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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 14:53

Vins du Centre-Loire : des records de ventes à l'exportation en 2012

   

vendanges à Bué, le 24/09/2012, photo Stephanie Para. - PARA St?phanie

vendanges à Bué, le 24/09/2012, photo Stephanie Para. - PARA St?phanie

Le succès des vins du Centre-Loire à l’étranger ne se dément pas. En 2012, les vignerons de la région ont réalisé une belle progression en terme d’exportation.

La vente de vin à l’étranger se porte bien. Mi-février, la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS) annonçait un chiffre d’affaires record pour la France sur l’année 2012. Si les bordeaux, le champagne et le cognac tiennent le haut du tableau, les vins du Centre-Loire défendent bien leur place.

On ne parlera pas tout à fait de record concernant les vins de la région, mais l’augmentation de 8 % des ventes à l’international est « très satisfaisante » pour Benoît Roumet, directeur du BIVC (bureau interprofessionnel des vins du Centre).

Dubaï et la Russie affichent les plus belles progressions

Cent vingt-six pays importent des vins de la région. Le Royaume-Uni reste cette année encore le plus grand importateur de vins du Centre-Loire, et pourtant c’est vers les États-Unis que se tournent tous les regards. Benoît Roumet l’avoue, s’il y avait un pays sur lequel focaliser ses efforts en matière de communication, ce serait celui-là. Le pays, plus gros consommateur de vin au monde, a d’ailleurs marqué l’année 2012 d’une augmentation de 19 % de ses commandes.

D’autres pays plus bas sur l’échelle commerciale offrent pourtant de belles perspectives pour l’avenir. C’est le cas du Japon. Avec une augmentation de 52 % de ses exportations, il occupe à présent la dixième place au classement des pays importateurs de vins du Centre-Loire. Plus anecdotique, Dubaï affiche une hausse de 186 %, ce qui ne représente finalement que 50.000 bouteilles, 60 % pour la Russie.

Le sancerre en tête

Le vin blanc reste maître en la matière. Pas vraiment étonnant lorsque l’on sait que le blanc représente 82 % de la production dans la région. Deux appellations en particulier tirent ce chiffre vers le haut. Le sancerre et le pouilly-fumé dont plus de la moitié des volumes est destinée à l’étranger.

Le domaine Vacheron n’échappe pas à la règle. Installé à Sancerre, le vignoble qui défend une culture biologique exporte près de 60 % de ses récoltes. Une part importante, trop peut-être d’après Denis Vacheron, maître des lieux. « On exporte dans tous types de pays, des États-Unis jusqu’au Togo. Ces dernières années, on a un peu mis le marché français de côté. On veut essayer de rectifier cela. »

Les autres appellations n’ont pas ce problème. Menetou-salon, quincy, reuilly, coteaux du giennois et châteaumeillant sont moins connus pour leurs exportations. Avec une production moindre, seul 15 à 20 % de leur production est réservée à l’étranger.

Promouvoir les autres appellations

Certains vignerons tirent leur épingle du jeu. Francis Audiot du domaine de Coquin, installé à Menetou-Salon, affiche un bilan mitigé, mais de belles perspectives. Sa femme, Florence Audiot explique : « Notre exportation se fait principalement vers les Pays-Bas et la Belgique. Sur 2012, on a réalisé une progression de 36 % avec les premiers, mais les ventes vers la Belgique, elles, ont chuté. 2013 devrait nous sourire avec l’arrivée d’un nouveau marché. Nous avons beaucoup de contacts avec l’Allemagne depuis le Salon de vins d’Angers. »

Dynamiser le rayonnement international de ces appellations, voilà le défi de Benoît Roumet pour 2013 : « Il faut prendre le temps de se faire connaître. Ce sont des appellations avec un développement récent en terme de surface. Les pays comme le Royaume-Uni, la Belgique, la Norvège ou les USA sont nos cibles privilégiées. »

Source: Trad'Consulting par Mathilde Sallé de Chou via www.leberry.fr  

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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 18:48

Réservée aux femmes

Mariage des vins et de la haute couture

 

Pour bien lancer la Journée de la femme, quatre étudiantes du lycée viticole de Davayé (Saône-et-Loire) ont organisé une soirée de prestige originale le 7 mars : au lieu de déguster les traditionnels accords mets et vins, les participantes ont échangé autour du mariage des vins avec différentes créations de mode.

