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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 14:11

Ils lancent le premier « drive » des indépendants

 

                                                   La livraison se fait aussi à domicile.

                                            La livraison se fait aussi à domicile. ACHETEZAUPUY.COM

Initiative Des commerçants du Puy sur un même site d'e-commerce

Faire ses courses chez ses petits commerçants via Internet pour les habitants du Puy-en-Velay (Haute-Loire), c'est désormais possible. Du gigot d'agneau au napperon en dentelle, du rétroviseur à la paire de lunettes, le site Achetezaupuy.com, lancé ce mardi, fédère une soixantaine de boutiques de l'agglomération.

 

Une première en France
Ce portail d'e-commerce permet l'achat en ligne, la livraison en boutique ou à domicile, et bientôt, dans un « drive » commun. Une première en France. « Pour le “drive”, nous serons prêts mi-novembre, juste avant les commandes des fêtes de Noël », se réjouit Christian Perbet, de l'agence TNT, en charge du dossier. « Internet permet de vendre à l'autre bout du monde, mais notre objectif, c'est d'approvisionner le marché local. Les grandes surfaces réalisent 10 % de leur chiffre à travers leur “drive”. » « Je voulais être sur Internet depuis longtemps, mais ça coûte cher et je ne sais pas faire ça », explique Philippe Martin, dont la boucherie est située à 350 m du Super U. « On a “piécé” nos produits, acheté des caissons réfrigérés pour la livraison à domicile… On est prêts, mais je vais quand même mal dormir cette nuit ! »
Christian Perbet est confiant : « Certains habitants ont découvert des boutiques dont ils ne soupçonnaient pas l'existence et des communes nous appellent déjà dans l'idée de décliner le concept chez elles. »


Le Puy-en-Velay n'en est pas à son coup d'essai. « Nous avons un vrai savoir-faire en actions collectives », affirme Christian Perbet. Il y a vingt ans était lancée la carte de fidélité Puyssance 10, offrant des remises chez les commerçants du centre-ville. Elle a été élue meilleure carte de fidélité de France. C'est bien connu, l'union fait la force.

 

Source : Trad'Consulting avec Céline Boff et 20 minutes  www.20minutes.fr
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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 07:40

Carrefour: le retour du bon sens

Le changement de discours chez Carrefour est spectaculaire. Le marketing a laissé la place au commerce. Pour expliquer comment il va tenter de redresser le groupe, le nouveau patron, Georges Plassat, ne s’est pas embarrassé, jeudi 30 août, de présentations power point sophistiquées et d’objectifs chiffrés aussi brillants qu’inatteignables, dont son prédécesseur, Lars Olofsson, avait usé et abusé. Non, désormais, chez Carrefour, on parle métier, détails, terrain. Fini les grandes envolées lyriques sur le thème du réenchantement de l’hypermarché et les concepts fumeux de Carrefour Planet. Georges Plassat a décidé de mettre les mains dans le cambouis.

C’est moins spectaculaire, mais cela pourrait se révéler plus efficace.

 

.                                                     

 

Le nouveau patron a compris que Carrefour n’a pas besoin d’une baguette magique, mais de revenir aux fondamentaux : des prix bas toute l’année, des patrons de magasin responsables, une offre plus lisible pour des clients, qui ne comprenait plus ce qu’ils pouvaient trouver dans les magasins. Bref, c’est le retour du bon sens, la seule chose qu’avait perdu Carrefour au fil des stratégies et des dirigeants qui se sont succédé depuis plusieurs années.

 

Si c’est la seule voie à suivre, celle-ci a un inconvénient, c’est que la remise sur les rails va prendre du temps. Carrefour est un gros navire, qui ne change pas de direction sur un simple coup de barre. Dans ce contexte, le principal défi de Georges Plassat va consister à créer l’étincelle susceptible de remobiliser des troupes démotivées. Ce travail passe par un effort de simplification colossal de la structure. Ces dernières années, les couches de management se sont empilées, l’organisation centrale s’est embourgeoisée en créant ses propres besoins, qui n’étaient pas nécessairement utiles au business des magasins.

