Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 15:46

Quand le dialogue social est au coeur des enjeux...

Le Monde.fr - 03.08.2012

Par Laure Beaulieu

 

Devant le Monoprix de la rue de la Roquette, dans le 11e arrondissement de Paris, le 3 août 2012.
Devant le Monoprix de la rue de la Roquette, dans le 11e arrondissement de Paris.

Un stand de vente de sandwiches et de gâteaux, des drapeaux rouges de la CGT et du Front de gauche : l'entrée du Monoprix rue de la Roquette dans le 11e arrondissement de Paris a des airs peu communs, ce vendredi 3 août. Dans le magasin, les clients, peu nombreux, font leurs courses sans ciller ; l'ambiance à l'extérieur, quoique festive, est beaucoup plus tendue. Depuis le 27 juin, trente salariés sur les quatre-vingt-cinq du magasin sont en grève, après une précédente mobilisation en décembre.

 

Sous-effectif chronique, polyvalence des postes occupés, collègues absents jamais remplacés : les salariés n'en peuvent plus. "Le plus souvent, nous ne sommes que deux dans le rayon, alors que l'on devrait être au moins trois", raconte Makam Kamissok, qui travaille au rayon fruits et légumes depuis deux ans. Aux caisses, c'est encore pire : pas de pause pendant le service, même pour aller aux toilettes ou passer un coup de téléphone urgent. Les effectifs sont tellement réduits que "les clients doivent faire la queue pendant trois quarts d'heure, une heure le soir", relate Béatrice, chef de caisse depuis cinq ans rue de la Roquette.

Les salariés se plaignent également de mauvais rapports avec la nouvelle directrice du magasin, nommée il y a un an par le groupe, et considérée comme "en grande partie responsable de la situation", selon Rémi Picaud, secrétaire général adjoint CGT-Commerce Paris. Autoritarisme, manque de respect, pour plusieurs salariés, le magasin était devenu "comme une dictature". Sollicitée par LeMonde.fr, la directrice du magasin n'a pas souhaité s'exprimer.


Des grévistes discutent devant le Monoprix rue de la Roquette, le 3 août 2012.

Des grévistes discutent devant le Monoprix rue de la Roquette.

Depuis trente-huit jours, la relation entre grévistes et la direction s'est peu à peu dégradée. Assignés deux fois en justice par la direction, les grévistes ont perdu le 10 juillet et ont dû cesser le blocage et l'occupation du magasin. Puis, le 26 juillet, le tribunal d'instance leur a donné raison face à la direction, qui les accusait de provoquer "des nuisances sonores à l'intérieur et à l'extérieur du magasin". Soutenus par la CGT Paris et le Front de Gauche, les salariés n'ont pas baissé les bras. Une pétition de soutien à leur mouvement a recueilli 6 000 signatures, une collecte a été organisée pour les aider financièrement, et les militants syndicaux ont distribué des tracts pour mobiliser autour de leur action. Les élus Front de Gauche ont, eux, déposé un vœu au Conseil de Paris le 9 juillet, demandant au maire de Paris d'ouvrir le débat avec la direction. "Nous sommes tous au smic, la direction pensait que nous ne tiendrions pas longtemps, certainement pas un mois en tous cas. C'est grâce à la solidarité ça a marché."

 

 "ON A GAGNÉ, ON A GAGNÉ"

Vendredi 3 août à midi, les grévistes sont réunis devant le magasin pour décider s'ils acceptent ou non l'accord proposé la veille par la direction. "De mon point de vue, vous avez gagné", assure Karl Ghazi, secrétaire général de la CGT-Commerce Paris. "L'accord prévoit le remplacement des salariés absents dans un délai de trois à cinq jours maximum, la création de deux caisses supplémentaires d'ici à fin octobre, la création d'un poste en plus de caissière en CDD d'ici à fin septembre, des temps de pause au moment opportun pour vous, et une étude pour réorganiser le fonctionnement aux caisses", précise-t-il. La plupart des revendications sont donc satisfaites, même si les engagements sur les créations définitives de postes restent flous – les grévistes acceptent de signer.

