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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 09:19

Quelle surprise!!

Les Français se détournent massivement des plats préparés à base de viande.
Les Français se détournent massivement des plats préparés à base de viande.Crédits photo : CHARLY TRIBALLEAU/AFP

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Les ventes de plats surgelés à base de bœuf ont encore chuté de près de 50%. La méfiance se propage à d'autres plats préparés et accentue la pression sur les fournisseurs. Seules les boucheries sont épargnées.

Cela fait près d'un mois que le scandale de la viande de cheval a éclaté en France. Et les effets de cette «tromperie économique», comme la nomme le ministre délégué à la Consommation Benoît Hamon, se font durement ressentir pour la filière agroalimentaire. D'après une étude du cabinetNielsen, qui analyse les sorties de caisses de la quasi-totalité des grandes surfaces françaises, la baisse des ventes des produits surgelés atteint 4,4% pour la semaine du 18 au 24 février, contre 2,8% une semaine plus tôt. Plus grave, le chiffre d'affaires du segment des plats cuisinés surgelés à base de bœuf a dégringolé de 47% sur la même période, après une baisse de 45% entre le 11 et le 17 février. Le recul était de 18% la semaine du 8, celle des retraits des produits incriminés.

Cette baisse est partagée entre les grandes marques et les marques distributeurs. «Depuis le début de l'affaire du ‘Horsegate', on estime que les ventes de plats cuisinés surgelés à base de bœuf ont connu une perte sèche de 2 millions d'euros en grande surface», constate Sébastien Monard, analyste consommation et grande distribution chez Nielsen. «Le scandale est très présent dans l'esprit des consommateurs. D'autant qu'il y a quasiment tous les jours une nouvelle annonce», ajoute ce dernier.

Le doute se propage

La méfiance suscitée par ce scandale s'est élargie au rayon traiteur des magasins. Les ventes de plats cuisinés à base de pâtes y ont chuté de 17% fin février. Celles de raviolis en conserve ont reculé de 13% alors que Panzania trouvé de la viande de cheval dans ses boîtes de raviolis. L'impact sur la viande hachée est en revanche moindre (-2%).

Même les restaurateurs commencent à souffrir de cette crise, selon Nielsen. «Si un consommateur sur sept (14%) déclare qu'il baissera sa consommation de plats à base de bœuf dans les restaurants, le résultat passe à 27% pour les fast-foods et 32% pour les cafétérias», souligne l'étude. «Les Français ont le sentiment d'être trompés et il y a une méfiance envers tous les produits manufacturés et carnés, surtout depuis l'annonce de nouvelles affaires chezIkea ou Flunch», décrypte Sébastien Monard.

Pas d'amélioration en vue

Plus inquiétant pour le secteur, cette défiance des consommateurs devrait persister dans les semaines à venir. «Nous sommes très pessimistes. 39% des acheteurs de plats cuisinés surgelés à base de bœuf disent qu'ils ne vont plus du tout acheter ces produits. Or ces 39% constituent les consommateurs les plus importants de plats cuisinés surgelés. Ils génèrent à eux seuls un tiers des achats du segment. Ce sont par exemple les familles qui achètent de grands formats», note Nielsen.

Ces perspectives assombrissent encore l'avenir des fournisseurs de viande, en amont de la chaîne. Spanghero a déjà été placé en procédure de sauvegarde fin février. Un autre fournisseur français, Gel Alpes, connaît aussi des difficultés depuis qu'il a publiquement affirmé avoir fourni par erreur de la viande de cheval à William Saurin. Le fabricant français de produits préparés Comigel perd ses clients, à l'image de Thiriet qui a décidé de lancer un nouvel appel d'offres pour le remplacer.

Regagner la confiance des consommateurs s'annonce compliqué. «Quelque chose s'est cassé entre le consommateur et les marques. Tout le process d'approvisionnement doit être revu, mais cela risque de prendre du temps à mettre en place. De même, il faut tenir compte des coûts que le passage au 100% pur bœuf français risque d'entraîner. Enfin, Il faudra un grand effort de communication institutionnel, mais aussi dans les médias et les magasins», pense l'analyste.