Réservée aux femmes : mariage des vins et de la haute couture. © C. JOLY

Réservée aux femmes : mariage des vins et de la haute couture. © C. JOLY

Lucie Saumaize, Émeline Racca, Pauline Bouyeux et Déborah Digy, les organisatrices de la soirée vins et haute couture. © C. JOElles s’appellent Lucie Saumaize, Émeline Racca, Pauline Bouyeux et Déborah Digy. Inventives, les quatre étudiantes ont eu l’idée d’une soirée originale organisée en l’honneur des femmes, au château de Chasselas (Saônet-et-Loire), au sud de la Bourgogne.

Le thème : une dégustation commentée croisée avec la styliste lyonnaise Olivia Klem et la sommelière du bar Elleixir, situé à Limonest (Rhône), Géraldine Carret. Le duo a enchanté quelque 120 heureuses élues.

Les vins sélectionnés s’associaient non pas à des mets pour une fois, mais à des créations de mode.Proches, les deux univers haut de gamme ont ravi les sens de ces dames. Une robe rouge de soirée confectionnée par la créatrice de mode fondait ainsi sous le charme d’un chorey-les-beaune au pinot sombre et chaud. Une bulle de champagne s’alliait, le temps d’une coupe, avec un tissu léger et aéré, enivrant de féerie.

« Pour parler d’un vin ou de haute couture, il faut utiliser un vocabulaire fin et souvent raffiné », souligne Lucie Saumaize, ravie, comme ses collègues, de cette expérience inoubliable dans le cadre de leur BTS. Visiblement, les convives ont, elles aussi, apprécié. Elles ont toutes encouragé les organisatrices à renouvelerl'expérience.

La vente des cuvées a également charmé les amatrices de tout âge. Chablis, Chorey-les-Beaune, Fleurie, Champagne… des appellations qui « font rêver » et pas que la gente féminine…

© C. JOLY© C. JOLY

 

 

Source: Trad'Consulting par Cédric Michelin via www.lavigne-mag.fr


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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 12:30

 De nouvelles normes ont entraîné des rétentions douanières de produits français en Chine. Les vins, cognacs et armagnacs sont très contrôlés

Les molécules de phtalates, utilisées dans toutes les matières plastiques, migrent plus facilement quand l'éthanol est très présent. C'est le cas du cognac et de l'armagnac.

Les molécules de phtalates, utilisées dans toutes les matières plastiques, migrent plus facilement quand l'éthanol est très présent. C'est le cas du cognac et de l'armagnac. (PHOTO ARCHIVES S. J.)

 
Depuis quelques semaines, à Mérignac, le laboratoire d'œnologie Excell croule sous les demandes de vérification d'échantillons de vins, de cognacs et d'armagnacs. Et il n'est pas le seul !

À la recherche de quoi ? De molécules de phtalates, un produit qui a la vertu d'assouplir le plastique et est donc idéal pour les tuyaux, les joints d'étanchéité, les conteneurs plastique, etc. Il est aussi avéré qu'à forte dose, ce sont des perturbateurs endocriniens.

À l'origine de cette effervescence, la volonté de la Chine de contrôler la présence des phtalates dans ses produits et dans ceux qu'elle importe. Les nouvelles normes ont été mises en place à la fin de l'année 2012 sur une série de produits de la filière agroalimentaire dont le vin, les spiritueux mais aussi l'huile d'olive et d'autres denrées.

La décision a pris effet immédiatement et a pris de court quelques exportateurs français, dont la filière du cognac, qui s'est retrouvée avec des conteneurs placés en rétention douanière à la frontière chinoise.

 

Une rétention levée dès que les exportateurs ont pu montrer patte blanche en faisant analyser un échantillon, resté en France, par un laboratoire indépendant comme demandé par l'administration chinoise. D'où la saturation des laboratoires d'œnologie ces dernières semaines.

 

Alerté très vite par plusieurs de ses clients (tant dans le vin que dans les spiritueux), le laboratoire d'œnologie Excell a été l'un des premiers à tirer la sonnette d'alarme et à communiquer sur son site Internet avec un titre sans ambiguïté : « Alerte phtalates vins et spiritueux ».

