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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 09:45

Jéroboam : gérer sa cave à vins

  • Langue : 
  • Taille :11.90 Mo
  • Licence :Version d'essai
  • Système :Win XP Pro, Win XP Home, Windows Vista, Windows 7, Windows 8
  • Note GNT :
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  • Editeur :http://www.jeroboam.fr/jeroboam.php

Fan d'œnologie, collectionneur, responsable d'une cave à vins ? Le programme Jéroboam est un remarquable gestionnaire de cave à vins.

 

Le programme Jéroboam est un gestionnaire de cave à vins performant. Il sera un utilitaire idéal pour les amateurs d'oenologie, en leur proposant un outils capable de classer les vins par style, prix, taille de bouteille, région, château, année, et bien plus encore !

Cette démo permet de rentrer jusqu'à 10 bouteilles, mais offira déjà un superbe apperçu des nombreuses possibilités du logiciel Jéroboam. Il peut s'avérer très pertinent dans les restaurants ou les hôtels pour réaliser une vraie gestion de leur cave.

 

Jeroboam screen1  Jeroboam screen2

Source: Tradconsulting via www.generation-nt.com
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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 14:09

Les vins rosés séduisent de plus en plus de consommateurs

 

La part du rosé dans la consommation de vin des Français a pratiquement doublé en vingt ans.
La France fournit plus du quart de la production mondiale et ses exportations progressent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Malgré leur prix élevé (105 euros l'unité), les 6.000 premières bouteilles de la cuvée rosé Miraval 2012 de la propriété varoise d'Angelina Jolie et de Brad Pitt se sont arrachées jeudi dernier en moins de cinq heures sur Internet. « L'effet people n'explique pas seul ce succès, analyse le directeur général du conseil interprofessionnel des vins de Provence, François Millo. L'amélioration de la qualité des vins rosés et le changement d'attitude des consommateurs ont profondément modifié le paysage commercial vinicole. »

Quasiment 28 % de la consommation de vin en France se porte désormais sur le rosé - deux fois plus qu'il y a vingt ans -, ce qui fait du pays le premier consommateur de ce nectar sur la planète, avec 11,8 litres par habitant, selon une étude d'Agrex Consulting. La demande explose également à l'étranger.

L'attrait des consommateurs pour le rosé s'est accru de 17 % en huit ans dans le monde pour représenter aujourd'hui 9,5 % du marché, et deux tiers de cette progression est le fait de clients qui ne consommaient pas de vin avant.

Tendance sociétale

Facile à déguster, le rosé correspond à de nouvelles formes de consommation moins statutaires, selon l'office national agricole FranceAgriMer. « On peut le boire avec un glaçon dans un grand verre ou parfumé d'un sirop à l'apéritif sans être transgressif », vante l'organisme. Les sociologues expliquent son récent succès par le lien qu'il établit avec les tendances sociétales du moment : « C'est un vin de l'instant, un vin social. Pas besoin de prendre rendez-vous pour le boire, ce qui le met en phase avec les envies de plaisir immédiats de notre société », analyse le sociologue Michel Maffesoli. Les femmes en raffolent. En quatre ans, le nombre de consommatrices a crû de 8 %.« Avec le rosé, c'est le consommateur et non le sommelier qui est le prescripteur, ce qui est un gage de solidité du marché », résume François Millo. A terme, estime-t-il, les rosés pourraient couvrir 35 à 40 % de la consommation nationale de vin.

La Provence en tête

L'Hexagone a fourni plus du quart de la production mondiale l'an passé (6,5 millions d'hectolitres), et l'exportation a cru de 30 % en dix ans. Etats-Unis et Grande-Bretagne en ont consommé l'an passé 20 % - soit six fois plus qu'il y a dix ans -, loin devant l'Italie (6 %) et même l'Espagne (4 %).

Grâce à des hivers généralement doux suivis de printemps bien arrosés, les rosés de Provence - première région de production française avec 40 % de l'offre nationale (136 millions de cols en appellation d'origine contrôlée) - remportent les suffrages avec une progression de 92 % des ventes à l'exportation depuis 2002. Les IGP pèsent 48 % de la production.