Les boucheries chevalines retrouvent leur clientèle

 

Les boucheries chevalines ont gagné une nouvelle clientèle.
Les boucheries chevalines ont gagné une nouvelle clientèle. Crédits photo :

 

Ce scandale continue toutefois de faire les affaires des bouchers. «Parmi les Français qui achètent déjà leur viande en boucherie, 39% ont l'intention de fréquenter encore davantage ce circuit au regard du contexte actuel. Ce regain d'attractivité pour les boucheries se fait surtout au détriment des grandes et moyennes surfaces», note le cabinet Nielsen. Les boucheries chevalines bénéficient même d'un coup de projecteur inédit. «Nos ventes ont augmenté de 15 à 20% depuis la semaine dernière», explique Eric Vigoureux, président de la Fédération des boucheries chevalines de France . «C'est un coup de pub innatendu. Maintenant, notre but n'est pas d'en faire manger à tout le monde mais de la faire goûter»explique le professionnel

Si les Français semblent prêts à privilégier la viande fraîche, tous ne pourront pas se rendre à la boucherie, faute de moyens. «Notre dernière étude sur les achats de produits frais en Europe montre que 68% des Français préfèrent acheter leur viande fraîche dans les hypermarchés et supermarchés, des circuits qui offrent un très bon rapport qualité prix», explique Sébastien Monard. «Entre la pression exercée sur les prix et la recherche de la qualité des produits, il sera intéressant d'observer comment évolue effectivement le comportement des consommateurs sur le reste de l'année 2013», note ce dernier. «Mais peut-être que l'on va assister à un basculement des habitudes de consommation vers moins de viande et plus de féculents et de légumes», s'intérroge l'analyste.

 

Source: Trad'Consulting par Hayat GAZZANE via www.lefigaro.fr

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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 08:21

A l'occasion de la journée des droits de la femme, Florence Delagneau, directrice d'Hypermarché de Carrefour France, raconte son parcours de femme, dans un univers souvent considéré comme masculin. Témoignage. 

     

    "Une femme dirigeante dans la grande distribution? Inattendu mais légitime!"

    "Mes compétences, comme celle de mes collègues féminines nous prouvent en permanence que nous avons notre place dans cet univers."

    AFP PHOTO MYCHELE DANIAU

    En sortant d'une grande école de commerce, les étudiants ont toutes les cartes en mains: la jeunesse, le diplôme reconnu et la disponibilité. Le monde professionnel s'offre à eux. Mais quel secteur choisir? Pour quel poste et quelles prérogatives? 

    > Lire aussi: l'égalité homme-femme au travail 

    Alors, lorsque l'on tombe sur une annonce d'un géant de la distribution, proposant un poste à responsabilités, et prêt à donner sa confiance à la nouvelle génération, cela ne se refuse pas. 

    J'ai donc commencé ma carrière chez Carrefour il y a quinze ans, et j'ai décidé d'y rester. Pourquoi? La distribution m'a permis d'exercer plusieurs métiers, en magasins mais aussi au siège. Directrice de supermarché, responsable de la politique commerciale du secteur boulangerie, Directrice générale déléguée de la billetterie Carrefour, Responsable du programme Fidélité, et enfin, Directrice d'hypermarché. Carrefour m'a permis de gravir tous les échelons, et de comprendre que participer à la stratégie commerciale du Groupe était passionnant, mais que le concret du terrain l'est tout autant. 

    Au siège, j'ai pu exercer des postes stratégiques, mettre en place la politique de l'entreprise pour certains secteurs, faire naître des projets et les voir grandir. Mais au bout d'un moment, je voulais retrouver un élément qui commençait à me manquer: la vie en magasin. Car ce qui m'anime, ce sont mes relations avec mes équipes, mes contacts avec les clients. Aujourd'hui Directrice de l'hypermarché Carrefour d'Hazebrouck, je suis de nouveau ancrée dans mon environnement local. 

    Mes 129 collaborateurs sont les ambassadeurs de l'enseigne, c'est pourquoi, ils ont toute mon attention. Je dois me rendre accessible pour chacun d'eux, les accompagner, pour les faire évoluer professionnellement. De leur bien-être dépend en grande partie la satisfaction globale des consommateurs et nos résultats commerciaux, le meilleur juge restant le caddie. 