 

Il y est notamment écrit que « les vins élaborés au contact de matières plastiques de diverses natures et plus encore les spiritueux (NDLR : cognac et armagnac), en raison de leur plus forte teneur en éthanol, manipulés ou transportés à un moment du processus d'élaboration au contact du même type, peuvent être notablement contaminés par ce type de substance et exposés à des refus de commercialisation à court et moyen terme. »

 

Mais pour Stéphane Bouton, responsable technique du laboratoire Excell, « il s'agit de prévenir les viticulteurs de la nécessité de vérifier la concentration de phtalates avant que ça ne parte dans les conteneurs ». Désormais, difficile de l'ignorer. La problématique sous-jacente est la qualité des matériaux utilisés lors des transferts de produits d'une cuve à une autre, par exemple.

 

Dans la région de production du cognac, en Charente et Charente-Maritime, le Bureau national interprofessionnel du cognac pèse ses mots. Il faut dire que la Chine est son premier marché, avec 40 millions de bouteilles exportées par an.

L'interprofession confirme « la mise en place de nouvelles procédures de contrôle douanier destinée à évaluer les taux de phtalates, [qui] a généré des ralentissements dans le dédouanement des produits agroalimentaires et notamment du cognac. » Elle assure aussi que « notre filière a conduit de nombreux tests sur ses produits afin de fournir aux autorités chinoises les certificats d'analyse nécessaires pour permettre leur entrée sur le territoire chinois ».

 

Et de dire, plus loin, que « la situation est en voie de normalisation, le dédouanement des premiers conteneurs ayant été autorisé par les autorités chinoises. La mise en place de ces nouvelles procédures administratives de contrôle a créé des perturbations temporaires sur les dédouanements sans incidence avérée sur les ventes locales, notamment pendant les fêtes du Nouvel An chinois ».

 

Dans le Gers, le Bureau national interprofessionnel de l'armagnac se garde lui aussi d'indiquer quels volumes ont patienté sagement à la frontière chinoise. Sébastien Lacroix, son directeur, se veut plutôt rassurant.

« Il s'agit simplement d'une nouvelle procédure mise en place en Chine depuis le mois de février, identique à tous les produits alimentaires importés. Nous sommes sur des quantités très faibles. Et nous sommes dans l'attente de discussions entre les gouvernements chinois, français et l'Union européenne. Il n'y a pas de soucis particuliers, nous sommes en phase avec le gouvernement chinois, parce que les normes sont draconiennes en France. Avec la Russie, la Chine est notre premier marché à l'exportation. Il correspond à 500 000 bouteilles par an. Pour 2013, les producteurs qui travaillent avec la Chine notent déjà une progression. »

 

Source: Trad'Consulting via www.sudouest.fr

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 22:01

Le bar à vins s'invite dans votre salon

Le bar à vins s'invite dans votre salon

Le bar à vins s'invite dans votre salon F. ELSNER / 20 MINUTES

Insolite Une start-up nantaise propose des « e-dégustations » de vins par webcams interposées

 

Pour découvrir de nouveaux crus, il n'est plus nécessaire de se rendre chez un viticulteur ou dans un bar à vins : depuis peu, 10-vins.com propose en effet des « e-dégustations », retransmises en direct sur YouTube. Les clients de cette start-up nantaise doivent au préalable avoir acheté un coffret – comprenant deux (14, 50 €) ou cinq flacons (40 €) différents. Une fois connectés, ils peuvent alors les goûter et poser leurs questions à Béatrice Dominé, l'œnologue de 10-vins.com, via Twitter ou par webcams interposées. Ils sont aussi invités à compléter des questionnaires à choix multiple, pour décrire les crus qu'ils ont passés en bouche... Leurs réponses seront alors confrontées à celles de la communauté et de l'œnologue. « L'idée est de leur donner des clés de compréhension, sans les influencer, pour qu'ils sachent pourquoi ils trouvent un vin bon », explique Thibaut Jarrousse, 32 ans, qui a lancé 10-vins.com avec deux autres amateurs d'œnotourisme.