 

Karl Ghazi, secrétaire général CGT Commerce Paris, annonce au mégaphone que l'accord a été signé par la direction, le 3 août 2012.

Karl Ghazi, secrétaire général CGT Commerce Paris, annonce au mégaphone que l'accord a été signé par la direction.

Quelques dizaines de minutes plus tard, la déléguée syndicale du personnel revient avec l'accord définitif signé par la direction. C'est l'explosion de joie. "On a gagné, on a gagné", "So-so-solidarité", clament en cœur les grévistes, et la centaine de militants Front de gauche, du Parti Communiste et CGT présents. Pour fêter leur victoire, les – désormais anciens – grévistes entrent dans le magasin pour "un tour de la victoire et de la joie".

Les clients médusés et circonspects les observent déambuler entre les rayons, avec leurs drapeaux et leurs slogans. Au détour d'une allée, ils croisent la directrice, le calme revient immédiatement, et un froid s'installe. "Nous reviendrons ici autant de fois qu'il le faut pour faire respecter l'accord signé", rappelle K. Ghazi. A la sortie, les salariés se jettent des confettis. Reste maintenant aux salariés de la rue de la roquette à reprendre le travail. Et à joindre les deux bouts dans les prochains mois : "Il y a une chose que l'on n'a pas obtenue, précise Karl Ghazi, c'est le paiement des jours de grève."

Les grévistes et les militants CGT dans le magasin Monoprix rue de la Roquette à Paris, le 3 août 2012.

Les grévistes et les militants CGT dans le magasin Monoprix rue de la Roquette à Paris.

Source: Tradconsulting, Laure Beaulieu avec le monde.fr

www.lemonde.fr

Repost 0
Published by TRAD'CONSULT0136
commenter cet article
3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 08:27
 
EXCLUSIF La filiale française du brasseur danois Carlsberg met la dernière main à un plan de départ visant ses salariés les plus âgés.
 
 

1664 est la marque phare de Kronenbourg, filiale du brasseur danois Carlsberg. (AFP)

  1664 est la marque phare de Kronenbourg, filiale du brasseur danois Carlsberg. (AFP)
 

Pour le moment, rien n'est officiel. Le plan de départ sur lequel travaille Kronenbourg devrait être annoncé fin 2012. Selon nos informations, il est censé permettre à la filiale française du brasseur danois Carlsberg de réduire ses effectifs de 20%. Kronenbourg souhaite en effet que sur les 1.268 salariés qu'elles emploient aujourd'hui, il n'en reste plus qu'un millier l'an prochain.

 

Ce plan de départ, qui concernera les seniors, est la conséquence du transfert au Danemark et en Suisse de l'activité informatique. La société, dont le siège est à Obernai en Alsace, va amplifier le recours à l'infogérance confiée à IBM. Dans le même temps, Carlsberg entend centraliser sa "supply chain", autrement dit la gestion de ses activités logistiques en Suisse.

 

Pour le brasseur danois, la France n'est pas un marché porteur. Cette année, en raison de la météo capricieuse, ses ventes devraient chuter de 300.000 hectolitres. D'ici 2014, Kronenbourg sera amenée à se recentrer sur le coeur de métier et l'optimisation des fonctions "groupe". Carlsberg espère ainsi dégager davantage de trésorerie pour mener à bien des opérations de croissance externe en Asie.

 

Source: Tradconsulting, Hubert Levet pour Challenges.fr

Repost 0
Published by TRAD'CONSULT0136
commenter cet article
29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 19:18

dimanche 29 juillet 2012

 

                       La dernière campagne publicitaire des Poulets de Loué n’a pas été au goût d’un syndicat policier des Pyrénées-Atlantiques.

 

La dernière campagne publicitaire des Poulets de Loué n’a pas été au goût d’un syndicat policier des Pyrénées-Atlantiques.