    Être directrice d'un hypermarché, c'est participer à la valorisation des emplois de son bassin local. 

    La distribution m'a permis de créer ces liens et m'a offert l'opportunité de me former à des métiers variés, de m'apporter une part d'inattendu dans mon quotidien. La confiance qu'on m'a accordée m'a fait oublier que je suis une femme dans un métier souvent considéré comme masculin. Alors une femme dirigeante dans la grande distribution? Inattendu mais légitime! Mes compétences, comme celle de mes collègues féminines nous prouvent en permanence que nous avons notre place dans cet univers.  

    Être directrice d'un hypermarché, c'est participer à la valorisation des emplois de son bassin local. Il n'y a pas plus grand plaisir pour moi que d'embaucher un jeune qui vit près de notre magasin. Carrefour, premier employeur privé en France, s'engage à agir en employeur responsable, et nous, managers sur le terrain, nous sommes garants de ces initiatives. Je ne cache pas qu'être la patronne d'un hypermarché, cela veut dire supporter une certaine pression. Pour réussir dans la grande distribution, je crois que trois piliers sont nécessaires: un socle personnel stable, des collègues sur lesquels compter et la confiance en soi. Le goût des autres reste primordial. 

    Source:Trad'Consulting par Florence Delagneau via www.lexpress.fr

    *Florence Delagneau est directrice d'Hypermarché de Carrefour France. 

     
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    8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 12:36

    Ce service mis en place par la grande distribution plait aux clients. Mais il n’est pas rentable pour les magasins. D’ailleurs, Carrefour veut ralentir ses investissements dans ce secteur.

    Les Drive ne sont pas forcément rentables pour les enseignes. (Auchan)

    Les Drive ne sont pas forcément rentables pour les enseignes. (Auchan)

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    Il a connu des débuts en fanfare. Le Drive, ce service mis en place par la grande distribution, permet de faire ses courses sur internet et de les récupérer dans un entrepôt. Il existe près de 2.000 points de ventes aujourd'hui en France.

    Leclerc, Système U, tous les plus grands réseaux ont leur Drive. Et pourtant, ce n'est pas forcément rentable. D'ailleurs Carrefour a décidé de ralentir ses investissements dans ce segment.

    "Avec le Drive, on ne gagne pas d'argent". Le constat est signé de Georges Plassat, PDG du groupe Carrefour. La chaîne possède pourtant près de 200 points de vente et un site internet dédié. Mais voilà, les Drive coûtent extrêmement cher en logistique et en personnel.

     

    Leclerc possède 300 Drive

     

    Une tendance qui va à l'inverse de la concurrence : trois Drive ouvrent chaque jour. Leclerc est le leader. La marque compte aujourd'hui 300 Drive qui contribuent pour plus de 20% à la croissance de son chiffre d'affaires. Pour Auchan, c'est 7%.

    Mais selon un expert du secteur, le Drive n'est pas un business à part entière. Juste un service que seules les enseignes les plus profitables peuvent se permettre, vu le faible retour sur investissement.

    C'est pour cela que Carrefour développe de nouveaux concepts. Le groupe projette ainsi de développer un Drive piéton, où l'investissement logistique est plus réduit.

    Source: Tradconsulting par Pierre Rigo via www.bfmtv.com

     


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    6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 12:30

     De nouvelles normes ont entraîné des rétentions douanières de produits français en Chine. Les vins, cognacs et armagnacs sont très contrôlés

    Les molécules de phtalates, utilisées dans toutes les matières plastiques, migrent plus facilement quand l'éthanol est très présent. C'est le cas du cognac et de l'armagnac.

    Les molécules de phtalates, utilisées dans toutes les matières plastiques, migrent plus facilement quand l'éthanol est très présent. C'est le cas du cognac et de l'armagnac. (PHOTO ARCHIVES S. J.)

     
    Depuis quelques semaines, à Mérignac, le laboratoire d'œnologie Excell croule sous les demandes de vérification d'échantillons de vins, de cognacs et d'armagnacs. Et il n'est pas le seul !