Acheter au prix propriété

Depuis décembre, « entre 30 et 100 personnes » se connectent ainsi simultanément aux deux « e-dégustations » qu'ils organisent chaque mois. De jeunes cadres dynamiques, qui se retrouvent entre copains à l'heure de l'apéro, mais pas seulement. « On a aussi des couples, qui se connectent une fois que leurs enfants sont couchés », observe Luis Da Silva, 31 ans, l'un des trois associés de la start-up. « Cela leur permet de goûter du vin, sans avoir à sortir et payer une baby-sitter... » Les internautes peuvent aussi, après 35 ou 90 minutes de dégustation, passer leurs commandes de bouteilles auprès du producteur. «Elles sont vendues au prix propriété, soit 20 à 30 % moins cher que chez un caviste », insiste Thibaut Jarrousse. Des viticulteurs qui y retrouvent leur compte, à en croire cet ancien ingénieur qui travaillait dans l'industrie cosmétique. « On leur offre des débouchés : souvent, pour ceux qui font du bon vin, il est difficile d'être un bon commercial et bon en marketing », observe le jeune homme.

Source: Trad'Consulting par Guillaume Frouin via www.20minutes.fr


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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 17:29

Des vins en or dans le Poitou


Le président du Syndicat des vins du Haut-Poitou Stéphane Fleury a accueilli à la Cave les producteurs locaux médaillés lors du 50<sup>e</sup> Salon de l'agriculture.Le président du Syndicat des vins du Haut-Poitou Stéphane Fleury a accueilli à la Cave les producteurs locaux médaillés lors du 50e Salon de l'agriculture.

Le jury du Concours général agricole Paris 2013 a médaillé samedi dernier lors du Salon de l'agriculture, sept vins du Haut-Poitou sur seize présentés. Trois médailles d'or ont été attribuées : le Domaine de Villemont, pour un chardonnay rouge à Mirebeau et le Domaine la Tour de Beaumont pour un vin rosé et un vin blanc. Autres récompenses : une médaille d'argent pour un vin blanc de la Cave du Haut Poitou et une médaille de bronze pour un vin blanc du Domaine du Centaure à Chabournay.

Des médailles gages de qualité des vins du terroir

Réunis hier à Neuville, les vignerons poitevins sont revenus sur ces récompenses. « Depuis que nous avons reçu des médailles, nous avons des encouragements de la part de nos clients et nous avons reçu quelques commandes de vins médaillés, explique Rodolphe Bourdier, du Domaine de Villemont. Il est vrai qu'un acheteur qui ne connaît pas trop le vin va plus se diriger vers les vins récompensés ».
Pour Pierre Morgeau, du Domaine la Tour de Beaumont, « les vins médaillés servent d'attraits, ils réconfortent le client sur la qualité des produits et en amènent des nouveaux ». Des avis largement partagés qui montrent que les récompenses obtenues lors du Concours général agricole servent de garantie pour la qualité des produits du Haut-Poitou et de son terroir, elles constituent un attrait supplémentaire pour les consommateurs. Néanmoins, Rodolphe Bourdier souligne que « ce sont des types de vins qui ont plu à un moment précis, mais le vin évolue tout le temps ».

Source: Trad'Consulting par Estelle Eugène www.lanouvellerepublique.fr

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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 18:53

Qui, demain, pour assurer la relève?

 

ROBERT-PARKER.jpg

 

Robert Parker, critique vin incontesté depuis 30 ans, vient de décider de vendre sa revue The Wine Advocate à Soo Hoo, un homme d'affaires singapourien propriétaire d'Hermitage et importateur de vins sur Singapour et l'est asiatique. S'il reste le dégustateur attitré pour les vins de Bordeaux et de la vallée du Rhône, cette nouvelle fait beaucoup parler dans le milieu international du vin.
 

Certes, à 65 ans, la retraite de "l'empereur du vin" n'est pas inconcevable, mais le montant qui circule pour la transaction (15 millions de dollars pour une revue bimestrielle de 50 000 abonnés) montre l'impact de Parker. Ce sont surtout les millions de reprises de ses notes dans des documents commerciaux et dans les mises en avant chez les cavistes qui ont fait rayonner le goût de Robert Parker sur les principaux marchés du vin, et plus particulièrement le marché américain. De nombreux cavistes ont l'habitude de dire : "un vin qui obtient plus de 95/100 chez Parker, on ne peut plus en acheter, et un vin qui obtient moins de 95/100, on ne peut pas le vendre."