 

Georges Plassat a décidé de porter un coup d’arrêt à cette propension Kafkaïenne en redonnant la priorité au terrain, tout en réduisant la voilure à l’international. Après la Grèce et Singapour, le groupe pourrait se retirer d’autres pays. La stratégie consistant à planter des drapeaux aux quatre coins du planisphère est bel et bien révolue.

 

Carrefour entre donc dans l’ère du réalisme, à commencer par ses principaux actionnaires, Bernard Arnault et Colony Capital, qui ont enfin pris conscience que la distribution est un secteur plus compliqué qu’il n’y paraît et qu’il faut sans cesse remettre son ouvrage sur le métier. C’est sans doute la meilleure nouvelle pour ce fleuron français, qui ne demande qu’à retrouver son lustre d’antan.

 

Lire également l'interview de Georges Plassat: http://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2012/08/30/georges-plassat-carrefour-se-remet-en-marche_1753326_3234.html

 

Source: Trad'Consulting, Stéphane Lauer pour Le Monde www.lemonde.fr

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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 15:32

Prix des fruits et légumes: +3 à 5% cet été

Familles rurales renouvelle son Observatoire des prix des fruits et légumes. L’association a mobilisé ses 76 « veilleurs consommation » et effectué 2 relevés pendant l’été, en juillet et en août, pour constater qu’il revient plus cher de fréquenter son maraicher cette année…

  • Après une baisse des prix des fruits et légumes en 2011, cette année ils augmentent: + 3% pour les fruits et + 5 % pour les légumes.
  • C’est sur les marchés que les produits sont les plus chers, et les hard-discounts les moins chers.
  • Les produits bio sont plus chers que les conventionnels (62% plus chers pour les fruits bio et 75% pour les légumes bio) mais l’écart se resserre (85 % pour 2011).
+20% pour les prix des nectarines cet été

+20% pour les prix des nectarines cet été

Nectarines, pêches, salade

Parmi les produits qui ont le plus augmenté, la nectarine subit une hausse de 20%. Suivent les pêches et la salade (+18%), puis les cerises (+17%).

Les pommes de terre (8%), carottes (7%) et tomates (6%) ne sont pas épargnées. A l’inverse, le prix de nombreux produits a chuté, comme celui des fraises (-13%), abricots (-12%) et aubergines (-8%).

Evolution du prix de fruits et légumes depuis 2007, selon Familles Rurales

Evolution du prix de fruits et légumes depuis 2007, selon Familles Rurales

L’étude, à télécharger ici au format PDF, est relayée par le quotidien La Croix qui note une hausse « modérée » et demande: « les fruits et légumes sont-ils devenus trop chers? »

 

Source: Trad'Consulting avec Olivier de Bordeaux, Equipe Oh My Food www.ohmyfood.fr

Crédit photo Creative Commons: La Grande Farmer’s Market / Flickr;

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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 13:51

Les comportements évoluent, mais on traque toujours la bonne affaire!

 

Par Catherine HEURTEBISE

Selon l'étude mondiale de Nielsen sur le comportement d'achat des consommateurs connectés, 61 % des consommateurs on line utilisent Internet pour faire des recherches pour leurs courses alimentaires. Soit une augmentation de 44 % en deux ans.

 

 

 Alimentaire : explosion du nombre de consommateurs prêts à acheter on line

Selon la nouvelle étude internationale Nielsen Global Survey, le nombre de consommateurs dans le monde prêts à acheter des produits alimentaires et des boissons en ligne a augmenté de 44 % en deux ans, avec plus d’un quart d’entre eux déclarant qu’ils vont acheter de l’alimentaire sur Internet (via un ordinateur, un téléphone mobile, ou une tablette) dans les trois à six prochains mois. De plus, 61 % des consommateurs mondiaux disent avoir utilisé Internet pour des recherches pour leurs courses alimentaires.µ

 

Les résultats de cette étude montrent également une augmentation des achats en ligne pour les produits cosmétiques et soin de la peau, qui ont augmenté de trois points depuis 2010 à 25 % ; les ordinateurs et softwares/jeux ont augmenté de 18 points à 29 % ; les billets de spectacles/divertissements de 10 points à 30 % ; les vidéos/musiques (CD, VCD, DVD) de cinq points à 23 %, les voitures/motos et accessoires de quatre points à 11 % et les appareils/accessoires/chaussures/bijoux d’un point à 37 %. Un consommateur sur cinq (20 %) a envisagé d’acheter des livres électroniques et s’abonner à des magazines digitaux (nouvelle catégorie ajoutée à l’étude en 2012).