    À la recherche de quoi ? De molécules de phtalates, un produit qui a la vertu d'assouplir le plastique et est donc idéal pour les tuyaux, les joints d'étanchéité, les conteneurs plastique, etc. Il est aussi avéré qu'à forte dose, ce sont des perturbateurs endocriniens.

    À l'origine de cette effervescence, la volonté de la Chine de contrôler la présence des phtalates dans ses produits et dans ceux qu'elle importe. Les nouvelles normes ont été mises en place à la fin de l'année 2012 sur une série de produits de la filière agroalimentaire dont le vin, les spiritueux mais aussi l'huile d'olive et d'autres denrées.

    La décision a pris effet immédiatement et a pris de court quelques exportateurs français, dont la filière du cognac, qui s'est retrouvée avec des conteneurs placés en rétention douanière à la frontière chinoise.

     

    Une rétention levée dès que les exportateurs ont pu montrer patte blanche en faisant analyser un échantillon, resté en France, par un laboratoire indépendant comme demandé par l'administration chinoise. D'où la saturation des laboratoires d'œnologie ces dernières semaines.

     

    Alerté très vite par plusieurs de ses clients (tant dans le vin que dans les spiritueux), le laboratoire d'œnologie Excell a été l'un des premiers à tirer la sonnette d'alarme et à communiquer sur son site Internet avec un titre sans ambiguïté : « Alerte phtalates vins et spiritueux ».

     

    Il y est notamment écrit que « les vins élaborés au contact de matières plastiques de diverses natures et plus encore les spiritueux (NDLR : cognac et armagnac), en raison de leur plus forte teneur en éthanol, manipulés ou transportés à un moment du processus d'élaboration au contact du même type, peuvent être notablement contaminés par ce type de substance et exposés à des refus de commercialisation à court et moyen terme. »

     

    Mais pour Stéphane Bouton, responsable technique du laboratoire Excell, « il s'agit de prévenir les viticulteurs de la nécessité de vérifier la concentration de phtalates avant que ça ne parte dans les conteneurs ». Désormais, difficile de l'ignorer. La problématique sous-jacente est la qualité des matériaux utilisés lors des transferts de produits d'une cuve à une autre, par exemple.

     

    Dans la région de production du cognac, en Charente et Charente-Maritime, le Bureau national interprofessionnel du cognac pèse ses mots. Il faut dire que la Chine est son premier marché, avec 40 millions de bouteilles exportées par an.

    L'interprofession confirme « la mise en place de nouvelles procédures de contrôle douanier destinée à évaluer les taux de phtalates, [qui] a généré des ralentissements dans le dédouanement des produits agroalimentaires et notamment du cognac. » Elle assure aussi que « notre filière a conduit de nombreux tests sur ses produits afin de fournir aux autorités chinoises les certificats d'analyse nécessaires pour permettre leur entrée sur le territoire chinois ».

     

    Et de dire, plus loin, que « la situation est en voie de normalisation, le dédouanement des premiers conteneurs ayant été autorisé par les autorités chinoises. La mise en place de ces nouvelles procédures administratives de contrôle a créé des perturbations temporaires sur les dédouanements sans incidence avérée sur les ventes locales, notamment pendant les fêtes du Nouvel An chinois ».

     

    Dans le Gers, le Bureau national interprofessionnel de l'armagnac se garde lui aussi d'indiquer quels volumes ont patienté sagement à la frontière chinoise. Sébastien Lacroix, son directeur, se veut plutôt rassurant.

    « Il s'agit simplement d'une nouvelle procédure mise en place en Chine depuis le mois de février, identique à tous les produits alimentaires importés. Nous sommes sur des quantités très faibles. Et nous sommes dans l'attente de discussions entre les gouvernements chinois, français et l'Union européenne. Il n'y a pas de soucis particuliers, nous sommes en phase avec le gouvernement chinois, parce que les normes sont draconiennes en France. Avec la Russie, la Chine est notre premier marché à l'exportation. Il correspond à 500 000 bouteilles par an. Pour 2013, les producteurs qui travaillent avec la Chine notent déjà une progression. »

     

    Source: Trad'Consulting via www.sudouest.fr

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    5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 22:36
     

    Tension très vive entre la grande distribution et l’industrie agroalimentaire

    Les fournisseurs se disent étranglés par la guerre des prix à laquelle se livrent les enseignes.