Comment devient-on le critique vin le plus influent du monde ?

Rien ne prédestinait Robert Parker à devenir le gourou tant redouté des vignobles. Il découvre le vin en France parce que le Coca Cola y était plus cher. Il se passionne pour la dégustation, décide d'abandonner son métier d'avocat et crée une lettre d'information pour amateurs passionnés. Son innovation porte sur son système de notation sur 100 points (système qui a été depuis largement repris par de nombreux critiques), avec comme principe une dégustation à l'aveugle et l'utilisation de la même grille quel que soit le vin.

Tous les vins, notés sur 100, ont droit d'office à 50 points, quelle que soit leur qualité. Ensuite la robe est notée sur 5, le nez sur 15, la bouche sur 20 et le niveau général de qualité et d'aptitude au vieillissement sur 10. Au-dessous de 70, les vins sont déclarés "inférieurs à la moyenne"; et "inacceptables" de 50 à 59, alors qu'entre 70 et 79 ils sont jugés moyens, bons entre 80 et 89, exceptionnels entre 90 et 95 et extraordinaires entre 96 et 100. Ses notes sont accompagnées de commentaires de dégustation mais ce n'est souvent que la note qui est reprise. Ce système basique est simple à comprendre et a fourni à des consommateurs débutants une aide à l'achat : il est facile d'admettre que 95, c'est mieux que 94.

Mais c'est aussi un très bon timing qui a permis à Robert Parker de s'octroyer cette position de gourou. Son goût était représentatif de ce qu'attendait le consommateur de vin débutant, particulièrement sur le marché américain. Il a gagné la reconnaissance des professionnels en jugeant très bien le millésime 1982 à Bordeaux alors que de nombreux critiques l'avaient mal noté. Ce jugement précoce d'un millésime mythique mais aussi sa francophilie lui ont ouvert les portes très fermées des châteaux bordelais. C'est souvent le seul critique vin connu, encensé ou détesté, mais reconnu.

Les crus "en100cés"

Dans les faits, ses notes vont de 70 à 100. Mais c'est surtout ses 100/100 qui lui ont donné cette aura. Il est fort à parier qu'un critique français n'aurait pas osé donner le chiffre de la perfection. Faire partie des 100/100 est un graal pour les producteurs. On peut noter que les vins de la vallée du Rhône ont été particulièrement honorés alors qu'aucun Champagne ne fait partie de cette catégorie d'élite. Robert Parker affirme goûter plus de 10 000 vins par an, avec un goût plus affirmé pour les vins rouges.

C'est surtout ses principes affichés (figurant en bonne place sur son site Internet) qui lui ont permis de crédibiliser sa démarche, même s'il a été attaqué pour non-respect de ceux-ci, notamment de la part de collaborateurs. Ses principes sont l'indépendance (achat des vins et pas de publicité dans le guide ou la lettre, pas d'acceptation d'invitation et de prise en charge des frais d'hospitalité) et le courage. Il se réclame de la philosophie de Raph Nader, définit sa dégustation comme démocratique (uniquement sur la base de ce que contient la bouteille) et refuse les dégustations collectives.

La "parkerisation"

Pasteur a donné son nom à la pasteurisation, Parker à la parkerisation. Cette dénomination est pour beaucoup la version œnologique de l'impérialisme américain. Y a-t-il un goût Parker ? Oui, mais c'est aussi le goût du marché, prioritairement du marché américain, qui a fait les beaux jours de l'industrie viticole ces 20 dernières années.

De nombreux chercheurs se sont penchés sur l'effet Parker pour étudier les corrélations entre les prix et les notes de Parker, et pour analyser le vocabulaire utilisé dans les commentaires de dégustation. Les termes les plus usités sont "riche", "intense", "concentré" et "épicé". Ce qui correspond typiquement à des profils de vins tels que les vins de Bordeaux ou de Châteauneuf du Pape. Cependant, son goût évolue avec le temps vers des vins plus fins et élégants. En ce sens on ne sait pas si c'est l'œuf ou la poule, mais le marché lui aussi évolue dans ce sens.