Les producteurs provençaux ont adopté une stratégie agressive à l'image d'Eric Kurver, propriétaire du domaine de la Grande Séouve, qui a forcé la table des plus grands restaurants, notamment new-yorkais, avec sa marque déposée « Aix », facile à retenir et évoquant l'art de vivre. Deux tiers de sa production partent à l'étranger. Idem sur les domaine de La Croix et de la Bastide Blanche (Saint-Tropez) rachetés par le groupe Bolloré après des années d'abandon : 90 hectares de vignes ont été replantés et un nouveau chai a été construit pour faire du domaine le plus vaste cru classé de la région. A proximité, le Comptoir des vins de Flassans, deuxième producteur de vin du Var fondé en 1912, a dépensé plusieurs millions d'euros pour moderniser lui aussi ses caves. Le succès du rosé est aussi, avant tout, une affaire de travail.

Source: Trad'Consulting par Paul Molga via www.lesechos.fr   
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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 10:38

Foires aux Vins de printemps 2013 : L'opération de Système U se déroulera du 19 au 30 mars 

 
77 u

Les foires aux vins de printemps 2013 de Système U auront lieu du 19 au 30 mars. Si l'enseigne ne dévoile pas pour l'instant l'intégralité de son offre, elle axe sa communication sur le sacrosaint repas de Pâques et son traditionnel gigot d'agneau.

Cinq bouteilles sont cependant déjà mises en avant : le languedoc Devois des Agneaux d'Aumelas 2010 (4,90 €), le Crozes-Hermitage Dauvergne et Ranvier 2010 (6,95 €), le Haut-Médoc château Barreyres 2010 (9,50 €), le Pessac-Léognan château Bois-Martin 2009 (10,90 €) et le pommard domaine Carré 2010 (19,99 €).

 

Source: Trad'Consulting par F.G. via www.rayonboisson.fr


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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 09:09

Va te faire boire ! Faut-il oser la rupture sur le design d’une étiquette d’une bouteille de vin ?

Une bonne étiquette de vin fait vendre plus de bouteilles

Sur le blog qu’il partage avec Muriel Bessard, l’animatrice de l’émission « Millésime » sur France 3 Bourgogne, le journaliste Lilian Melet rappelle l’importance de l’étiquette de vin dans l’acte d’achat dans les linéaires de supermarché : « commandée par une société spécialisée dans l’impression d’étiquettes, cette enquête nous apprend que l’amélioration d’une étiquette peut faire augmenter les intentions d’achat de 10%, et qu’à l’inverse, une mauvaise conception peut les faire baisser du même pourcentage… »

L’originalité a du mal à percer sur les étiquettes de vin

Franck Celhay et Juliette Passebois de l’équipe de recherche en marketing de l’IRGO (erm-IRGO) au Pôle Universitaire des Sciences de Gestion – Université Montesquieu Bordeaux 4 ont mis en ligne une étude intéressante sur le design des étiquettes de vin : « sachant qu’un rayon vin peut compter jusqu’à plusieurs centaines de marques, et connaissant les restrictions imposées par la loi Evin en termes de communication, il est possible de se demander pourquoi les opérateurs français ne semblent pas utiliser tout le potentiel de la variable « design du packaging » pour se différencier en rayon et ainsi simplifier le processus de choix du consommateur ? »

 

Un consommateur très conservateur en matière de vin

« Le consommateur français, qu’il soit jeune vieux, expert ou novice, demeure très conservateur en matière de vin et préfère les bouteilles les plus classiques en termes de design. De ce fait il est particulièrement difficile de sortir des codes visuels de sa région d’appellation : « beaucoup de consommateurs de vins restent attachés à la tradition, même parmi les jeunes et les femmes. Les étiquettes avec gravures, blason, médailles, dorures à chaud restent des valeurs sûres. Ces habillages sont considérés par les consommateurs, notamment peu initiés, comme « rassurants » selon les professionnels du marketing » (Viti-net, 2008). Michel Bettane se dit d’ailleurs « très inquiet de la multiplication des étiquettes déjantées ou décalées qui substituent un jeu de mot, une image, un message de défi ou de révolte à l’indication de l’origine quand par ailleurs ils s’appuient sur elle et prétendent que leur vin en présente la définition la plus exacte et la plus naturelle. »