    Negos-commerciales.jpg

     

     

    Les mots sont véhéments ! « Les distributeurs, sans aucune exception, se sont montrés sans foi ni loi », a déclaré l’Association nationale des industries agroalimentaires (Ania), dans un communiqué publié lundi 4 mars, alors que les négociations commerciales annuelles avec la grande distribution sur les grilles tarifaires viennent de s’achever. L’Ania dénonce des interlocuteurs « encore plus agressifs que les années précédentes » et son président, Jean-René Buisson a même évoqué un « climat détestable » et « un enfer absolu ».

     

    De son côté, la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD) qui représente une partie des grands groupes de distribution (mais pas Leclerc ou Système U par exemple) a aussitôt répliqué en qualifiant de « propos scandaleux et inexacts » les affirmations de l’Ania. « La grande distribution se bat pour le pouvoir d’achat de 60 millions de Français, cela devrait être le cas de tous les acteurs de la filière, » a dit le délégué général de la FCD, Jacques Creyssel.

     

    Relations houleuses et déclarations abruptes sont devenues courantes lors de ce moment incontournable fixé par le législateur. Comme chaque année, d’octobre à la fin février, les distributeurs et leurs fournisseurs négocient les tarifs de l’année. En l’occurrence, les tarifs pour 2013. « Cela permet notamment aux PME d’avoir plus de visibilité sur leur production », dit Antoine de Riedmatten, spécialiste de la distribution au cabinet Deloitte.

     

     « Chaque année, c’est l’occasion d’un vrai western, dit un cadre de la distribution. Il y a comme une posture des deux côtés, comme un jeu de rôle… Mais ce grand marchandage n’en est pas moins crucial pour les deux parties. » 

    Étranglés par la guerre des prix

    Pour autant, depuis quelques années, la tension devient de plus en plus vive sous fonds de crise économique. Distributeurs et fournisseurs sont confrontés à une consommation alimentaire qui stagne. Selon Antoine de Riedmaten, les enseignes se sont donc livrées à une guerre des prix pour conquérir des parts de marchés dans un contexte atone.

     

    Initiée par les centres Leclerc, cette bataille a gagné tous les groupes, chacun s’engageant à son tour sur les prix les plus bas. Et le nombre de ventes en promotion n’a jamais été aussi élevé que l’année dernière.

     

    Ce contexte ne peut que pousser les distributeurs à chercher la stabilité dans les tarifs de leurs fournisseurs qui se disent étranglés par cette guerre des étiquettes. « La majorité des enseignes ont demandé au mieux le maintien des tarifs que nous leur avions consentis en 2012 sans tenir compte des importantes hausses des matières premières cette année, a indiqué Jean-René Buisson. Voire carrément de nouvelles baisses de prix. » 

     

    Selon le patron de l’Ania, les seules hausses consenties ont été « au mieux de 2 % » et dans des secteurs où les matières premières ont prix entre 8 et 12 % cette année. Il évoque même des baisses de 2 à 10 % sur certains produits comme les plats cuisinés, le lait ou la charcuterie. La FCD conteste ces chiffres et affirme qu’un bilan chiffré sera bientôt communiqué.

    PME et multinationales

    « Les distributeurs cherchent à financer leur guerre des prix sur le dos de l’industrie agroalimentaire », dénonce une source proche de l’Ania, au point de mettre en danger, selon lui, de nombreuses entreprises.

     

     L'industrie agroalimentaire demande au gouvernement d'amender la Loi de modernisation de l'économie (LME) pour contraindre les distributeurs à respecter le juste prix des produits et à mener des discussions tarifaires rééquilibrées.

     

    Le 5 mars, Coop de France, l'organisation professionnelle qui représente les coopératives agricoles, a demandé à son tour une modification de la LME pour « une vraie négociation entre des milliers de producteurs et sept distributeurs ».