 

« Si le non-alimentaire, tels que vêtements, livres et matériel électronique, représente la plus forte pénétration des intentions d’achats en ligne, les achats de produits de grande consommation connaissent assurément une hausse importante », déclare John Burbank, président de Nielsen Strategic Initiatives.

 

Activités en ligne et courses alimentaires

45 % ont utilisé Internet pour obtenir une information sur un produit de grande consommation, 43 % ont recherché la meilleure offre, 33 % ont lu un prospectus/magazine de promotions, 33 % ont recherché des bons de réductions, 26 % ont navigué sur le site d’un fabricant, 18 % ont donné des feedbacks sur les réseaux sociaux et 11 % ont utilisé une liste de course en ligne. Les consommateurs européens sont 55 % à mener des recherches en ligne (pour vérifier des prix, lire des avis de consommateurs), 43 % à traquer la bonne affaire et 39 % à rechercher des informations sur un produit. Les Français, quant à eux, sont 47 % à déclarer faire des recherches, 40 % à acheter un produit en ligne et 36 % à traquer les bonnes affaires.


Temps passé en ligne pour des activités relatives au shopping alimentaire

D’après l’étude Nielsen, près de la moitié (47 %) des répondants a déclaré avoir consacré au moins 25 % du temps de recherche en ligne à leurs courses alimentaires. 23 % déclarent y consacrer au moins la moitié de leur temps de recherche sur Internet. Les Européens sont 25 % à passer moins de 10 % de leur temps de recherche sur Internet et c’est le cas pour 29 % des consommateurs français. 11 % des Européens et seulement 5 % des Français y consacrent plus de 50 %.

Pour les consommateurs déclarant utiliser Internet pour des recherches relatives aux courses alimentaires, plus de la moitié (de 63 % à 91 % en fonction du type d’activités) se connecte de façon hebdomadaire ou mensuelle. Un tiers utilise même Internet de façon quotidienne pour effectuer des recherches (37 %), donner des feedbacks via les réseaux sociaux (33 %), traquer les bonnes affaires (31%) et rechercher des informations sur des produits (31 %) !

Les consommateurs européens sont près de la moitié (47 %) à se connecter de façon mensuelle pour mener des recherches en ligne et 65 % pour effectuer un achat en ligne. Les consommateurs français sont 26 % à se connecter quotidiennement pour mener des recherches en ligne, 43 % le font de manière hebdomadaire. 8 % d’entre-eux effectuent un achat quotidiennement, 28 % de façon hebdomadaire et 64 % de façon mensuelle. 8 % se connectent chaque jour pour lire le catalogue/prospectus d’un distributeur, 49 % le font de manière hebdomadaire et 43 de façon mensuelle.

 

Méthodologie : l’étude Nielsen Global Survey of Digital’s Influence on Grocery Shopping a été menée du 10 au 27 février 2012 auprès de 28 000 internautes, dans 56 pays en Asie Pacifique, Europe, Amérique Latine, Europe de l’Est, Afrique et Amérique du Nord. L’échantillon s’appuie sur des quotas en termes d’âge et sexe au sein de la population internaute de chaque pays, et est pondéré de façon à être représentatif des acheteurs on line, avec une marge d’erreur de ± 0,6 %. Cette étude Nielsen s’appuie uniquement sur le comportement des répondants disposant d’un accès à Internet (la pénétration d’Internet est variable selon les pays, et Nielsen utilise un ratio minimum de 60 % de pénétration d’Internet ou 10 millions de population on line). L’étude Nielsen Global Survey a été initiée en 2005.

 

Source: Trad'Consulting, par catherine HEURTEBISE avec e-marketing.fr www.emarketing.fr et Nielsen

 

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 21:31

Comment bien préparer sa logistique cross-canal

LE CERCLE. Après le multi-canal, un nouveau chantier se présente aux logisticiens : celui du cross-canal. Et malgré leur sémantique proche, voire même parfois confondue, ces deux modèles de vente impliquent une organisation logistique très différente : flux, processus, organisation des équipes et systèmes d’information doivent être adaptés à ce nouveau contexte.

