente.

En 2012, les foires aux vins des magasins E. Leclerc commenceront le 3 octobre (pour en savoir plus, cliquer ici). Dévoilé par Rayon Boissons, le coup d’éclat de cette année est la mise à la vente d’un Champagne Laurence D. à 10,90 €/bouteille. Avec une remise de 50 % en bons d’achat (« tickets E.Leclerc »), ce champagne revient ainsi à 5,45 €/col. Avec une offre similaire, les enseignes Carrefour proposent leur bouteille Champagne Charles de Cazanove à 8 € (vendue 16 € avec -50 % en bons d'achat).

 

(Photographie : Mouvement E.Leclerc)

 

Source: Trad'Consulting via www.vitisphere.com

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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 15:17

Auchan s'associe au groupe Figaro pour sa Foire aux Vins

Havas Cross Media signe une opération co-brandée pour promouvoir la Foire aux Vins d'Auchan sur le site L'Avis du Vin.

 

                                                                    Auchan s'associe au groupe Figaro pour sa Foire aux Vins

               
    
 
Havas Cross Media (Groupe Havas Media France) a conçu pour Auchan, en collaboration avec FigaroMedias, du 13 au 30 septembre 2012, un espace exclusif dédié à la Foire aux Vins Auchan (accessible directement via le header avis-vin.lefigaro.fr). Ce dispositif permet de cibler la communauté des amateurs de vin et de bénéficier de la puissance de figaro.fr.
 

Cet espace créé et supervisé par l’équipe de l’Avis du Vin invite à découvrir la sélection qui convient à tous les évènements : dîner de fille, déjeuner de famille, apéritif dînatoire… Le thème :Dis-moi ton envie, je te dirai quel vin boire". Sont proposés les choix des experts Auchan en vidéo, ainsi qu’une sélection exceptionnelle de Bernard Burtschy, l' expert Vin Figaro.

 

Pour prolonger le dispositif digital, les typologies de dégustation sont déclinées dans le Figaro Magazine et Madame Figaro des 15 et 22 septembre 2012.

En tant que partenaire, Auchan bénéficie d’un large plan d’ e-pub d’autopromo et de la puissance de la marque Figaro print-web pour assurer la médiatisation de l’opération.

 

 

Source: Trad'Consulting via Catherine HEURTEBISE www.e-marketing.fr

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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 12:04

FRANCE : VENTES RECORD DE VINS DE BOURGOGNE EN GRANDE DISTRIBUTION

                                                              FRANCE_VENTES_RECORD_DE_VINS_DE_BOURGOGNE_EN_GRANDE_DISTRIBUTION

Dans un contexte où les ventes globales de vins tranquilles en grande distribution française stagnent depuis un an, la Bourgogne est le seul vignoble qui enregistre à la fois un accroissement significatif des ventes en volume (+3,5 %) et une amélioration de sa valorisation moyenne (+2 %). Néanmoins, cette valorisation est plus mesurée que le marché français à +3%.


Avec 29,5 millions de bouteilles de vins tranquilles vendues et 194 millions de chiffre d’affaires (+5,8 %) réalisés en 1 an (fin juin 2012), la Bourgogne ne cesse de battre ses records et de grignoter des parts de marché sur le circuit.
Ces performances sont autant dues aux vins rouges qu’aux vins blancs. Les appellations Village du Mâconnais (+18,1 %), les vins de Chablis (+3,8 %), les appellations Régionales Bourgogne hors Aligoté (+4,2 %) sont très dynamiques sur le segment des blancs. En rouge, les AOC Régionales Bourgogne (+2,9 %) et les Villages de la Côte de Beaune (+7,1 %) affichent également une forte croissance.


Sur le marché des vins effervescents, qui stagne à son tour, le Crémant de Bourgogne excelle dans sa catégorie. Ses ventes en volume sont en hausse de plus de 8 % et son chiffre d’affaires croît de 8,9 % sur un an (fin juillet 2012). Avec près d’un demi-million de bouteilles supplémentaires vendues (nouveau record à 6,3 millions de bouteilles diffusées sur le circuit), la Bourgogne se positionne comme le 1er contributeur de la croissance du segment des AOC effervescentes, malgré un positionnement prix plus haut de gamme.

 

Source: Trad'Consulting avec www.vins-bourgogne.fr



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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 11:05

 

Avis aux amateurs!

Testé et approuvé, pour vous, ce matin.

 

N'hésitez pas à passer commande, tarifs préférentiels pour ventes groupées. Me contacter.

 

 

Suivre le lien ci-dessous.