Il existe de nombreux critiques talentueux et sérieux mais aucun n'a réussi à obtenir une telle notoriété et une telle influence.

La migration de la critique vers l'Asie

Le transfert à Singapour de la lettre The Wine Advocate pose un certain nombre de problèmes et remet en cause le modèle Parker. La lettre ne va plus être éditée sous un format papier mais sous format électronique et la publicité sera admise (même si a priori ce sont des publicités hors vins qui sont prévues, mais pour combien de temps ?). L'objectivité de la subjectivité de Robert Parker a contribué à son succès. Comment va réagir le consommateur ? Quelle confiance va-il attribuer à la future notation des vins ?

Avant Parker, les journalistes anglais étaient ceux qui faisaient la critique du vin. Tout naturellement, la critique a traversé l'Atlantique pour suivre la puissance des marchés. Demain (dès aujourd'hui pour certains vins), c'est l'Asie qui fera le marché du vin, avec une consommation locale mais aussi une production locale en Chine. Il devrait donc émerger une critique asiatique avec des "règles du jeu" adaptées au contexte du marché et de nouveaux critiques qui sauront juger des vins en congruence avec les attentes des consommateurs de ces marchés.

Pour l'instant, un critique tel que Parker n'est pas encore identifié, mais on peut se demander s'il est encore possible dans un marché mondialisé d'avoir un seul homme ou femme capable de prendre la place de Robert Parker et d'être l'unique juge de la supériorité œnologique des vins. Quelles conséquences pour les producteurs ? Quel style de vin sera valorisé ? Quelles régions seront mises en avant ? Quel avenir pour les "chouchous" du moment ?

Pour une petite entreprise commencée grâce à un prêt familial, ayant fait la fortune de certains producteurs et spéculateurs, développé la notoriété d'appellations et changé la face du monde viticole et la vie d'un avocat : voilà un drôle d'héritage pour la critique du vin.

 

Source: Trad'Consulting par Joëlle BROUARD via www.huffingtonpost.fr

 

 
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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 09:04

Le Nez du Vin et les narines de Jean Lenoir (Partie 1)

Les amateurs de vins connaissent bien Le Nez de Jean Lenoir. Pas celui qu'il possède entre les yeux et la barbe, non, celui qu'il a créé. Son nez a fait la joie de milliers d'œnophiles qui ont enfin pu travailler leur odorat comme les musiciens utilisent les gammes pour apprendre le solfège. Son nez est rouge, son nez est doux, son nez est amusant, son nez est beau, il est grand ou petit. Enorme s'il renferme 54 arômes, il peut se montrer plus modeste s'il en contient 24, ou 12 arômes spécial vin rouge ou spécial vins blancs. Parfois, son nez renferme 12 odeurs cra-cra, les pires défauts des vins. C'est Le Nez du Vin.

Ceux qui, comme moi, ont tanné leur famille et tous leurs amis à coups de "Allez, on fait une partie du Nez du Vin, cette fois c'est moi qui vous plie !" voient très bien de quoi il est question ici : ces coffrets qui contiennent une série de fioles numérotées, un jeu de carte représentant chaque arôme et les vins dans lesquels on peut le sentir, ainsi qu'un livret explicatif sur l'odorat et les origines des arômes proposés. Le plus drôle est naturellement de piocher une poignée de flacons à l'aveuglette et d'essayer de les reconnaître. Ensuite on compare les résultats : "J'ai noté pomme, noix et safran", "Moi j'ai trouvé amande, truffe et violette" ; "Bigre, tu as raison !"

Le Coffret de 54 arômes. DR

Le premier coffret est sorti en 1981 et il s'en est écoulé plus d'un millier avant la fin de l'année. Depuis, la demande a explosé jusqu'en Asie, les chiffres de vente ont décuplé et l'entreprise fait travailler une douzaine de personnes. Le Nez du Vin est devenu un incontournable des stages de dégustation, il a réconcilié les amateurs avec le plaisir de la description olfactive.