Du multi-canal au cross-canal

Des magasins dédiés, des distributeurs physiques ou en ligne, un site e-commerce, une application mobile ou un site de m-commerce… : la plupart des marques et enseignes ont, en quelques années, multiplié leurs canaux de distribution. Le multi-canal, c’est la capacité de toucher sa cible quelles que soient ses habitudes de consommation, sur le lieu de vente, chez lui ou au bureau, ou en situation de mobilité. En fonction du canal de vente, le client peut emporter son article s’il se trouve dans un commerce de proximité, ou se faire livrer chez lui ou dans un relais s’il choisit l’achat à distance.

Pour aller plus loin, et améliorer l’expérience d’achat des consommateurs, les marques sont de plus en plus nombreuses à mettre en place des solutions croisées : le mode de réception ne dépend plus du canal de vente, il est au choix de l’acheteur. On parle alors de cross-canal. Ainsi, certaines enseignes proposent désormais à leurs clients de commander et payer sur Internet (ou sur mobile), et de venir récupérer les produits dans l’un de leurs magasins. Inversement, pour augmenter le nombre de références disponibles, jusque-là limité par la surface de vente, des bornes interactives sont disposées dans les magasins : le client peut alors commander son ou ses articles, puis être livré chez lui. Très efficace en termes marketing, le cross-canal représente cependant un véritable casse-tête pour les logisticiens.

 

Entrepôts BtoB et B2C (e-commerce) : des flux logistiques différents

Jusque-là, les enseignes qui ont fait le choix de compléter leurs circuits de vente traditionnels BtoB (boutiques dédiées, franchisés, corner…) par la vente directe auprès des consommateurs (e-commerce principalement) ont, dans la très grande majorité des cas, retenu la solution d’un entrepôt B2C dédié, généralement confié à un prestataire logistique externe spécialisé dans le e-commerce.

Pourquoi ? Tout d’abord parce que le e-commerce s’est développé à très vive allure ces dernières années : pour les logisticiens, il a fallu « gérer l’urgence », sans disposer dans un premier temps du recul nécessaire pour traiter et optimiser les flux e-commerce. En effet, la gestion d’une plateforme logistique B2C, comparativement à celle d’un entrepôt B2B, requiert une structure de stockage, de l’outillage et des processus de travail bien à elle : gestion de petites commandes (bien souvent mono-lignes) et de flux variables (forte saisonnalité), surfaces de stockage plus importantes, chemins de picking plus longs, préparations plus complexes, multiples modes de transport et de livraison, etc. Ajoutée à cela l’absence de droit à l’erreur (les consommateurs sont très exigeants et n’hésitent pas à faire part de leur mécontentement à la communauté Web), la sous-traitance est apparue, pour bon nombre d’enseignes, comme la solution la plus rapide à mettre en œuvre, la plus souple et la plus économique (notamment du fait du coût des transports mutualisés).

 

Entrepôts cross-canal, à flux croisés : des avantages à ne pas négliger

Toutefois, certaines enseignes songent aujourd’hui, si ce n’est déjà fait, à ré-internaliser la gestion de leurs flux e-commerce : au contact de leur prestataire, elles en ont appris les fondamentaux, les contraintes et les pièges à éviter. Cette maturité vis-à-vis des processus e-commerce, associée à la montée en puissance du cross-canal, pourrait bien accélérer le mouvement de la ré-internalisation de l’ensemble des flux logistiques…
En effet, la solution d’une plateforme logistique unique capable de gérer l’ensemble des flux B2B et B2C présente de sérieux atouts pour les marques. A commencer par une homogénéisation des références disponibles : stockés dans un seul et unique entrepôt, tous les produits sont susceptibles d’être proposés, quel que soit le canal de vente. Tandis que les délais de préparation et donc de livraison sont également réduits, les transferts intersites (en particulier BtoB pour alimenter BtoC) étant alors inexistants. Plus globalement, c’est toute la chaine logistique qui peut profiter de coûts moins importants, étant localisée en un seul lieu.