 

Bis repetita. Deux ans après avoir provoqué la colère du SGP-FO qui n’avait pas apprécié une affiche publicitaire mettant en scène des policiers, les Poulets de Loué viennent de récidiver. S’attirant à nouveau des coups de becs de ce même syndicat de fonctionnaires de police.

 

En cause ? Une nouvelle campagne d’affichage nationale du volailler sarthois lancée, mercredi dernier, pour une semaine, dans toutes les villes de France de plus de 100 000 habitants.

 

 

Sur le document placardé sur 12 000 « sucettes » d’un grand annonceur, un policier à l’ancienne, avec képi et cravate, sourit au volant d’un antique tracteur équipé d’un gyrophare. « Depuis 1958, un bon poulet est un poulet libre », peut-on y lire, ainsi que « Poulet fermier : l’authentique ».

 

Un syndicat monte au créneau

Une image et des propos qui ont fait bondir l’antenne départementale du SGP-FO de Pyrénées-Atlantiques. Vendredi dernier, le syndicat s’est même fendu d’un courrier adressé au préfet pour lui demander d’interdire cette publicité.

 

« Ça nous choque pour deux raisons : c’est un manque de respect pour notre métier, alors que des collègues qui l’exercent le paient parfois de leur vie, tempête Joseph Cilluffo, responsable départementale du SGP-FO des Pyrénées-Atlantiques. Et puis ça nous inquiète par rapport à l’éducation des enfants. Quelle image du policier leur donne-t-on ? »

 

Manque d’humour ? Susceptibilité à fleur de plumes ? Pour le patron des Poulets de Loué, la réaction de ce syndicat policier picore un peu dans ces deux gamelles.

 

Un succès dans les commissariats

« Si on ne peut même pas rire en juillet… se désole Yves de la Fouchardière, directeur général des Poulets de Loué. Ce qui nous a fait récidiver ? C’est le succès que la première campagne a rencontré dans de nombreux commissariats et gendarmerie de France. On nous a commandé 200 affiches. Y compris des membres de la hiérarchie policière. C’est devenu un collector. »

 

Un succès qui, dit-il, lui a fait relativiser la levée de boucliers du SGP-FO. « On s’est dit qu’on n’allait pas s’aligner sur les grincheux. Et puis cette affiche a un côté souriant. Elle n’a rien d’agressif. Peut-être est-elle un peu ringarde ? Mais c’est tout », concède-t-il.

 

Alors devant ce cri du coq, le patron des Poulets de Loué a décidé de monter sur ses ergots : « Je m’engage d’ailleurs à adresser moi-même par courrier une affiche à toutes les gendarmeries et commissariats de France qui la voudraient. »

 

Igor BONNET.

 

Source: Tradconsulting avec Ouest-France

www.ouest-france.fr

Repost 0
Published by TRAD'CONSULT0136
commenter cet article
27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 17:50

 

DEMOGRAFI.jpg

Publication juillet 2012 par YVES PUGET

 

Par Frédéric Serrière, Senior Strategic (expert du vieillissement démographique et du marché des Seniors). www.lemarchedesseniors.com

 

Le vieillissement démographique entraîne des changements dans les comportements de consommation aussi importants que ceux engendrés par la mondialisation. Ces phénomènes sont actuellement occultés, en grande partie, par la crise économique, explication souvent «partielle» à des baisses ou des variations d'activités. Or, c'est à une restructuration profonde de la consommation à laquelle nous assistons avec le vieillissement de la population et donc des consommateurs.

Voici 13 des impacts importants du vieillissement démographique :

Vers un plus grand nombre de générations

Nous passons de 4 à 5 ou 6 générations vivants au même moment. Ce phénomène impacte fortement de nombreux secteurs avec des besoins qui évoluent et des situations plus complexes et variées : les loisirs intergénérationnels, relations enfants / parents âgés... Les relations entre les générations et les transferts financiers intergénérationnels engendrent également des changements profonds.