Mais pour créer un tel empire, faut-il avoir un "nez parfait" à la base ? Et bien même pas. Comme nous tous (ou presque), ce bourguignon n'en menait pas large lors de ses premières dégustations. D'ailleurs, un arôme lui a longtemps résisté. La bonne nouvelle, c'est que ça peut toujours s'arranger :

La première fois qu'il découvre la richesse du bouquet d'un vin, il a 18 ans, il fait les vendanges à Chassagne-Montrachet. Depuis, ses arômes caractéristiques ne cessent de l'émouvoir. Quant à son nez, le vrai, pour qu'il ait toujours la pêche, il tient une astuce de sa femme. Et pour les fumeurs, espoir, votre nez ne va peut-être pas si mal. Voyez-plutôt :

La prochaine fois, Jean Lenoir nous détaille le contenu d'une fiole et la complexité des arômes qu'apporte un élevage en barrique !

En attendant, vous pouvez explorer son site. Et pour en savoir un peu plus sur les cartes du coffret, voici une vidéo sympatoche de Terroirs de Chefs.

 

Source: Trad'Consulting par Ophélie NEIMAN via www.missglouglou.blog.lemonde.fr

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 16:07

New UGC president Olivier Bernard calls for closer cooperation between chateaux and negotiants

Olivier Bernard, owner of the renowned Graves property Domaine de Chevalier, was unanimously voted today as president of high-end Bordeaux’s top marketing arm, the Union des Grands Crus de Bordeaux (UGC).

olivier bernard

'We have common goals': Olivier Bernard

Bernard was the only candidate, and he replaces Sylvie Cazes, who resigned last month at the head of the UGC’s 134 members, mostly classified growths.

Best known by wine consumers for its world tasting tours, the UGC invests some €4m annually in communication, financed entirely by its members, and organises an average of 60 tasting events per year, including twenty major tasting tours in major cities in Europe, the United States, Asia and Russia.

‘I am looking forward to this great responsibility,’ Bernard toldDecanter.com in an interview just before the official announcement.

A priority for his three-year tenure will be to work more closely – and ‘with greater transparency’, he stressed – with negociants. He plans to set up an eight-person ‘commission’ made up of four members of the UGCB and four members of the Union des Maisons de Bordeaux, which represents major negociant companies.

‘The commission will assess trips and voyages, to see how they could be more effective,’ he said. In the past, chateaux and negociants did not always coordinate activities because there had been ‘mistrust’: client contacts were not shared, for example.

‘But it makes a lot of sense that we work together to promote our wines, as we have common goals, to increase client interest,’ Bernard said. He also highlighted the fact that his brother Patrick Bernard has been directing the negociant company Millésima for as long as he has been running Domaine de Chevalier. ‘This has helped us both to better appreciate our work,’ he said.

Bernard is likely to be active in the UGC commission, which will meet three or four times per year. One probable change, he said, will be new a new educational programme particularly for the Chinese market. ‘There is a large demand in China to learn about wine and not just taste the latest vintage,’ he explained.

Bernard, 52, will be assisted by three vice presidents: Patrick Maroteaux (former UGC President and owner of Chateau Branaire Ducru), Stephan Von Neipperg (Chateau Canon La Gaffeliere, among others) and Tristan Kressmann (Chateau Latour Martillac).

No new UGC members are expected now, Bernard said. ‘We are quite numerous already and conditions to join are strict.’ But when asked about more modest existing members, such as the non-cru classé Chateau Greysac, Bernard replied that the UGC is not meant to include only members with specific price categories, but rather requires ‘a steady commitment to excellence’ from its members.

 

Source: Trad'Consulting par P.K. via www.decanter.com


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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 08:20

 

3500 bouteilles de la cave de la ville de Dijon seront prochainement mises aux enchères au profit du Centre communal d’action sociale (CCAS).