 

WMS : une complexité à ne pas négliger

Avantageuse sur le papier, la mise en place d’un ou de plusieurs entrepôts à flux croisés ne s’improvise pas pour autant. Le système d’information sur lequel s’appuiera toute l’organisation doit pouvoir gérer les différentes typologies de commandes (e-commerce mono-ligne ou multi-lignes, réassort magasins, implantation des nouvelles collections, commandes inter-dépôts, etc.), de destinataires et de conditionnements (colis pour la vente de détail, cartons ou palettes pour les distributeurs, etc.).

En effet, si l’entrepôt cross-canal permet de réaliser des économies d’échelle, de simplifier et d’homogénéiser la gestion de stock et des expéditions, de traitement des flux, etc., il nécessite une solution capable de traiter ces processus distincts et croisés, et de les ordonnancer selon les priorités stratégiques définies par l’entreprise, telle que l’urgence ou la productivité. Dans tous les cas, le WMS devra disposer d’un paramétrage suffisamment fin pour s’adapter à toutes les situations, et surtout être en mesure d’absorber la charge. Car s’il « tombe », ce sont tous les flux logistiques, entrants comme sortants, qui seront à l’arrêt. Et l’activité de l’entreprise fortement pénalisée…

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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 09:24

Le géant de l'agroalimentaire compte vendre de plus petites quantités pour un prix plus abordable.

"La pauvreté revient en Europe", a dit Jan Zijderveld au quotidien allemand Financial Times Deutschland. (ERIC FEFERBERG/AFP)

"La pauvreté revient en Europe", a dit Jan Zijderveld au quotidien allemand Financial Times Deutschland. (ERIC FEFERBERG/AFP)
 

Le responsable pour l'Europe du géant anglo-néerlandais de l'agroalimentaire et des cosmétiques Unilever dit dans un entretien paru lundi 27 août voir "la pauvreté revenir" sur le continent, et veut adapter en conséquence sa stratégie.

"La pauvreté revient en Europe", a dit Jan Zijderveld au quotidien allemand Financial Times Deutschland, ajoutant: "Si un Espagnol ne dépense plus en moyenne que 17 euros quand il fait les courses, je ne vais pas lui proposer un paquet de lessive qui coûte la moitié de son budget".

 

Jan Zijderveld dit vouloir s'inspirer désormais en Europe des méthodes utilisées par Unilever dans les pays asiatiques en développement, en vendant des produits meilleur marché car en plus petit conditionnement.

 

Premiers tests en Espagne

"En Indonésie nous vendons des échantillons individuels de shampoing pour 2 à 3 centimes pièce et pourtant nous gagnons de l'argent", dit le responsable en Europe d'un groupe chapeautant des marques telles que Dove (savon), Magnum (crème glacée), Knorr (épicerie) ou Cajoline (adoucissant).

Le Financial Times Deutschland rapporte qu'Unilever a par exemple commencé à vendre en Espagne de petits paquets de lessive ne permettant de faire que cinq machines.

 

"Les marchés en Europe sont un peu les jeux Olympiques de la distribution: le plus difficile! Qui se sort d'ici, celui-là y arrivera partout", a déclaré Jan Zijderveld.

 

Source: Challenge www.chalenge.fr (Avec AFP)

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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 20:27

Carrefour a besoin de trois milliards d'euros pour se relancer

Copyright Reuters
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Pascale Besses-Boumard

Le distributeur devrait annoncer une série de mesures mercredi. Suppressions d'emplois, nouvelles orientations stratégiques, levée de fonds : le nouvel homme fort du groupe Georges Plassat passe à l'action. Un passage par la Bourse ne sera pas simple.

 Le nouvel homme fort du géant de la distribution, Georges Plassat n'a pas vraiment le choix. Il est effectivement condamné à prendre des mesures radicales s'il veut redresser un groupe en manque d'orientation stratégique claire depuis plusieurs années et par ricochet de marges de manoeuvres financières. Du coup, Carrefour devrait annoncer mercredi la suppression de 500 à 600 postes dans ses sièges français. Le groupe compte à ce jour 7.500 salariés en CDI. Ces annonces devraient, en outre, préfigurer une série d'autres décisions similaires, la direction envisageant de procéder par étapes.

 

Vers une augmentation de capital, mais à quel prix ?