Un changement de la structure de consommation

En vieillissant, les besoins, les envies, les rapports à la consommation changent. Par exemple, un couple de 55 ans avec un parent âgé dépendant aura des priorités différentes d'un couple dont les parents sont en bonne santé. Les étapes de vie ayant un impact sur la consommation sont nombreuses : achat d'un logement, couple, naissance des enfants, départs des enfants, périodes de chômage, départ à la retraite, divorces, problèmes de santé...

Une stagnation (voire une baisse) de la consommation globale

Les différentes études européennes ou américaines indiquent une stagnation de la consommation ou une baisse de la consommation globale dans les pays vieillissant pour les 25 prochaines années en dehors de tout changement concernant l'immigration ou la natalité. En France, un document de l'Insee sur les effets d'âge et de génération, indique une stabilisation de la consommation total avec cependant des secteurs en hausse et d'autres en baisse. Dans les pays comme l'Allemagne qui connaissent un taux de vieillissement accéléré, la consommation pourrait baisser de 2,5 à 3% d'ici 2025 en raison du seul facteur démographique.

Des secteurs en hausse : santé, loisirs, dépenses de la maison, services...

En vieillissant la consommation évolue. Certaines dépenses sont en hausse tels que la santé et les dépenses de la maison avec des personnes qui restent plus souvent à domicile. Ainsi, la consommation d'électricité est appelée à croître de 1,3% en 2025 uniquement sur la base du facteur du vieillissement démographique. D'autres facteurs sont à prendre en compte comme les facteurs générationnels. Une génération peut être sur-consommatrice d'un produit. C'est le cas des Boomers (50/65 ans) qui, en vieillissant, poussent la consommation d'électronique, du tourisme et du bien-être.

Des secteurs en baisse : équipement, transport, habillement, alimentation...

A l'opposé, certains secteurs d'activités sont à la baisse : les biens d'équipements, les transports, les vêtements ou l'alimentation générale. Or ces tendances fortes sont actuellement cachées par la crise économique. Par exemple, en 2006/2007, au Japon, pays le plus « vieux » du Monde, le marché automobile baissait structurellement de 4% par an, en raison du vieillissement démographique. Un autre phénomène est aussi à expliquer : en vieillissant une personne a tendance à acheter des biens de meilleure qualité et à les garder plus longtemps augmentant ainsi le cycle de renouvellement et en engendrant ensuite une baisse des ventes de certains produits.

Une augmentation des cycles de renouvellement

Certaines études montrent des changements importants chez les Boomers : ils achètent des produits de meilleure qualité qui ont une durée de vie plus longue. Ainsi, les cycles de renouvellement augmentent. En raison de ce phénomène, le marché automobile devrait décroître de 12,5% d'ici à 2025 et le secteur électroménager de 8,6% en dehors de tout facteur lié à la crise économique.

Une hausse des économies

Le taux d'épargne des Français a augmenté en 2011 à 16,8%, son plus haut niveau depuis 1983 notamment en raison de la crise économique. Au delà, les craintes concernant l'avenir ont tendance à inciter à économiser. Or ces craintes augmentent en vieillissant. Ainsi, le taux d'épargne en Europe est prévu de progresser de 1,2% à horizon 2025 en Europe poussé par des Seniors qui économisent en prévision des héritages et des potentiels problèmes de santé.

Baisse des dépenses liées au travail

Les dépenses de fournitures, de vêtements, de transports liés au travail sont en baisse dans une population vieillissante avec de plus en plus de personnes à la retraite et un nombre d'actifs qui se réduit. Le taux d'emploi a diminué fortement, passant de 56 % en 1975 à 51 % aujourd'hui. Avec le départ à la retraite de la plus importante génération, les gains de productivité et d'autres facteurs, le taux d'emploi devrait diminuer en Europe. Avec une baisse programmée du nombre d'actifs, certains types de consommation vont décroîtres.