     « En 2012, ce sont près de 5 000 emplois qui ont disparu et cette année 5 000 autres disparaîtront si les pouvoirs publics ne font rien de concret », affirme l’Ania. Et cela dans les entreprises les plus fragiles. À côté de quelques géants, les quelque 10 000 entreprises de l’Ania sont à plus de 90 % des TPE et des PME.

     

    Selon Serge Papin, président de Système U, « il ne faut pas faire n’importe quoi, ni d’un côté, ni de l’autre ». Ce dernier critique ainsi les « certaines hausses de tarifs stratosphériques » demandées par certains groupes.

     

    Dans La Croix du 25 février, Serge Papin n’en disait pas moins que « la distribution aussi a une responsabilité dans le maintien de ce savoir-faire national. Elle doit l’avoir à l’esprit au moment des négociations. » Autrement dit faire la part des choses entre les multinationales et les PME aux marchés plus étroits.

     

     

    Source: Trad'Consulting par MICHEL WAINTROP via www.la-croix.com

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    5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 11:35

    Foires aux Vins de printemps 2013 : L'opération d'Auchan se déroulera du 2 au 13 avril

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     Auchan a décidé de laisser passer les fêtes de Pâques pour démarrer sa foire aux vins de printemps. « Cette opération se déroulera du 2 au 13 avril prochain pour la majorité des magasins », a indiqué l'enseigne à Rayon Boissons.

    Le distributeur présentera une sélection nationale d’une centaine de références dont près de la moitié en vins de Bordeaux. Elle compte une vingtaine de coups de cœurs parmi lesquels le coteaux d’Aix-en Provence rosé, le domaine Fredavelle, le bordeaux rouge le M de Monsegur ou encore le muscadet Sèvre et Maine sur lie Fief de la Gravelle en blanc. Cette gamme sera enrichie par des offres complémentaires régionales et locales.


    Source: Trad'Consulting par Y.D. via www.rayons-boissons.com
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    4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 13:02

    Toute personne qui a déjà vu une pyramide alimentaire sait que les fruits et légumes occupent une grande partie de notre ration alimentaire recommandée. Toutefois, selon les Centres de prévention et de contrôle des maladies, seulement 10 à 12% d'entre nous consomment l'apport journalier recommandé qui est de 3 à 5 portions de légumes et de 2 à 4 portions de fruits...

     

    Les fruits et légumes nous sont indispensables, d'où la nécessité d’en consommer dès son plus jeune âge: comme nos parents nous le recommandaient, même quand nous ne le voulions pas. L'une des raisons pour lesquelles les fruits et légumes sont favorables au maintien de notre santé, est qu'ils contiennent des antioxydants qui stimulent nos défenses immunitaires.

    Les fruits et légumes sont la meilleure source d’antioxydants, car ils fournissent également d'autres substances qui contribuent à maintenir un bon état de santé, dont entre autres des fibres, des glucides et du potassium. Il existe une grande variété d'antioxydants, dont le bêta-carotène, les vitamines C, E et A, le lycopène, la lutéine, les flavonoïdes et les polyphénols.

    Les antioxydants préviennent, ou ralentissent, les dommages causés aux cellules saines par les radicaux libres, ainsi que le développement de cellules anormales suite à l'exposition quotidienne à la pollution, aux rayons UV du soleil ou à la fumée. Notre corps crée également des radicaux libres quand nous sommes malades ou luttons contre une maladie.

    Les dommages causés aux cellules saines par les radicaux libres peuvent entraîner le cancer, les maladies cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux (AVC). Notre corps produit naturellement des antioxydants pour lutter contre ces radicaux libres, mais avec le vieillissement des cellules, nous en produisons moins. Heureusement, nous pouvons obtenir ces antioxydants par le biais de notre alimentation quotidienne.

    La capacité d'absorption des radicaux oxygénés (ORAC) est le terme utilisé pour mesurer la capacité antioxydante de différents aliments. Il y a eu autant d’études que d’articles d’opinion à propos des valeurs de l'ORAC des aliments pour déterminer ceux qui sont réellement favorables à notre bon état de santé.

    Néanmoins, il est toujours important de consommer des repas équilibrés aussi souvent que possible et de varier fréquemment de fruits et de légumes. La variété est la clé et plus votre assiette sera colorée plus elle vous fera du bien!

