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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 12:04

FRANCE : VENTES RECORD DE VINS DE BOURGOGNE EN GRANDE DISTRIBUTION

                                                              FRANCE_VENTES_RECORD_DE_VINS_DE_BOURGOGNE_EN_GRANDE_DISTRIBUTION

Dans un contexte où les ventes globales de vins tranquilles en grande distribution française stagnent depuis un an, la Bourgogne est le seul vignoble qui enregistre à la fois un accroissement significatif des ventes en volume (+3,5 %) et une amélioration de sa valorisation moyenne (+2 %). Néanmoins, cette valorisation est plus mesurée que le marché français à +3%.


Avec 29,5 millions de bouteilles de vins tranquilles vendues et 194 millions de chiffre d’affaires (+5,8 %) réalisés en 1 an (fin juin 2012), la Bourgogne ne cesse de battre ses records et de grignoter des parts de marché sur le circuit.
Ces performances sont autant dues aux vins rouges qu’aux vins blancs. Les appellations Village du Mâconnais (+18,1 %), les vins de Chablis (+3,8 %), les appellations Régionales Bourgogne hors Aligoté (+4,2 %) sont très dynamiques sur le segment des blancs. En rouge, les AOC Régionales Bourgogne (+2,9 %) et les Villages de la Côte de Beaune (+7,1 %) affichent également une forte croissance.


Sur le marché des vins effervescents, qui stagne à son tour, le Crémant de Bourgogne excelle dans sa catégorie. Ses ventes en volume sont en hausse de plus de 8 % et son chiffre d’affaires croît de 8,9 % sur un an (fin juillet 2012). Avec près d’un demi-million de bouteilles supplémentaires vendues (nouveau record à 6,3 millions de bouteilles diffusées sur le circuit), la Bourgogne se positionne comme le 1er contributeur de la croissance du segment des AOC effervescentes, malgré un positionnement prix plus haut de gamme.

 

Source: Trad'Consulting avec www.vins-bourgogne.fr



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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 11:05

 

Avis aux amateurs!

Testé et approuvé, pour vous, ce matin.

 

N'hésitez pas à passer commande, tarifs préférentiels pour ventes groupées. Me contacter.

 

 

Suivre le lien ci-dessous.

 

http://www.youtube.com/watch?v=N7j8LnBvlp0&feature=player_detailpage

 

Excellente dégustation et merci pour les commentaires!

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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 09:55

 

Du vin bio à gogo

grappe-rieslingciva.jpg

"C'EST UNE ANNÉE COMPLIQUÉE." Quand on entend ces mots dans le vignoble au moment des vendanges, on peut s'attendre au pire. Météo calamiteuse, gels tardifs, orages, grêle, pluies, fortes attaques de mildiou et d'oïdium, avant même que le vin soit en cuve, on sait déjà que le millésime 2012 sera le plus faible en volume depuis 1991. Aux alentours de 42,5 millions d'hectolitres contre 51 millions en 2011. Les vignes cultivées en conventionnel, en bio ou en biodynamie ont subi les mêmes aléas climatiques mais la pression est plus importante pour ces dernières, exigeant une attention et une présence plus grandes dans les parcelles pour agir au bon moment. A tel point qu'il s'est murmuré et écrit que certains renonceraient au bio ou repousseraient le moment de leur conversion plutôt que de risquer la perte d'un millésime. A Ecocert, le principal organisme certificateur, on ne note pourtant aucune tendance confirmant ces rumeurs. Aujourd'hui, le vignoble bio compte 4 692 producteurs pour une surface de 61 055 hectares, dont 28 662 déjà certifiés et 32 393 en conversion (chiffres de l'Agence BIO, juin 2012).

Contre le mildiou, une seule solution : le cuivre, en sulfate ou en bouillie bordelaise. Ce métal lourd aux vertus fongicides est autorisé en bio à raison de 6 kg par hectare et par an. Son usage, uniquement préventif, constitue l'un des principaux problèmes de la bio et de la biodynamie, car il reste longtemps dans la terre. Or la teneur maximale tolérée par l'Union européenne est de 150 mg par kilogramme de matière sèche. En fait, tout ce qui s'accumule, c'est ce que la plante n'absorbe pas, le superflu, inutile dans la lutte contre le mildiou. D'où la nécessité d'adapter les doses en fonction de cette capacité d'absorption naturelle de la vigne, ce qui n'est pas une mince affaire. Même si celles-ci sont faibles - quelques centaines de grammes de cuivre à l'hectare -, elles s'additionnent au fil des passages renouvelés durant les fortes attaques de la maladie, et peuvent vite dépasser le kilo par hectare dans l'année. Le millésime 2012 sera "cuivré".

A ces complications météorologiques et sanitaires s'est ajoutée une nouvelle réglementation européenne (n° 203/2012) entrant en vigueur dès les vendanges 2012 et définissant un vrai label "vin biologique". Jusqu'à présent, seul le raisin était garanti bio et l'on se disputait depuis des années pour un cahier des charges de la vinification bio. C'est désormais chose faite. Le vin bio existe, parfaitement identifiable pour le consommateur comme pour le producteur, mais pour satisfaire le plus grand nombre, on a sérieusement arrondi les angles. Vendange mécanique, filtration, centrifugation, chaptalisation, levures exogènes, traitement thermique jusqu'à 70 ° sont autorisés ; le taux de sulfites se rapproche de celui des vins conventionnels : 100 mg par litre pour les rouges et 150 mg par litre pour les blancs et les rosés. Un modèle de tolérance et d'ouverture d'esprit qui devrait permettre à beaucoup d'apposer le logo "bio" sur leur étiquette. N'est-ce pas le but recherché ? Une demande qui ne cesse de croître, des prix supérieurs à la moyenne..., chacun veut sa part du marché bio, des cosmétiques au pinard. Seul problème, à chaque fois, les nouvelles règles tirent vers le bas.