 

http://www.youtube.com/watch?v=N7j8LnBvlp0&feature=player_detailpage

 

Excellente dégustation et merci pour les commentaires!

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 11:47

Le parler cru d’une «master of wine»

Isabelle Legeron avec une amphore utilisée pour son vin géorgien. Elle anime une émission télé sur le vin en Angleterre.
Isabelle Legeron avec une amphore utilisée pour son vin géorgien. Elle anime une émission télé sur le vin en Angleterre. (Photo That crazy french woman)

 

 Etablie à Londres où elle anime une émission télévisée sur les vins nature, Isabelle Legeron est la seule Française diplômée du célèbre «master of wine». Mais cette haute distinction ne l’empêche pas de dire ce qu’elle pense du milieu du vin, des AOC ou encore des amphores géorgiennes...

 

Par ELISABETH FRANCK-DUMAS

Dans un milieu qui croule sous les acronymes et distinctions, peu de sigles ont autant de poids et de prestige que le petit MW accolé à un nom. Pour les non-initiés, MW signifie qu’Isabelle Legeron est «Master of Wine», diplôme anglais qui couronne, après des études ardues, les plus calés des connaisseurs de vins. Elle est la seule Française à ce jour à avoir décroché la timbale. Mais à la voir sur la banquette d’un café du Marais, engoncée dans son sweat à capuche, on se sent bien loin (et heureusement!) du milieu compassé des dégustations de grands crus. Avant d’être MW, Isabelle Legeron, fille et petite-fille de vignerons, qui passe ses week-ends à cueillir les champignons ou entreprendre des fouilles sur les bords de la Tamise à la recherche d’antiquités, est d’abord nature comme les vins qu’elle défend. S’excusant de ne pas parler le français aussi bien qu’elle voudrait (elle habite Londres depuis vingt ans), elle déroule, à renfort de coups de gueule et d’envolées lyriques, le parcours atypique d’une crazy french woman.

 

Vous êtes née dans une famille de vignerons, mais avez découvert le vin en Angleterre. Paradoxal, non ?

Oui ! Ma famille a un vignoble dans le Cognac, ils distillent et vendent à des grandes maisons, et gamine, je passais mes mercredis et samedis dans les vignes. Mais j’ai voulu échapper à ce milieu. J’ai fait un diplôme de langues et de commerce, et puis, il y a une dizaine d’années, mon passé m’a rattrapée. Je me suis intéressée à la fabrication du vin, j’ai été guide dans des vignobles, et j’ai monté une entreprise de dégustation, Winelab, avant de me lancer dans l’aventure Master of Wine. C’est en Angleterre que j’ai découvert l’aspect disons «intello» du vin. En arrivant, je ne savais même pas qu’un Bourgogne était fait avec du Chardonnay…

 

Pourquoi avoir tenté ce terrible Master of Wine où il y a si peu d’élus, notamment français ?

A l’époque, en plus de Winelab, j’avais une activité de conseil, et j’étais en train de monter une émission télé sur le vin pour la chaîne Travel Channel. Je travaillais donc en indépendante et voulais le rester, et le MW est une manière de rencontrer des gens. Une fois qu’on est MW, on fait partie d’un club. Nous sommes environ trois cents dans le monde, dont trois Français. Mais si j’avais su qu’il y avait un taux de réussite aussi faible (7 %, ndlr), je ne l’aurais pas fait! Pendant quatre ans, j’y ai passé toutes mes soirées et mes week-ends. Les examens en fin de deuxième année sont redoutables, surtout la partie dégustation: sur trois jours, tous les matins, on teste douze vins à l’aveugle, d’où un travail de déduction pour les reconnaître, par rapport à l’acidité, au profil aromatique, au taux d’alcool, à l’affinité au bois –est-ce du bois neuf, ancien, américain… Tous ces éléments qui permettent de déduire l’origine du vin. Cela nécessite un investissement personnel, il faut aller soi-même visiter des vignobles, goûter les vins. J’avais des connaissances internationales sur les vins des Etats-Unis, d’Afrique du Sud, d’Espagne, et cela m’a aidée. C’est une des raisons pour lesquelles il y a si peu de Français qui soient MW, je crois, ils n’ont pas accès à cette diversité.

 

Vous avez embrayé avec une émission télévisée sur les vins nature qui s’appelle That Crazy French Woman...