    Les aliments les plus riches en antioxydants sont les petits fruits (myrtilles, mûres, framboises, fraises, canneberges, baies de maqui et açai etc.), les haricots, grenades, pommes, cerises, poires, avocats, kiwi, ananas, artichauts, épinards, chou rouge, pommes de terre avec la peau et le chou frisé.

    Heureusement pour nous, il y a beaucoup de délicieux produits de saison pendant les mois chauds de l'été et même en hiver, alors soyez créatifs, essayez les fruits et les légumes que vous n'avez pas encore goûtés. Vous pouvez aussi mélanger d’autres aliments riches en antioxydants, comme les noix, à vos salades pour équilibrer davantage votre alimentation. Un verre de vin rouge et du chocolat noir sont un très bon moyen pour terminer un repas riche en antioxydants: avec modération bien sûr !

    (Par Maureen Zebian d'après Eco18)

    Source : Trad'Consulting par Epoch Times via www.i-dietetique.com

     

    

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    4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 10:38

    Foires aux Vins de printemps 2013 : L'opération de Système U se déroulera du 19 au 30 mars 

     
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    Les foires aux vins de printemps 2013 de Système U auront lieu du 19 au 30 mars. Si l'enseigne ne dévoile pas pour l'instant l'intégralité de son offre, elle axe sa communication sur le sacrosaint repas de Pâques et son traditionnel gigot d'agneau.

    Cinq bouteilles sont cependant déjà mises en avant : le languedoc Devois des Agneaux d'Aumelas 2010 (4,90 €), le Crozes-Hermitage Dauvergne et Ranvier 2010 (6,95 €), le Haut-Médoc château Barreyres 2010 (9,50 €), le Pessac-Léognan château Bois-Martin 2009 (10,90 €) et le pommard domaine Carré 2010 (19,99 €).

     

    Source: Trad'Consulting par F.G. via www.rayonboisson.fr


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    4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 10:10

    JB Viande ouvre les portes de la grande distribution

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    JB Viande change de braquet. L'entreprise d'abattage, transformation et conditionnement de porcelets a construit son développement dans les circuits spécialisés depuis sa création par un maquignon en 1974. Ventes en carcasses, à la découpe et en produits élaborés, la société d'Hazebrouck est devenue le spécialiste européen du porcelet, son activité unique. Elle dispose d'une chaîne d'abattage dédiée. JB Viande représente à lui seul 200.000 porcelets par an, soit 70 % du marché français. Un segment sur lequel il alimente plusieurs clientèles spécialisées : les grossistes, les transformateurs industriels, les rôtisseurs spécialisés, très présents chez certaines communautés. Ainsi les Chinois sont-ils de gros consommateurs tout comme les Portugais, qui en consomment 3 kilos par an contre… 35 grammes pour les Français.

    Renforcer l'export

    JB Viande alimente aussi la restauration hors domicile, et les restaurants commerciaux. Mais la société était jusqu'alors absente de la grande distribution. Aujourd'hui, Freddy et sa soeur Sandrine Braure, qui ont succédé à leurs parents à la tête de la société, se lancent à l'assaut des grandes surfaces. Une gamme complète, sous la marque Porketto, a été conçue pour le grand public et devrait être lancée fin mars. Un premier produit, les « Douillettes de Mélusine » a même eu les honneurs du concours régional d'innovation agroalimentaire, avant d'enregistrer ses premiers référencements chez Super U et les Partisans du Goût (groupe Auchan) dans le Nord - Pas-de-Calais.

    Mais JB Viande entend aussi appuyer sur la pédale de l'export, qui représente déjà la moitié de ses ventes, dans une vingtaine de pays. Freddy Braure compte attaquer le marché de l'Asie dès cette année. Les dirigeants familiaux jouent aussi la carte de la qualité dans un univers de la viande secoué par le scandale du cheval et la défiance grandissante chez les consommateurs. La société nordiste attend de ces perspectives un fort relais de croissance, qui pourrait porter son chiffre d'affaires de 9 millions d'euros en 2012 à 12 millions dans trois ans. En parallèle, les effectifs devraient plus que doubler, pour atteindre de 40 à 45 salariés. 