Vers une reprise en main des Boomers

La génération « Baby boom » a été le centre d'intérêt des entreprises depuis les années 50 jusqu'au milieu des années 80. Après un oubli qui aura durée 15 ans, les Boomers redeviennent des clients très importants : ils sont 15 millions, ont un pouvoir d'achat supérieur à la moyenne de 30 à 40% et arrivent à la retraite avec plus de temps de loisirs. Cependant, cette génération est celle qui a pratiqué le plus longtemps la société de consommation Des récentes études indiquent qu'ils arrivent au bout d'un cycle : de plus en plus nombreux sont les Boomers qui prennent conscience de la « futilité » d'une part de leurs achats. Autrement dit, ils commencent à délaisser les achats liés exclusivement à un « plaisir compulsif immédiat ». Entre 2008 et 2010, d'après une étude de Focalyst, les achats impulsifs ont baissé de 41% aux Etats-Unis chez cette génération.

Vers plus de personnes avec du temps libre

Le vieillissement démographique a pour effet une augmentation du nombre de retraités et ainsi du nombre de personnes avec du temps libre. D'après l'Insee, le nombre des 65 ans et plus va passer de 10,1 millions en 2012 à plus de 13 millions en 2020 et 16 millions en 2030. C'est une opportunité unique. A noter, cependant, que l'âge de la retraite diffère dans les pays européens et recule dans la plupart des pays.

Vers une hétérogénéité de la demande

Les études en sociologie montrent qu'en vieillissant, une personne prend ses décisions, consomme, et agit d'avantage par rapport à ses besoins propres et à ce qui est important pour elle et moins par rapport à une mode. Ainsi, l'individualisation des demandes augmente et engendre une nécessaire plus forte hétérogénéité des offres. Ce phénomène est encore amplifié par un facteur générationnel des 50/65 ans plus qui sont attachés à la valeur de liberté de choix et à l'individualisme.

Vers une augmentation du coût d'acquisition d'un client

L’hétérogénéité de la demande et la nécessité de proposer des offres plus individualisées via un nombre plus important de canaux de distribution, augmentent sensiblement les coûts d'acquisition d'un client dans de nombreux secteurs. Le chiffre de 30/35% est souvent cité par les acteurs du tourisme par rapport aux Seniors plus âgés.

Vers des valeurs de durabilité, d'authenticité, de respect de l'environnement

La maturité des générations et les facteurs générationnels des 50/65 ans, redistribuent les valeurs importantes. Même si la crise économique a tendance à modérer ce phénomène, nous assistons à une hausse des valeurs de durabilité, d'authenticité et de respect de l'environnement.

 

Source: Tradconsulting avec LSA

www.lsa.fr

Repost 0
Published by TRAD'CONSULT0136
commenter cet article
27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 13:47

LE CERCLE. Le drive permet à la fois d'accélérer et de séquencer le temps. C'est sans doute l'aspect majeur qui ressort de ce mode de distribution, appelé à se développer largement.

 

 

                                                      PREP-CO-DRIV.jpg

Le drive est un mode de distribution "hybride" qui conduit le consommateur à user de deux processus distincts, l'achat sur le web d'abord, l'enlèvement sur place, ensuite. À mi-distance entre le cash and carry et le tout internet, il cumule à première vue les avantages de l'un et de l'autre des modes... tout en présentant quelques (légers) désagréments.

Les avantages 

Le distributeur ajoute à son panel de services une offre à la fois souple, rapide, performante et relativement aisée à mettre en place - et fortement contributrice aux résultats ; le consommateur a, de son côté, l'assurance de passer un minimum de temps sur le lieu physique de distribution, le choix ayant été préalablement effectué sur Internet.

Les désagréments 

L'assortiment proposé représente environ 10 % de celui en rayon -, mais il s'agit du fond de courses ; le déplacement au lieu de livraison est obligatoire, signifiant de fait une prise en charge par le consommateur du coût logistique entre ce point de livraison et le domicile.

Mais c'est surtout par son approche temporelle inédite que le drive se distingue

Le mécanisme est simple et astucieux. Prenons deux mêmes courses faites, l'une de façon conventionnelle, l'autre via le principe du drive :

- De façon conventionnelle, le temps est "dépensé" de façon linéaire : aller sur le lieu de vente, choisir, payer, charger la voiture et revenir chez soi.