Par ailleurs, le géant de la distribution réfléchit aussi à la façon de redynamiser son réseau de magasins. L'équation n'est pas simple alors que ses hypermarchés sont confrontés depuis plusieurs années à une régulière érosion des ventes et que la conjoncture est de plus en plus difficile pour ces groupes réalisant de très faibles marges. Selon certaines estimations, Plassat pourrait avoir besoin de trois milliards d'euros pour financer le redressement de ses hypermarchés européens. Quelle solution choisira le nouvel homme fort de la société ? Lever des fonds en Bourse sera ardu au regard d'un contexte peu évident pour les actions. En outre, Carrefour n'inspire pas la confiance de tous les investisseurs et une augmentation de capital classique ne pourrait se faire qu'avec une importante décote. Cela conviendra-t-il aux actionnaires qui verront donc la création d'un grand nombre d'actions avec une dilution automatique de leur participation ? Rappelons que Bernard Arnault associé à Colony Capital via la structure Blue Capital sont les premiers actionnaires avec plus de 22% des droits de vote.

 

Pour éviter, cette dilution, les dirigeants du distributeur peuvent aussi opter pour une émission obligataire voire une émission d'obligations convertibles en actions. Il faut dire que la marge de manoeuvre n'est pas simple au moment où le cours de l'action est toujours aussi bas. Actuellement, le titre se replie de près de 9% depuis le début de l'année (à 16,10 euros) quand le CAC 40 s'adjuge 9%. Sur trois ans, la chute atteint 50%. Un temps évoquée, la mise en Bourse des actifs immobiliers de carrefour n'est plus d'actualité. Au grand dam de Sébastien Bazin, le patron de Colony qui, avec son prisme immobilier, espérait bien retirer de cette opération de précieux capitaux pour compenser l'exécrable parcours boursier de Carrefour depuis son arrivée avec Bernard Arnault au capital du distributeur. L'action n'est certes pas à un cours plancher puisqu'elle est descendue jusqu'à....12 euros.

 

Des cessions d'actifs en prévision

En attendant de lever des capitaux frais, la direction de Carrefour peut toujours compter sur le cash issu de la cession d'actifs non stratégiques. Elle envisage ainsi quitter certains pays comme la Turquie, l'Indonésie ou la Pologne. Elle doit aussi prendre des décisions importantes vis à vis de l'Espagne et l'Italie qui connaissent de sérieuses difficultés économiques.

 Des annonces seront faites aussi à ce sujet mercredi, la veille de la présentation des résultats semestriels du géant Français. Les analystes attendent avec beaucoup d'impatience les premières mesures concrètes prises par Georges Plassat qui a promis des résultats d'ici à trois ans.

 

Source: Trad'Consulting, Pascale Besses-Boumard pour la tribune www.latribune.fr

 

 

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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 14:06

Fruits et légumes/Marges

                          Le Modef persiste et signe

                                           BO-FRUITS-RAYON.jpg

 

Le Modef réaffirme que les producteurs de fruits et légumes sont « rackettés » par la grande distribution, après que celle-ci a expliqué, mercredi, dégager des marges « extrêmement faibles voire négatives en moyenne » sur ce rayon.

 

« La FCD* vient de déclarer que ses taux de marges sur les fruits et légumes étaient négatifs. Le succès de la vente au juste prix des fruits et légumes sur Paris et l'Ile-de-France, organisée par le Modef, et la teneur des discussions avec les dizaines de milliers de consommateurs qui se sont déplacés, ridiculisent la communication de la FCD », écrit le Modef dans un communiqué du 23 août.

 

« Tenter de faire croire que les grandes surfaces perdent de l'argent sur le rayon fruits et légumes relève d'un mensonge scandaleux et provocateur pour les paysans qui sont rackettés et les consommateurs qui, au vu des prix pratiqués, doivent restreindre leur consommation de fruits et légumes. »

 

« Comment croire la grande distribution quand, par exemple, elle achète la tomate à 0,50 euro, la salade à 15 centimes ou la nectarine à 80 centimes, et les revend respectivement à 3 €, 1 € et 4 €. »

 

« Soit les gestionnaires sont des incapables, ce qui n'est pas le cas, soit ils imputent des charges sur les produits français qui n'ont pas lieu d'être. »

 

« Que les coûts de transport des haricots verts et de la pomme d'Afrique du Sud, ou de la prune d'Argentine... soient élevés, c'est vrai, mais ces coûts n'ont pas à être affectés à la production française », fait valoir le Modef.