Certains vignerons osent les étiquettes décalées pour se démarquer

Malgré le conservatisme du marché, des vignerons ont pourtant décidé d’oser l’originalité et l’humour pour tenter de se faire remarquer autant dans le nom donné au vin que dans l’esthétique de l’étiquette. Et cela plait si l’on en juge par le succès de l’article de Rue 89 « les dix vins les plus LOL de France » vu par plus de 60.000 internautes. On y apprend la crainte légitime de ces vignerons qui bousculent les traditions commeMathias Marquet par exemple : « Au moment de décider les noms des cuvées, on a toujours le dilemme de savoir si ce vin qui s’appelle « Va te faire boire » ou « C’est l’heure du bib pépé » , ne va pas nous fermer des portes. On est tiraillé entre se faire plaisir, se marrer, et satisfaire le besoin d’élégance, de sérieux, des gens du monde du vin… Le vin dans la mentalité traditionnelle est une affaire de classe. Le symbole du luxe français. »

 

Source: Trad'Consulting via www.bourgogne-live.com

  

 

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 16:05

                   images-J-aime.jpgimages Clés 

                                                                      Vos Clés de la Cave

 

 

 

 

Si vous aimez, devenez Ambassadeur Vos Clés de la Cave!!!

 

Lancement de la campagne: Aujourd'hui, ça tombe bien, il pleut!

 

Qu'est-ce qu'un ambassadeur?

C'est le représentant de Vos Clés de la Cave dans sa région!

 

Ses missions?

Parler, recommander, faire la promotion, proposer, faire le buzz autour de soi et dans sa région. Répandre le concept et la culture de Vos Clés de la Cave. Recruter les futurs fans et futurs abonnés de Vos Clés de la Cave.

 

Pour quels avantages?

Déjà, pour le plaisir, une passion n'a pas de prix!!

Ensuite, pour faire partie de la communauté des Ambassadeurs Vos Clés de la Cave en partageant le même intérêt pour le vin, la convivialité, les bons plans, les bons moments... Etre épicurien est un plus!

Connaître les nouveautés et avoir des infos en avant première sur le développement de Vos Clés de la Cave.

Gagner des prestations d'oenotourisme (à la découverte des vignobles de France), du vin, bien sûr et pleins d'autres surprises!!! (grâce à nos partenaires distributeurs, fournisseurs, interprofessions et prestataires, la moindre des choses de leur rendre hommage!).

 

Si vous souhaitez être Ambassadeur Vos Clés de la Cave, envoyez un mail à vosclesdelacave@orange.fr en précisant votre ville de résidence, la région pour laquelle vous souhaiteriez être Ambassadeur et vos motivations!

 

Nous informerons régulièrement la planète des nouveaux Ambassadeurs dont vous pourrez vous rapprocher pour toutes informations utiles sur Vos Clés de la Cave.

 

Source: Vos Clés de la Cave via www.tradconsulting1.wix.com/les-clefs-de

 

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 18:15
 

Le fournisseur de MDD Lallement-Dubois Jeeper dépose le bilan 

 

Changement majeur dans la paysage concurrentiel champenois. La maison Lallement-Dubois Jeepper, fournisseur notamment du champagne brut à marque de distributeur de Carrefour et de diverses signatures d’entrée de gamme, vient de déposer le bilan.

 

                                             Myriam et Nicolas Dubois, co-gérants de Lallement-Dubois Jeeper (Photo DR)

 

 

Mercredi 9 janvier 2013, la société Lallement-Dubois Jeeper (LDJ) a déposé le bilan.

 

 L’information a été confirmée par les intéressés à Rayon Boissons sans apporter davantage de commentaires. D’après les éléments récoltés par Rayon Boissons, l’entreprise compterait près d’une dizaine de salariés sur le site de Faverolles et Coëmy (51).

 

Pour les enseignes d’hypers et de supers, il s’agit là d’un véritable bouleversement au regard de la place qu’occupait cette maison champenoise. Outre des marchés de marques de distributeurs comme celui de Carrefour, LDJ s’est surtout distingué à travers de nombreuses opérations sur des premiers prix.