- Le drive, lui, en permettant immédiatement le choix et le remplissage (virtuel) du Caddie sans avoir à se déplacer, apporte un gain de temps notable que nous pourrions assimiler à une sorte d'accélération du temps. Entre le moment où l'on se décide à faire ses courses et la mise en œuvre de cette action, il y a quasi instantanéité : on efface, en quelque sorte, la frontière entre la décision et l'action.

- D'autre part, le drive permet un séquençage du temps par la désynchronisation des étapes liées au choix, au paiement et au chargement de la voiture. Ces étapes sont totalement indépendantes l'une de l'autre, même si effectuées selon un ordre logique.

- Notons, enfin, toujours pour ce qui concerne le drive que l'espace temporel est modulable entre le choix, la validation, le paiement et le chargement de la voiture. On peut délimiter comme on le souhaite (dans une certaine limite, néanmoins) l'espace temporel entre ces différentes phases.

Ce n'est plus tant le résultat qui importe, mais la façon de l'obtenir

L'observateur pointilleux ne manquera pas de dire que, pour ce qui concerne le fond de rayon, que ce soit en distribution traditionnelle ou avec le drive, ce sont les mêmes produits qui sont mis à disposition du consommateur. Et que de surcroît, hors fond de rayon, il est nécessaire de se déplacer sur le lieu de vente pour s'approvisionner.

Cela est vrai, mais là n'est pas le plus important : il faut, nous semble-t-il, considérer avant tout le drive comme l'officialisation d'un nouveau rapport au temps. Avant, on imposait un tempo (distribution traditionnelle) au consommateur. Désormais, ce même consommateur a la possibilité d'opter pour son propre tempo, celui qui lui convient le mieux (drive).

Et c'est sans doute cela la révolution du drive, avoir transféré la maîtrise du temps, du distributeur vers le consommateur.

Le drive mouvement durable ?

Comment pourrait-il en être autrement, si l'on considère le drive sous l'aspect de son avantage temporel ? Au point qu'il serait presque permis de se demander ce qui pourra bien rester aux grandes surfaces traditionnelles, hormis - point néanmoins déterminant - un assortiment des plus vastes, et, sans doute, l'aspect "conseil avant achat" qui devrait logiquement être de plus en plus présent.

Largeur de l'assortiment et professionnalisme des "conseillers" chargés d'orienter la clientèle vers l'offre la mieux adaptée : si un tel état de fait se vérifie, on serait amené à constater que le drive aura finalement poussé les distributeurs à faire revenir leurs grandes surfaces traditionnelles à l'essence même du commerce, c'est-à-dire durablement séduire le consommateur et l'orienter vers le choix le plus pertinent.

La distribution traditionnelle dans l'obligation de se segmenter avec davantage de précision

Le drive pouvant théoriquement être développé par l'ensemble des enseignes, celles-ci devraient donc typer de plus en plus précisément le positionnement de leurs grandes surfaces traditionnelles, si elles veulent que le drive se développe de façon harmonieuse, et non pas comme une concurrence faciale venant empiéter les formats classiques.

Ce qui, exprimé en d'autres termes, revient à dire : la distribution traditionnelle devra apporter plus de valeur au consommateur si elle veut lutter contre le drive, qui au départ ne pouvait apparaître que comme une habile extension de leur offre.

 

Écrit par

ccaconsulting

Ch. Chaptal de Chanteloup

 

Source: Tradconsulting et Le Cercle Les échos

www.lesechos.fr

Repost 0
Published by TRAD'CONSULT0136
commenter cet article
19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 10:41

URGENT                                                                             AUDIT5.jpg

Dans le cadre d’une activité de Search, je recherche une personne dotée d’une bonne expérience dans le domaine de la qualité pour le compte d’une belle structure de Grand Import de Transformation et de Commercialisation de Produits de la Mer située dans le Sud de la France, près de Montpellier.