 En effet. Les autres MW trouvent que je suis un peu excentrique! (Rires). En général, ils deviennent acheteurs, ou font du conseil pour les restaurants ou les caves. Pourtant, je crois que c’est uniquement quand on maîtrise son sujet extrêmement bien, que l’on a une formation très classique, que l’on peut vraiment s’en échapper… Au fil des années, je m’étais rendue compte que le vin était devenu pour moi un exercice intellectuel, je n’y prenais plus de plaisir. C’est d’ailleurs ce que je reproche à mon corps de métier et aux professionnels du vin. Beaucoup sont dans ce milieu pour le style de vie agréable qu’il procure, les soirées, les visites dans les vignobles, la dégustation pour noter et mettre dans des cases, faire des verticales de Petrus… Mais peu après mon MW, je me suis aperçue que les seuls vins qui me donnaient de l’émotion étaient ceux faits sur des sols grouillant de vie, par des vignerons intègres qui mettent très peu d’additifs. Je regrette que le vin ne soit plus un produit frais, qu’on veuille qu’il ait toujours le même goût, d’une année sur l’autre, que ça soit toujours le même, alors qu’un vin devrait refléter une année pluvieuse ou chaude. Ce sont ces valeurs que je veux défendre dans That Crazy French Woman.

 

Pourquoi pensez-vous que le milieu du vin est devenu trop sérieux ?

Je crois qu’il est sur-éduqué. Il y a cette idée qu’il faut s’y connaître en vin pour l’apprécier, ce qui est idiot. Je touche énormément de consommateurs grâce à mes dégustations, et c’est avec les gens qui s’y connaissent le moins que je m’amuse le plus, ils sont plus ouverts d’esprit.

 

Quel regard portez-vous sur le monde du vin en France ?

Ce qui m’étonne toujours ici, particulièrement dans les articles sur le vin, c’est cette béatification, ce romantisme par rapport au vin, ce manque de recul critique. J’ai l’impression que les gens n’ont pas la liberté d’affirmer qu’un vin n’est pas bon. Alors qu’il faut avoir les pieds sur terre pour parler du vin, c’est un produit agricole ! Le vin, ce n’est pas le design d’une cave… Pendant un temps, à Londres, j’ai travaillé avec une banque française dont les employés voulaient toujours déguster des vins français, et passaient leur temps à me dire qu’ils connaissaient tel ou tel producteur, ou que j’aurais dû choisir tel ou tel… Ils se sentaient obligés de s’y connaître car c’est si français, le vin, que ça ne donne aucune liberté pour connaître autre chose. Et même s’il y a du snobisme en Grande-Bretagne, et un goût pour les grands crus classés, il y a aussi une population très ouverte qui s’amuse avec le vin, plus qu’en France. Il y a d’ailleurs une chose assez surprenante en France, quand on va déguster dans un vignoble: on se rend très rarement dans les vignes. On visite la cave, on va voir les chais, et on passe à la dégustation sans avoir vu un pied de vigne. «Ah bon? Vous voulez voir les vignes? Pourquoi?»

 

Pourtant, la France est également un lieu de renouveau pour les vins nature…

Oui, c’est vrai, il y a des choses formidables, ici et en Italie, bien plus qu’ailleurs. Des gens comme Alexandre Bain à Pouilly, ou Sébastien Riffault à Sancerre, qui labourent à cheval, et reviennent aux sources du métier. Même si le système scandaleux de l’AOC devrait être aboli: quand on est un jeune producteur dans une appellation, qu’on fait des vins qui sont dits «atypiques» et que pour cette raison-là on n’a pas le droit à l’appellation, c’est une catastrophe. C’est pour cela que j’adore les appellations Vins de France, Vin de Table, Vin de Pays, c’est là que l’on trouve des gens hyper créatifs qui veulent sortir du carcan préhistorique de l’AOC.

 

Vous vous êtes récemment lancée dans la production d’un vin en Europe de l’Est ?

Oui, du vin en amphores, en Géorgie. C’est une spécialité de vins orange, macérés sur peau, très dorés et tanniques. Ils vieillissent dans des pots en terre, et l’on sent des éléments de sauge sèche, de thym sec. C’est très original! Les meilleurs vins en amphores sont italiens désormais, mais la Géorgie est le berceau du vignoble européen. C’est là qu’ont eu lieu les premières domestications de la vigne et les premières vinifications. Il y a une tradition de production personnelle, tout le monde a une cave sous sa maison avec des amphores enterrées. Avec des amis, nous louons un vignoble et avons racheté de vieilles amphores pour faire notre vin, Lagvinari, dont on espère produire quatre mille bouteilles cette année. On souhaiterait travailler avec une étudiante, et former la première femme vigneronne de Géorgie! 

 

Quelle est la place des femmes dans le milieu du vin aujourd’hui ?