 

La plus spectaculaire a eu lieu dans les magasins Leclerc de l’Est en septembre 2012. Le réseau d’indépendants avait alors proposé un champagne à 5,45 € la bouteille après mécanique promotionnelle.

 

Des coups qui n’ont suffisamment contribué à redresser la trésorerie de Lallement-Dubois Jeeper.

Source: Trad'Consulting via F.G. pour www.rayon-boissons.com
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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 22:33

Fin octobre, les expéditions de champagne étaient en baisse de 5% sur douze mois. Le mois de décembre a donné lieu à un regain d'activité.

Dans les caves Taittinger - AFP
Dans les caves Taittinger - AFP

 

Premier débouché du champagne avec près de 60% des ventes, le marché français a été «très tendu et très irrégulier» depuis janvier, selon Antoine Chiquet, trésorier du Syndicat général des vignerons. Alors que les fêtes de fin d'année battent leur plein, le millésime 2012 devrait s'achever en retrait en volume, mais sans perte de valeur. Pourtant, 2012 a été marquée par une grosse bataille de prix, donnant lieu à des promotions historiques en octobre , avec des bouteilles proposées à 5,45 euros chez Leclerc. Un coup de communication dénoncé par tous les Champenois comme une «vente à perte, destructrice d'image», qui ne concerne, estiment-ils, qu'«un très petit nombre de bouteilles».

 

Globalement mauvais, le contexte a incité les distributeurs à jouer plus que d'habitude sur les produits d'appel. Une stratégie que l'on retrouve sur les sites Internet. Certains, comme CDiscount, proposent du champagne à 6 euros, quand d'autres offrent une gamme très large de prix réduits à cassés -de 8% pour les marques prestigieuses à 45% pour celles jouissant d'une moindre notoriété. Au 31 octobre, sur douze mois glissants, les expéditions de champagne en France étaient en retrait de 5%, à 175,7 millions de bouteilles, précise le Comité interprofessionnel du vin de Champagne (CIVC). Sur le seul mois de novembre, les ventes en grandes surfaces ont chuté de 11,4% en volume, et de 14,9% en valeur, d'après les données ACNielsen.

315 millions de bouteilles

Ce recul est à mettre sur le compte d'une inquiétude plus grande qu'en 2009, la première année marquée par la crise. «Les consommateurs font beaucoup plus attention, comptent et comparent plus qu'ils ne le faisaient il y a trois ans», commente Sylvie Machenaud, responsable marketing chez Mumm, la marque leader en France avec un chiffre d'affaires de 100 millions d'euros. Depuis quinze jours pourtant, le marché semble avoir retrouvé des couleurs. Dans la dernière ligne droite avant les fêtes, les consommateurs se montraient plus audacieux et en oubliaient leurs efforts pour économiser. Les maisons de champagne comme les vignerons ont noté un regain d'activité en décembre. «Dans certains magasins, on s'est même trouvé en rupture», dit Sylvie Machenaud.

 

Mumm estime s'en être bien sorti grâce à son équipe de 300 commerciaux, avec une hausse des volumes commercialisés de 2,4%, et de 0,8% en valeur sur novembre. La période est cruciale puisque 40% du chiffre d'affaires en champagne sont réalisés sur les deux derniers mois de l'année. Et des toutes dernières ventes dépendra le carnet de commandes du début d'année. Dépendants pour l'essentiel des ventes en direct, les vignerons ne feront leur bilan qu'en février. Mais déjà, ils tablent sur un gain de chiffre d'affaires de 3 à 4% en 2012. Les prix à la propriété, nettement moindres qu'en magasin, se situent pour l'essentiel entre 13 et 15 euros la bouteille. «Nous ne baissons jamais nos prix», affirme Antoine Chiquet.

 

Toutes destinations confondues, les expéditions de champagne devraient se situer autour de 315 millions de bouteilles cette année, contre 319 en 2011, tirées par l'exportation en dehors de l'Europe, et surtout vers les marchés américain et japonais.

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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 15:57

Le champagne : quelle "effervescience" !