Le responsable HSQE est chargé de concevoir et de déployer la politique de l'entreprise en matière de qualité, d'hygiène, de sécurité et de conditions de travail. Il ou elle est également investit dans une démarche de certification. Il ou elle devra avoir une expérience du monde de l’agro-alimentaire. Rigoureux et méthodique, il ou elle devra avoir des qualités managériales reconnues et travailler avec son assistante en étroite relation avec les personnels de production et commerciaux.

Si vous connaissez ce type de profil dans vos contacts ou votre entourage et qui serait intéressé par ce challenge je vous remercie de me répondre dans ma messagerie ( tradconsulting1@orange.fr)

Merci par avance.

Repost 0
Published by TRAD'CONSULT0136
commenter cet article
17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 12:23

                  Guyader Gastronomie logo

 

Guyader Gastronomie renforce son pôle charcuterie avec le rachat de l’Andouillerie de Fouesnant

 

Après avoir renforcé son pôle poissons fumés avec la reprise début 2012 de Bretagne Saumon, le groupe Guyader Gastronomie consolide son activité charcuterie avec le rachat de la société Andouillerie de Fouesnant (Finistère).

 

Spécialisée dans la fabrication d’andouille et de tripes bretonnes, l’entreprise emploie 20 salariés et réalise un chiffre d’affaires annuel de 3 millions d’euros.

 

Mutualisation des moyens

Elle sera rapidement rattachée au site de Guyader, dédié à la production de charcuterie, à Quintin (Côtes-d’Armor). Avec ce rachat, Guyader compte ainsi renforcer la structure commerciale du groupe. Il va ainsi pouvoir accroitre le volume du site de production de Quintin et mutualiser les savoir-faire des équipes commerciales des deux entités.

 

Renforcement de la force commerciale

Pour accentuer la visibilité de la marque en région et au niveau national, une structure d’animation commerciale et transversale à l’ensemble des métiers du groupe sera dirigée par Philippe Tom, co-gérant de l’Andouillerie de Fouesnant.

 

CAMILLE HAREL

 

source: Tradconsulting avec LSA Conso.

www.lsa-conso.fr

 

Repost 0
Published by TRAD'CONSULT0136
commenter cet article
16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 21:26
"Respect de nos valeurs et de nos clients"

Portrait de Guillaume Dumarché, directeur marketing de Système U.

 

       
                                                                            'Nous ne surpromettons pas'

      

Avec ses 1 500 magasins, Système U vient de dépasser la barre des 10 % de part de marché.

 

« La différence avec nos concurrents se fait sur la qualité de l'exécution, et le respect de nos valeurs et de nos clients », explique Guillaume Dumarché, directeur marketing de Système U. Le succès du groupement tient à son organisation : une coopérative dans laquelle les propriétaires de magasins sont associés aux décisions. Proches des clients au quotidien, ils font très vite remonter leurs attentes.

 

Autre explication de ce succès : « Nous respectons un réel équilibre entre le transactionnel et le relationnel dans la relation client », souligne Guillaume Dumarché. Système U met l'accent sur le contact en magasin et le service, investit dans la formation du personnel à l'accueil, en caisses ou dans les métiers du frais. « Nous ne surpromettons pas. Quand nous annonçons que nous sommes discounter, nous le sommes réellement. » Même philosophie concernant le bien-manger : « Nous ne sommes pas dans les postures et le discours mais dans la preuve. Nous avons, par exemple, supprimé l'aspartame de nos sodas U : ça, c'est concret. »

 

Système U a également réussi à rapprocher sa marque de ses clients en privilégiant notamment les produits de PME françaises, qui représentent 82 % des produits U alimentaires. Le groupement joue aussi sur leur fierté d'appartenance à une culture locale : les patrons de magasins sélectionnent les produits et spécialités régionales qui seront en rayon et revendiquent cette sélection dans les “U de région” (U de Vendée ou d'Alsace, par exemple).