 

*FCD : Fédération des entreprises du commerce et de la distribution

 

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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 13:36

A Gevrey-Chambertin, la grande crainte sur la "folie" du prix de la vigne

  chteau-de-gevrey-chambertin.jpg

GEVREY-CHAMBERTIN (Côte-d'Or) — En Bourgogne, "le débat n'est pas que ce soit un Chinois" qui a acquis le château de Gevrey-Chambertin, lâche le vigneron Jean-Marie Fourrier, "mais il l'a payé le double du prix. Ca fait exploser la valeur des terres", et par ricochet les droits de succession.

 

La valeur officielle de "l'ouvrée" (1/24e d'hectare) de vigne est calculée en fonction des dernières transactions notariales, qui servent ensuite au calcul des droits de succession (33% de la valeur).

L'ouvrée était à 18.000 euros à Gevrey, mais l'acheteur du château, propriétaire de salles de jeux à Macao, a payé le double en mai. Du coup, beaucoup de vignerons bourguignons craignent de ne plus pouvoir transmettre leur patrimoine à leurs enfants.

 

Et l'inflation continue: près de Gevrey, le milliardaire français François Pinault a acquis en juin une ouvrée de Puligny-Montrachet, un grand cru certes, mais pour un million d'euros!

"A ce rythme, on va tous se retrouver imposés sur la fortune. Une folie! C'est notre outil de travail. Et les jeunes qui veulent s'installer? Que l'Etat fasse quelque chose", s'énerve un exploitant résumant l'opinion générale.

"Quand mon grand-père a acheté des vignes en 1955, il a remboursé en un an. Aujourd'hui il faut des décennies", renchérit Jean-Marie Fourrier, qui exploite 10 hectares à Gevrey.

"Il y a déjà des gens qui vendent un bout de leur domaine pour payer les droits de succession", abonde Margaret Bastien, propriétaire de 4 hectares bio sur la commune.

 

Au pied du mont Afrique, des localités aux noms alléchants se succèdent sur la plaine de la Côte-d'Or semée de vignes: Beaune, Nuits-Saint-Georges, Vosne-Romanée, Morey-Saint-Denis, Gevrey-Chambertin...

Des bâtiments médiévaux surgissent régulièrement, tel le château de la discorde, achevé au XIIe siècle, aux pierres branlantes et aux toits moussus, qui "ne se visite plus", indique une pancarte. Rouvrira-t-il un jour, deviendra-t-il une résidence secondaire? Personne ne le sait.

"Une ruine", grince M. Fourrier, "il y en a pour des millions de travaux".

 

Devant le tollé suscité par la vente du château - "le symbole de Gevrey", "notre patrimoine qui s'en va", grognent les habitants -, le principal investisseur, Louis Ng Chi Sing, associé à "un groupe d'amateurs" de Bourgogne asiatiques et européens, a voulu rassurer vendredi, expliquant s'inscrire dans la durée en faisant travailler des professionnels de la région (sur la bâtisse) et deux viticulteurs du village (sur les 2,3 hectares de vignes).

 

"Epouvantable. Un château mythique comme Gevrey aurait dû rester dans la famille", râle Margaret Bastien.

Jean-Michel Guillon, président du syndicat viticole de Gevrey-Chambertin, a bien tenté de rassembler des investisseurs locaux pour acquérir la propriété, estimée au départ à 3,5 millions d'euros. Il a proposé 5 millions. "Mais le Chinois a proposé 8 millions", raconte-t-il.

Il fustige les anciens propriétaires: "ils n'ont pensé qu'au pognon", "on leur en veut"...

"J'aurais peut-être préféré que ce soit (un rachat) franco-français", admet le maire PS Jean-Claude Robert, mais l'investisseur va "mettre beaucoup d'argent pour la restauration".

 

Quant à la vente des vignes elles-mêmes, "ça fait longtemps que des Suisses, des Japonais et d'autres investissent ici", relativise M. Guillon.

Les 1.850 vignerons du département restent confiants: les étrangers ne pourront jamais se passer de leur expertise. "On fait de l'orfèvrerie, de la mécanique de précision", résume-t-il.