 


© Okea-Fotolia
Qui dit champagne évoque aussitôt bulles, mousse, effervescence… qui rendent ce vin si particulier. À l’approche des fêtes de fin d’année, Véronique Aguié-Béghin, ingénieur de recherche à l’unité Fractionnement des Agroressources et environnement à Reims et Roger Douillard, ancien directeur de cette unité, nous apportent leur éclairage sur ces phénomènes, éphémères et instables par nature, qui nous font peut-être d’autant mieux apprécier cette boisson.
 

 

Trois questions à...  Véronique Aguié-Béghin


  • L’effervescence est l’un des signes distinctifs du champagne. Comment se forment les bulles de champagne ?

Lors de son élaboration, le champagne se charge en gaz carbonique, ou CO2, produit durant la deuxième fermentation alcoolique. Au cours de cette étape, le sucre (saccharose) ajouté dans le vin de base est transformé par les levures en alcool (éthanol) et en gaz carbonique, selon le bilan établi par Louis Pasteur. 
Le CO2 dégagé est maintenu prisonnier de la bouteille fermée par une capsule. Il va former les bulles de champagne pendant les 6 à 8 semaines de prise de mousse. Un équilibre s’établit dans la bouteille, entre la concentration de CO2 dans le liquide et sa pression dans le col de la bouteille bouchée (loi de Henry). Compte tenu de la quantité de gaz créée par les levures, la concentration d’équilibre du CO2 dans une bouteille fermée est d’environ 12 g par litre, ce qui élève la pression dans la bouteille à environ 6 - 7 bars. Cet équilibre est rompu lorsque la bouteille est débouchée. C’est cela qui génère le bruit de légère explosion que l’on entend en ouvrant une bouteille de champagne !

Bulles isolées à la surface du vin. © Inra, Fare

Bulles isolées à la surface du vin. 
© Inra, Fare

Le champagne, désormais en situation instable, a deux moyens pour éliminer le CO2 dissous : les échanges à travers la surface avec l’air d’une part et l’effervescence d’autre part. Dans une flûte, le CO2 en sursaturation diffuse vers l’air et vers les microbulles présentes au niveau des sites de nucléation. Les sites de nucléation sont occasionnellement des craquelures du verre mais surtout des particules organiques comme des fibres végétales (coton) collées sur le verre. Ils sont à l’origine des "trains de bulles" qui lorsque les bulles arrivent à la surface du champagne, forment une collerette.
 

  • La collerette du champagne est une autre caractéristique du champagne. Comment l’expliquer ? La contrôler ?

Collerette de champagnes aux teneurs en macromolécules croissantes

Collerette de champagnes aux teneurs en macromolécules croissantes. 
© Inra, Fare

La collerette est la fine mousse qui forme le cordon autour du verre pendant la dégustation. Les professionnels et les consommateurs attendent une collerette ne couvrant pas toute la surface du vin dans le verre et perceptible jusqu’à la fin de la consommation. Après la fin du versement, la mousse s’effondre en quelques secondes voire plus d’une minute. Puis, elle cède progressivement la place aux bulles provenant de l’effervescence. La partie centrale de la surface du liquide se découvre ainsi jusqu’à laisser un cordon de bulles de quelques millimètres de large pendant cinq à dix minutes. 
Aujourd’hui, on ne sait contrôler ni son étendue ni sa stabilité en jouant sur les conditions de l’élaboration du champagne. La collerette est en effet un objet "thermodynamiquement" instable qui résulte de la formation et de la disparition de bulles, deux événements non parfaitement maîtrisés. L’apparition des bulles dépend notamment du nombre de sites de nucléation, alors que leur disparition est liée aux propriétés des films liquides qui individualisent les bulles. Cette disparition peut provenir de leur résorption (le CO2 s’échappe dans l’air à travers le film liquide), du disproportionnement (le CO2 d’une petite bulle s’échappe dans une bulle voisine de plus grande taille) ou de la rupture du film liquide d’abord aminci par le drainage. Depuis le début des années 90, l’Inra a mis en évidence le rôle des macromolécules du vin sur les propriétés des bulles et la stabilité de la collerette. Pour ce faire, des systèmes modèles et des champagnes expérimentaux ont été analysés à plusieurs échelles : molécules, couches d’adsorption, bulles isolées et mousse.