    Source: Trad'Consulting par Olivier Ducuing via www.lesechos.fr  


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    3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 23:01

    Le Salon de l’agriculture a répondu en partie aux attentes des paysans

    Des vaches au Salon de l'agriculture, à Paris, le 23 février 2013
    Des vaches au Salon de l'agriculture, à Paris, le 23 février 2013 (Photo Miguel Medina. AFP)

    Le Salon de l’Agriculture, qui s’est déroulé en plein scandale sur la viande de cheval, a mis en avant les demandes des paysans pour préciser l’étiquetage des plats préparés, mais aussi celles des producteurs de lait qui attendent maintenant des actes concrets.

    Côté grand public, cette 50e édition a vu défiler environ 695.000 visiteurs, selon des chiffres quasi-définitifs, contre un peu plus de 680.000 l’an dernier.

    Les organisateurs espéraient 700.000 personnes pour le cinquantenaire mais soulignent que c’est une bonne performance compte tenu du froid, des vacances tardives à Paris et de la nouvelle implantation du salon, privé du Pavillon 1 où étaient réunies les bêtes traditionnellement.

    Pour le président du salon Jean-Luc Poulain, le clou de ces neuf jours restera l’inauguration par le président François Hollande. «Il s’agissait de sa première visite en tant que président et le salon est toujours un test politique», souligne-t-il.

    Les agriculteurs, plutôt marqués à droite politiquement, «l’ont reçu correctement», commente-t-il.

    Et comme chaque année, le salon fut un rendez-vous politique incontournable avec chassé-croisé de ministres et personnalités politiques. A l’applaudimètre, Marine Le Pen (FN) et Jean-Luc Mélenchon (Partie de Gauche) ont été particulièrement bien accueillis.

    Le gouvernement lui a tenté de faire bouger les lignes sur deux points: l’étiquetage des plats préparés et le revenu des éleveurs.

    Grande distribution versus paysans

    Pour rassurer les consommateurs, et alors que les agriculteurs ne cessent de vanter la traçabilité de la viande «Made in France», le président a martelé qu’il fallait indiquer l’origine de la viande sur les plats préparés.

    Quelques heures plus tard, Carrefour déjà se manifestait, s’engageant à utiliser du boeuf et du porc français dans ses plats. Intermarché aussi a formulé le même type d’engagement.

    Mais la France ne peut pas contraindre les professionnels à un meilleur étiquetage, seule l’Europe peut le faire.

    Sur ce point, François Hollande a dit qu’il se donnait «quelques mois» pour convaincre ses partenaires européens.

    Autre dossier ouvert pendant la semaine: le revenu des éleveurs. Dès samedi, le président promettait un soutien «exceptionnel» pour les producteurs de lait.

    Tout au long de la semaine, la méthode s’est affinée. Pour améliorer leur situation, le gouvernement compte forcer la grande distribution à prendre ses responsabilités et répercuter les hausses de charges qu’ils subissent.

    L’augmentation des prix des céréales et du soja a en effet renchéri le coût de l’alimentation animale qui représente une grande partie des coûts de production des éleveurs. Et ce, sans compter sur la hausse des prix de l’énergie.

    «La grande distribution tire les prix vers le bas et on est en train de détruire notre agriculture, nos emplois, notre terroir», alerte Guy Vasseur, président des chambres d’agriculture (APCA).

    Des mots très forts à l’égard de la grande distribution ont été tenus tout au long de la semaine, la FNSEA, premier syndicat agricole, traitant même Michel-Edouard Leclerc, patron des supermarchés du même nom, de «saigneur des filières agricoles». Et seul Système U a répondu, se disant prêt à payer le lait plus cher aux éleveurs.

    Les producteurs de lait (FNPL) se sont réjouis «d’avoir attiré l’attention» mais ils ne se satisferont «pas de bonnes intentions».

    D’autant plus que, selon eux, il y a d’autres sujets à régler: l’empilement des normes environnementales comme la directive sur les nitrates ou la négociation de la future Politique agricole commune.

     

    Source: Trad'Consulting par AFP via www.liberation.fr


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