Copyright © 2012 AFP. Tous droits réservés

Source: Trad'Consulting, Marc Bastian (AFP)

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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 10:27

Et en voiture, Ernest !

Une invention qui lui vaut le prix national Stars et Métiers 2012.

Des aoûtiens gourmands sont servis par Martial, un des ambassadeurs de l'esquimau Ernest avec son triporteur.

Des aoûtiens gourmands sont servis par Martial, un des ambassadeurs de l'esquimau Ernest avec son triporteur. (photo xavier léot ). La Rochelle.

Qui dit triporteur dit trois roues. Deux grosses à l'avant, une petite à l'arrière. Plus deux pédales pour propulser l'engin, destiné, comme son nom l'indique, à porter quelquechose. Dans le film de Pinoteau, Darry Cowl était boulanger. Aujourd'hui, la plupart des triporteurs se rencontrent à proximité des plages, chargés d'une cargaison de glaces.

 

Chez Ernest le glacier, le triporteur est bien là, les crèmes glacées aussi, évidemment. À part ça, le véhicule qui a fait une apparition remarquée, ces derniers jours, devant la médiathèque, quai Valin ou place de Verdun, n'a rien à voir avec le triporteur de nos grands-pères.

Énergie électrique

À vrai dire, c'est un véhicule assez révolutionnaire. Premièrement, le vendeur qui se déplace avec le chargement gourmand n'a nul besoin de pédaler, son triporteur étant propulsé par l'énergie électrique. Deuxièmement, un réseau de batteries assure la production de froid permanent pour la glacière isotherme.

 

Et qu'y-at-il dans cette glacière ? Des bâtonnets, et seulement des bâtonnets. Tous enrobés d'une fine couche de chocolat Valrhona, et déclinés en six parfums (vanille-noix de pécan, coco, fraise-menthe fraîche, mangue, fruits de la passion, framboise).

 

Le tout - triporteur électrique et système de conservation de la glace - vaut aux frères Babin, qui ont repris l'entreprise Ernest fondée par leurs parents, d'être élus lauréats du prix national Stars et Métiers 2012 (lire par ailleurs), dans la catégorie dynamique commerciale.

 

Ce prix, qui leur sera remis en décembre, est une distinction de poids. « C'est exceptionnel, c'est la première fois qu'un artisan des métiers de bouche le reçoit, commente Freddy Babin. Ce prix couronne treize ans de création et de développement de l'enseigne. Nous sommes sensibles à cette reconnaissance, d'autant qu'on ne s'y attendait pas. Pour nous, c'est le Graal ! On devient ambassadeur de l'artisanat pendant un an. »

 

Cela dit, pourquoi le triporteur ? « Parce que nous étions sollicités depuis longtemps par les organisateurs d'événements tels que le Festival du film ou les manifestations organisées à l'Espace Encan, pour proposer nos produits sur place. Or la glace, c'est délicat et contraignant. Nous avons donc cherché une solution. »

 

12 000 esquimaux par an
 

Freddy et Nicolas Babin jugent que le bâtonnet glacé est le produit le plus adapté à cette clientèle particulière. En 2010, ils ont lancé la commercialisation du bon vieil esquimau, mais dans la pure tradition artisanale. « L'esquimau glacé est très ancien, mais on ne sait plus le faire de nos jours, on ne trouve que des produits industriels », explique Freddy Babin. Les bâtonnets d'Ernest, fabriqués dans le laboratoire de la rue du Port, sont aussi onctueux que les fameuses crèmes glacées vendues en pot ou au cornet. « En 2009, nous avons découvert une machine à fabriquer les bâtonnets chez un petit artisan italien. Nous lui avons demandé de la mettre au point et, après avoir reçu cette machine, nous avons travaillé près d'un an pour acquérir la technique et obtenir un produit impeccable. »

 

La clientèle ne s'y est pas trompée. Ernest vend quelque 12 000 esquimaux par an. « On pourrait en faire beaucoup plus, souligne M. Babin, mais il faudrait le valoriser. » C'est le rôle du triporteur.

 

Source : Trad'Consulting avec,  Christiane Poulin et Sud- Ouest  www.sudouest.fr

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