Schéma : Évolution des bulles à la surface du champagne © Inra, Fare

Évolution des bulles à la surface du champagne
© Inra, Fare

  • Quels sont les facteurs favorables à l’effervescence ? Qu’est-ce qui fait durer les bulles de champagne ?

Après la première mousse apparue lors du versement du champagne, la présence de la collerette dépend d’une part de l’effervescence - le nombre de bulles arrivant à la surface par seconde - et d’autre part de la durée de vie des bulles à la surface. L’effervescence est proportionnelle au nombre de sites de nucléation et à la teneur en CO2 dans le champagne. Dans un verre parfaitement nettoyé ou sans défauts, l’effervescence peut être nulle. La durée de vie des bulles augmente avec la teneur en macromolécules, comme cela a été observé dès le début des années 1990 (cf photo ci-dessus). Par nature, ces macromolécules sont amphiphiles, c'est-à-dire qu’elles ont de l’affinité à la fois pour les deux milieux, le gaz (air ou CO2) et le liquide (le champagne). À chaque interface gaz/liquide elles forment une couche d’adsorption ultrafine (~10-9 m) qui permettent une métastabilisation. Au début des années 2000, l’Inra a réussi à mettre en évidence la présence de cette couche de molécules amphiphiles de nature principalement glyco-protéiques, par des techniques optiques d’ellipsométrie et d’imagerie microscopique. Ce sont les propriétés de la couche d’adsorption qui déterminent la durée de vie des bulles.

Couches d’adsorption ultra-minces de macromolécules glyco-protéiques du vin formées à l’interface du gaz et du liquide, observées en microscopie à l’angle de Brewster. © Inra, Fare.  
 
Couches d’adsorption ultra-minces de macromolécules glyco-protéiques du vin formées à l’interface du gaz et du liquide, 
observées en microscopie à l’angle de Brewster. 
© Inra, Fare  

 

     
 

Véronique Aguié-Béghin est ingénieur de recherche au sein de l’unité mixte de recherche Fare, Fractionnement des Agroressources et environnement, Inra/Urca à Reims (centre Inra de Lille). L'UMR conduit des recherches sur l'utilisation des ressources lignocellulosiques, sources de carbone renouvelable, alternatives au carbone fossile constituant les produits pétroliers. Ces recherches sont centrées sur la paroi végétale qui est le constituant majeur des lignocelluloses. Elles visent à comprendre les évènements qui conduisent à la déstructuration contrôlée ou naturelle de cette paroi. Les activités de l'UMR Fare s’inscrivent dans trois principaux secteurs d’applications que sont 
1) les bioénergies et la production d’éthanol à partir de la biomasse végétale, 
2) les sciences et l’ingénierie des synthons, polymères et matériaux et 
3) l'évaluation des impacts environnementaux et agronomiques associés à la biodégradation des lignocelluloses dans les sols.

Les thématiques scientifiques de Véronique Aguié-Béghin portent sur 
1) les mécanismes des interactions entre les macromolécules des parois cellulosiques ; 
2) la structure et les propriétés des biopolymères aux interfaces et, 
3) le développement de modèles bioinspirés des parois à base de nano-cristaux de cellulose. 
Depuis son arrivée dans l’unité Fare en 1995, Véronique Aguié-Béghin a collaboré avec Roger Douillard, qui a initié les recherches autour de la caractérisation et la maîtrise de la stabilité de la collerette de bulles du champagne (avec la collaboration d’un partenaire économique Comité interprofessionnel des vins de Champagne, CIVC, Epernay). Par ailleurs, Véronique Aguié-Béghin a développé des recherches sur les propriétés physico-chimiques de (macro)molécules (protéines, peptides, composés polyphénoliques) dans un milieu hétérogène comme les interfaces gaz/liquide ou liquide/liquide. Les travaux autour du champagne se sont terminés en 2007 et depuis cette date, les compétences, les outils et les acquis dans l’étude des propriétés des macromolécules aux interfaces sont entièrement réorientés vers la compréhension des interactions des polymères pariétaux (cellulose, hemicelluloses et lignines) au sein des parois lignocellulosiques des végétaux ou dans des assemblages nanostructurés bioinspirés des parois végétales. 