 

FRANÇOIS REBSAMEN RENOUVELLE LA CAVE DE LA VILLE DE DIJON

 

 

En marge de la conférence de presse d’avant conseil municipal, François Rebsamen a annoncé la mise aux enchères d’une partie des 7000 bouteilles de la cave appartenant à la ville de Dijon. 3500 bouteilles dont les étiquettes indiquent des dates inférieures à 1990 seront concernées par cette vente, qui devrait éveiller l’intérêt des collectionneurs et amateurs.
Les recettes seront reversées au Centre communal d’action sociale (CCAS) de Dijon. Une expertise, réalisée par un expert de la société Vin Vino Veritas, est actuellement en cours pour définir la valeur de ces vins. « Mes prédécesseurs m’ont légué une bonne cave et je veux la transmettre dans de bonnes dispositions à ceux qui me succèderont. Il est important de renouveler les stocks. Et pour cela d’éliminer, de vendre, de valoriser les bouteilles les plus anciennes » explique François Rebsamen pour justifier de cette vente inédite.
Le sénateur-maire a confié ne s’être rendu dans cette cave, située sous l’Hôtel de Vogüé, qu’à quatre reprises pour accompagner des personnalités : « J’offre des bouteilles aux visiteurs prestigieux, tels que les ambassadeurs ou des représentants d’autres pays. Parfois aux ministres, mais avant de leur offrir quoique ce soit, je fais attention à ce qu’ils peuvent apporter à la ville ! » François Rebsamen commence à en avoir… de la bouteille.

 

Source: Trad'Consulting par Aurélien Gaudriot via www.gazetteinfo.fr 

 

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 15:18

La Bourse et le marché du vin ont de nombreux points communs. Mais ceux qui misent sur les grands crus pâtissent moins des soubresauts générés par les crises.

 (c) Afp

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De nombreux investisseurs délaissent la bourse à la recherche de nouveaux placements afin de diversifier leur patrimoine. L’or, l’art et le vin se présentent comme des actifs tangibles qui attirent de plus en plus les investisseurs cherchant à diversifier leur patrimoine. La bourse et le vin présentent un mode de gestion comparable mais le vin semble offrir des avantages non négligeables.

Commençons par les points communs. Maître mot pour l’investissement, le vin n’échappe pas à cette règle d’or : la diversification. Lors de la constitution d’une cave à vin, l’acheteur sera amené à diversifier ses achats. L’investissement se fera sur des grandes régions viticoles telles que Bordeaux, la Bourgogne ou encore la Toscane en Italie ou la Californie aux Etats-Unis mais aussi en variant les millésimes. L’acheteur pourra se procurer des vins déjà sur le marché (vins dits livrables) ou "en primeurs" (vins en cours d’élevage aux prix d’achats très intéressants).

Savoir vendre au bon moment

Le portefeuille d’actions du client sera en fait sa cave à vins, celle-ci va évoluer au fil des mois en fonction du marché de l’offre et de la demande. Le vin prend de la valeur avec le temps, en se bonifiant mais aussi en se raréfiant. En effet, plus le vin est consommé, plus l’offre diminue.

Des indices sont mis à disposition du grand public afin de suivre l’évolution globale des prix des vins. Le site WineDecider nous donne un prix moyen de vente pour 150.000 vins, le WineDex d’Ideal Wine nous montre les tendances du marché par région et enfin le Liv-Ex nous montre l’évolution globale du point de vue des professionnels.

Le but de tout placement étant de faire de la plus-value, il sera important de liquider son portefeuille c’est-à-dire revendre ses vins au moment où le prix est au plus haut. Il est donc important de suivre les tendances du marché et de se fixer des alertes pour revendre au meilleur moment.

Les crises financières pèsent moins sur ce marché

Si on remarque des similitudes entre la bourse et le vin, ce dernier gagne l’intérêt des investisseurs. Premier avantage, la corrélation entre les marchés financiers et les prix des vins est relativement faible. Même si celui-ci subira des impacts lors de crises financières telles que la crise des subprimes en 2008, ceux-ci seront moins marqués que pour des actions en bourse.

De plus, l’évolution des cours du vin sont plus à la hausse que ceux des marchés boursiers. Le cours du WineDex 100 depuis décembre 2011 a pris 18% alors que celui du CAC 40 a augmenté de 8.71% (source IdealWine).

Et pour finir, le vin reste un placement plaisir qui peut permettre de financer sa propre consommation. Il est plus facile à comprendre et si celui-ci n’atteint pas les objectifs que vous vous étiez fixé, vous pourrez toujours consommer vos bouteilles !

 

Source: Trad'Consulting par challenge.fr via  Cavissima.

 

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Published by TRAD'CONSULT0136 - dans World Wine Web
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