 

 Guillaume Dumarché insiste : « Nous travaillons pour être préférés aux autres. »

 

Parcours

Guillaume Dumarché, 40 ans, est diplômé de l'Essec en 1997. Au cours de sa carrière professionnelle, il travaille alternativement pour l'industrie et la grande distribution (Bongrain, Auchan, Unilever) dans des fonctions de vente, de marketing et d'achat. En 2005, il entre chez Système U comme directeur des produits grande consommation, avant de devenir directeur marketing en 2008.

 

Florence Guernalec

 

source: Tradconsulting avec relationclientmag

www.relationclientmag.fr

Repost 0
Published by TRAD'CONSULT0136
commenter cet article
16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 13:49

Pour sa 15e édition, le concours Master of Port a sacré Bertrand Bijasson, sommelier très actif dans la région bordelaise.

                              Master of Port 2012 : le vin de Porto sacre un Bordelais

Bertrand Bijasson, un verre de porto à la main, savoure sa victoire dans cette édition 2012 de Master of Port.

 

Bertrand Bijasson est un sommelier heureux. Et pour cause, il a remporté le 18 juin dernier la grande finale du concours Master of Port 2012. Cette compétition biennale, organisée par le Syndicat des grandes marques de Porto (SGMP) et l’Union de la sommellerie française (UDSF), a pour ambition de promouvoir le vin de Porto en France. Rien d’illogique alors dans le fait que la remise des prix se déroule à l’Ambassade du Portugal, en présence du maître des lieux.

DÉCOUVRIR LES VINS

Bertrand Bijasson, président de l’Association des sommeliers d’Aquitaine et actuellement directeur du bar à vin de l’hôtel Mercure à Libourne, a accueilli sa victoire avec beaucoup d’enthousiasme. « Participer aux concours, c’est une façon permanente de se remettre en question et d’apprendre toujours plus : on découvre les vins dans le contexte de leur culture, c’est vraiment une démarche enrichissante ».

Les finalistes (Julia Scavio, Cédric Brisson, Philippe Troussard) ne sont pas repartis bredouilles. Cédric Brisson a ainsi pu se consoler en remportant le prix de mixologie pour un cocktail à base de porto rosé, agrémenté de liqueur de jasmin, Limoncello et sirop d’hibiscus. Quant à Bertrand Bijasson, ce succès vient couronner une carrière déjà bien remplie et qu’il ne compte pas arrêter de sitôt.

 

Arthur Bernard
source: Tradconsulting avec La revue du vin de France
Repost 0
Published by TRAD'CONSULT0136
commenter cet article
14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 16:46

Doux: Proposition sous condition 

AFP -  le 14/07/2012
 
 
 Le groupe Doux, mis en vente après sa mise en redressement judiciaire début juin, propose un plan de continuation avec entrée au capital des éleveurs.

Dans une lettre en date du 13 juillet dont l'AFP a obtenu une copie, le PDG du groupe Charles Doux et son fils, directeur général, Jean-Charles Doux, proposent aux éleveurs "d'entrer au capital du groupe sous la seule condition d'adoption du plan de continuation que nous présenterons". "Pour des raisons techniques, le plan ne pourra être présenté qu'à partir du 15 octobre 2012 et nous ferons une proposition concertée pour l'apurement du solde de votre créance", expliquent les deux signataires.

"Nous vous proposons de désigner un ou plusieurs représentants qui auront accès à toutes les informations financières et qui participeront avec nous à l'élaboration du plan", promettent les dirigeants réputés pour leur discrétion dans leur gestion.

Le groupe Doux (3.400 salariés), connu notamment pour sa marque Père Dodu, ploie sous une dette estimée à 430 millions d'euros. Couvrant un champ qui va des produits frais et congelés jusqu'aux produits élaborés, le groupe est détenu à 80% par la famille Doux et à 20% par la banque BNP Paribas.
source: Tradconsulting, le figaro.fr, AFP.
Repost 0
Published by TRAD'CONSULT0136
commenter cet article