La caractérisation des propriétés des macromolécules aux interfaces liquides se poursuit quant à elle dans l’unité Inra : Biopolymères, interactions, assemblages à Nantes.

 
     

 

  Source: Trad'Consulting via www.inra.fr

 
 
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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 15:32

Un "Y" d'exception mais pas d'Yquem 2012

Vin : pas de millésime 2012 pour Yquem
PHOTO 
CI-DESSUS
Deux grands millésimes du château d'Yquem

Il n'existera pas de millésime 2012 d'Yquem, premier cru supérieur de Sauternes, en raison d'une "excellence insuffisante", a indiqué samedi à l'AFP Pierre Lurton, le gérant du domaine dont le principal actionnaire est le groupe LVMH.

 

"On a tout fait pour le faire, malheureusement la nature n'était pas au rendez-vous du millésime, la climatologie ne nous l'a pas permis malgré la stratégie, malgré le grand terroir" de ce vin blanc liquoreux, a précisé M. Lurton.

"Une marque comme Yquem doit savoir ne pas faire un millésime", a-t-il ajouté. "Pour l'image d'un des plus grands vins blancs du monde, pour maintenir Yquem dans l'histoire, il était raisonnable de ne pas en faire" en 2012.

Comme en 1952, en 1972 et en 1992, il n'existera donc pas de millésime 2012 d'Yquem, "comme si tous les 20 ans il y avait une malédiction", a souri M. Lurton.

 

"J'ai échangé avec mon conseil d’administration, avec Bernard Arnault", propriétaire du groupe de luxe de LVMH, "qui a une vue sur l'excellence et la pérennité des grandes marques, et c'est bien de ne pas en faire", a-t-il dit.

"On a ramassé au début des choses intéressantes puis il y a eu ensuite beaucoup de pluie qui a fait déraper le millésime. Cela manquait d'ampleur, il n'y a jamais eu la bonne concentration", a-t-il expliqué.

Avec 100.000 bouteilles produites en moyenne par an, la perte pourrait se chiffrer à 25 millions d'euros, a reconnu M. Lurton mais "il ne faut pas raisonner comme cela", a-t-il toutefois souligné.

"On ne raisonne pas en chiffre d'affaires mais sur le long terme puisqu'on a des millésimes qui nous permettent de lisser le compte de résultat", a-t-il estimé.

 

Au contraire selon lui, "ce dérapage de 25 millions d'euros continue à inscrire Yquem dans une image de perfection, d’élitisme et d'excellence. Ils seront largement remboursés par la suite, on a tellement de grands millésimes à écrire plus tard", a-t-il dit.

 

 AFP via www.directmatin.fr
 
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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 00:38

Grande Distribution: Du développement des MDD à l'intégration filière

rayon-vins-bouteilles-copie-1.jpg

 

 L'évolution des modes de distribution et de consommation

 Le poids croissant de la grande distribution

 En France, la mise en marché des vins a longtemps été caractérisée, par la prédominance du négoce dans l'Ouest et des coopératives et groupements de producteurs dans le Sud Est.

Depuis quelques années, la grande distribution est devenue en France le débouché principal pour la commercialisation du vin. En 2000, les grandes et moyennes surfaces (GMS) assurent 75 % des ventes de vin aux ménages en France, contre seulement 46 % en 1990.

Cette tendance s'observe sur la plupart des grands marchés européens : la grande distribution représente 70 % des ventes de vin en Grande-Bretagne et 67 % en Allemagne.

 Or, comme le souligne un rapport8(*) de l'ONIVINS sur la compétitivité de l'offre française, ce circuit présente l'inconvénient d'être peu prescripteur. Les consommateurs sont placés devant une offre variée et peu lisible, sur laquelle ils ont peu de prise en l'absence de conseillers à l'achat.

Ce mode de distribution rend, par conséquent, indispensable de toucher les consommateurs par de nouveaux moyens, tels qu'une stratégie de communication directe et un packaging attrayant.

 Les conséquences sur les achats de vin

La grande distribution met en oeuvre des politiques d'achat particulières, qui bouleversent les relations traditionnellement nouées par les producteurs et les négociants avec l'aval.

Ces politiques se caractérisent, tout d'abord, par un intérêt fort pour les produits marquetés, susceptibles d'être fournis en grande quantité et générateurs de marges conséquentes.