Je n’ai jamais eu de problème en tant que femme, jamais d’expérience négative, même s’il est vrai que c’est un milieu dominé par les hommes. Le commerce du vin et le travail fermier étaient traditionnellement des métiers d’hommes. Je trouve que parler de vins de femmes est hyper limitant, mais je remarque qu’il y a plus de femmes dans les «petites» régions ou dans des aventures hors-norme. Dans le Languedoc Roussillon ou la Loire par exemple, il y a de belles opportunités, les gens ne sont pas encore établis, il y a peut-être moins d’a priori. C’est sans doute plus facile de se lancer, sans capital. On y trouve donc une proportion plus grande de femmes que dans des régions classiques et plus prestigieuses. Et maintenant que je fais mon propre vin, je me rends compte qu’il faut avoir une sensibilité à la vie qui passe, aux arômes. Et peut-être que les femmes ont l’ouverture d’esprit ou une espèce de douceur qui leur rend la tâche plus facile. Mais il ne faut pas se leurrer, toutes les femmes que je connais qui font du super vin, d’Elisabetta Foradori à Mylène Bru, ont de très fortes personnalités. Pour se faire respecter en tant que femme dans ce milieu et être prise au sérieux, il faut avoir la foi!

 

Isabelle Legeron et ses sites internet : www.thatcrazyfrenchwoman.com www.rawfair.com

 

Source : Trad'Consulting, ELISABETH FRANCK-DUMAS  www.liberation.fr

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 07:58

1855.com : une association fédère les clients n’ayant jamais reçu leurs vins

 

1855.com : une association fédère les clients n’ayant jamais reçu leurs vins

Comble pour un site de vente en ligne, c’est par l'internet que l’Association au Bénéfice des Usagers Spoliés par 1855.com (soit ABUS 1855.com) a pu voir le jour. Sur un forum de clients insatisfaits par les retards de livraison des vins qu’ils avaient acheté, Alain Ehrsam a lancé l’idée de créer une association à but non lucratif (loi 1901). En attente d'officialisation par une publication au Journal Officiel, cette association réunit déjà une quarantaine de membres, réglant une cotisation symbolique de 25 euros.

Vice-président de l’association, Philippe Misonne (voir photo) attend toujours une soixantaine de grands crus bordelais millésimés 2008 et 2009 commandés et payés sur 1855.com*. Pour lui, « ABUS1855.com a pour mission de permettre à ses membres de se faire livrer leurs commandes de vin, ou de se faire rembourser les paiements effectués, avec dommages et intérêts. Pour cela nous mettrons tout en œuvre pour aider chaque adhérent dans ses démarches. Nous ferons également en sorte que, par une communication massive, 1855.com ne puisse plus nuire à de nouveaux clients. »

Le site de vente de vins en ligne 1855.com n'a pas donné suite à nos demande d'informations au sujet de cette association. Le nombre de procédures judiciaires menés à son encontre par des particuliers demeure inconnu. En juillet dernier, la société1855.com était condamnée par le Tribunal d’Instance de Bordeaux pour retards de livraison (pour en savoir plus, cliquer ici).

 

* : le directeur général de 1855.com, Fabien Hyon, vient de lui promettre une livraison de ses primeurs 2009 dans la prochaine quinzaine.

 

Source: Trad'Consulting via www.vitisphere.com  

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 18:20

Boire trop de vin après 60 ans accroît le risque d'AVC

 
Boire trop de vin après 60 ans accroît le risque d'AVC ()

Boire trop de vin après 60 ans accroît le risque d'AVC

 

Une récente étude montre que la consommation de quatre verres de vins par jour, après l'âge de 60 ans, augmente le risque de faire un accident vasculaire cérébral.

En effet, même si d'après les médecins boire un verre de vin par jour est bon pour la santé, la consommation de plus de quatre verres fragilise le cerveau.

 

L'étude, réalisée par une équipe de médecins du CHU de Lille, a comparé les clichés d'IRM de 540 patients hospitalisés pour un AVC. Les médecins ont alors pu remarquer que le cerveau des patients consommant plus de quatre verres d'alcool par jour donnait l'impression d'avoir 15 ans de plus.

 

La neurologue qui a dirigé l'étude, Charlotte Cordonnier, explique : "le risque démarre pour tout le monde dès qu'on dépasse quatre verres par jour". "Les Français, cela ne les choque pas finalement : deux verres à midi, deux verres le soir.

 

 Je crois qu'il faut garder en tête qu'une petite quantité d'alcool, de manière très modérée, n'est pas néfaste. En revanche, dès qu'on dépasse un seuil qui arrive très, très vite, on abîme son cerveau de manière dangereuse" a ajouté cette dernière.

 

 

Source: Trad'Consulting via agence, www.ladepeche.fr

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