D'autre part, les grandes surfaces s'efforcent de répondre aux attentes des consommateurs en matière de diversité et d'exotisme, en leur proposant des vins du nouveau monde.

En France, ces derniers occupent encore un espace relativement réduit dans les linéaires. Selon les chiffres transmis au groupe de travail lors d'un déplacement dans deux grandes surfaces de la région parisienne, à l'invitation de la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD), les vins du nouveau monde représenteraient un tiers des vins étrangers vendus par Auchan, qui ne constituent eux-mêmes que 2 % des vins tranquilles commercialisés par cette enseigne.

Il n'en reste pas moins que les choix conduits par la grande distribution se traduisent par une réduction du nombre de références, au détriment des vins de milieu de gamme, peu différenciés et non soutenus par un effort commercial. Les vins de pays du Sud Est souffrent particulièrement de cet effet d'éviction.

Une autre tendance relevée est le développement de l'intégration qui répond au souci de la grande distribution de maîtriser son approvisionnement.

Cette stratégie se traduit, en premier lieu, par le développement des marques de distributeurs (MDD) dans le rayon des vins tranquilles.

Les MDD représentent une part significative, en constante augmentation, des ventes de vin des GMS : 30 % des volumes de vin vendus toutes catégories confondues. Leur place est particulièrement importante sur le segment des vins de pays (38 % des volumes commercialisés), mais régresse sur celui des vins de table (29 % des volumes vendus). En outre, 23 % des volumes de VQPRD sont vendus sous MDD.

Les MDD assurent, en moyenne, 22,5 % du chiffre d'affaire des enseignes.

Les volumes de vins vendus sous MDD sont :

- à 42 % des VQPRD ;

- à 30 % des vins de table ;

- à 28 % des vins de pays.

La distribution de produits sous marques de distributeur vise à fidéliser une clientèle sur des produits de qualité régulière, grâce à des marques facilement identifiables.

Sur le marché des vins, les MDD n'ont pas été créées pour contrebalancer le poids d'autres grandes marques, à l'image de ce qui ce passe pour d'autres produits. Elles ne font qu'occuper un champ libre.

Elles parviennent d'autant mieux à s'imposer qu'elles sont très discrètes. Le nom de l'enseigne n'apparaît le plus souvent que sur la collerette. Les vins commercialisés sous la marque Champion comportent même une collerette amovible, qui peut être retirée au moment où la bouteille est mise sur la table. De même, le groupe Auchan utilise un nom -Pierre Chanau- qui est l'anagramme de cette enseigne et qui pourrait être la signature de n'importe quel négociant.

Il reste que l'absence de marques puissantes issues du monde vitivinicole conduit à abandonner à la grande distribution les marges que ce support commercial est susceptible de générer.

Parfois, l'intégration va plus loin que la simple commercialisation de vins sous marque de distributeur. Elle consiste, par exemple, enl'établissement de contrats de filière.

Cette pratique est mise en oeuvre par le groupe Carrefour. Les contrats qui lient cette enseigne à des fournisseurs -producteurs ou négociants-, visent à lui garantir une régularité de l'approvisionnement. Ils sont aussi une garantie de qualité puisque la contractualisation est fondée sur un cahier des charges définissant les zones de production, les cépages utilisables, et établissant des préconisations en matière de conduite de la vigne, de vinification voire de conditionnement. Elle s'accompagne d'un contrôle annuel sur l'exploitation. Carrefour a ainsi signé une quinzaine de contrats dans le cadre de sa filière qualité.

Cette évolution, guidée par le souci de « coller au mieux à la demande », constitue une forme de pilotage par l'aval qui, trouvant sa source en dehors de la filière, risque à terme d'installer le monde vitivinicole dans une forme de dépendance. Elle devrait pourtant servir d'exemple au développement de démarches similaires au sein de la filière.

 

* 8 Etude sur la position de l'offre française et de la compétitivité à terme, Cabinet Ernst and Young pour l'ONIVINS, 15 octobre 2001

Source: Trad'Consulting via www.senat.fr 
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Published by TRAD'CONSULT0136 - dans Vos Clés de la Cave
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