 

On se souvient de l'introduction des graisses végétales dans la fabrication du chocolat décidée par Bruxelles en 2003. Depuis janvier 2009, les produits biologiques vendus en Europe peuvent contenir des résidus d'OGM à hauteur de 0,9 %. L'affaire est passée inaperçue, mais les éleveurs de poules bio, qui devaient les nourrir pour partie avec des grains cultivés sur la ferme, ne sont plus soumis à cette astreinte. Jamais d'attaques frontales ni de remise en cause brutale des principes mais, en rognant à la marge, sur les "détails", on dilue l'esprit même de l'agriculture biologique tout en allégeant les efforts pour s'en réclamer et profiter du label.

 

Lorsque voici quelques décennies, des gens d'ici et d'ailleurs ont décidé de cultiver propre, ils n'ont demandé l'autorisation à personne. Leurs règles, ils les ont fixées eux-mêmes et, en les observant, ils ont réussi. A tel point qu'après les sarcasmes et le mépris des débuts, les voilà face à la jalousie et à la convoitise de leurs détracteurs d'hier, impatients de légiférer pour accéder au tiroir-caisse. Désormais, tout le monde veut faire du bio et, au lieu de tenir fermement la bride, les "autorités compétentes" laissent filer la corde, ouvrant la voie au bio de batterie et de lobby.

La nouvelle réglementation sur le vin bio en est le dernier exemple.

 

 

Source: Trad'Consulting via Jean-Pierre Géné www.lemonde.fr  

"Le Vin pour tous", Myriam Huet, Dunod, 240 pages, 11,90 €. Petit précis à l'usage des amateurs, écrit par une femme qui aime le vin autant qu'elle le connaît.

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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 06:46

Des emballages à croquer

 

                                                            DR
                                                                  DR

Ce n'est qu'un objet promotionnel destiné à la restauration et aux organisateurs de Salons, mais il reflète une nouvelle tendance : l'emballage comestible. Toujours en quête de nouveautés et d'astuces pour mettre en valeur son espresso, Lavazza vient de présenter la Cookie Cup, une tasse en biscuit, à grignoter en même temps que l'on boit son café. Une fine couche de sucre glace assure l'étanchéité du contenant.

 

Une idée à rapprocher de celle de la boulangerie française Poilâne avec ses biscuits sablés Punitions en forme de petites cuillères, commercialisés depuis plusieurs années.

 

Le principe de produits alimentaires à la fois contenu et contenant est aussi à l'origine de la start-up franco-américaine WikiCell Designs. Ses fondateurs ont présenté en juin dernier un gel fabriqué à partir de composants comestibles capable de protéger une glace, une boisson ou toute autre sorte de nourriture. Les produits ne seront commercialisés qu'au printemps 2013, mais l'entreprise aiguise déjà l'appétit des investisseurs : elle vient de lever 10 millions de dollars auprès de Flagship Ventures et Polaris Venture Partners.

 

 

Source : Trad'Consulting avec Valérie LEBOUCQ et Benoit GEORGES  www.lesechos.fr
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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 14:08

Le e-learning n'est pas réservé aux seuls domaines "sérieux" de la formation aux applications informatiques, processus métier et autres règles de bonne conduite interne ou techniques de vente… La preuve avec les formations de Capital Vin…

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Il était une fois… dans le sud de la France, Gilles et Sylvie Ellul, deux passionnés du vin.

Sylvie, œnologue fraîchement diplômée, intervenant chez ses premiers clients, réalise qu’elle serait encore de meilleur conseil… si elle produisait aussi du vin. Quelques hectares de terre : le domaine Ellul-Ferrières naît, avec lui la société, Capital Vin - conseil et formation en œnologie pour des enseignes de la grande distribution et des professionnels du vin. Problème : les journées n'ont que 24h… Comment se démultiplier quand on doit s’occuper d’un domaine en parallèle ? Alors que les clients se font pressants : les demandes de formation s'accélèrent.

Opportunité : une enseigne de la grande distribution, déjà utilisatrice du e-learning dans d'autres domaines de formation, suggère à Capital Vin d'aller jeter un coup d'oeil du côté du blended learning : des modules e-learning pour les bases et l’analyse et la dégustation forcément en présentiel… Impossible de se passer de l'œnologue (au reste le voudrait-on ?) !

Mariage réussi, car si l’œnologie reste un art mobilisant vue, odorat, goût,  elle est une science, aussi, construite sur de multiples connaissances : celles des terroirs, appellations, cépages ; celles aussi des techniques de vinification. Des savoirs qui peuvent être transmis grâce à des modules e-learning enrichis de cartes, de photographies ou de  vidéos, de médias interactifs parfaitement complémentaires avec les interventions en face à face.

Chacun peut ainsi apprendre à son rythme, choisir le thème qui l'intéresse, y revenir, approfondir les sujets les plus importants. Les 7 heures de formation distancielle que constitue ce patrimoine e-learning sont régulièrement maintenues à jour des évolutions réglementaires, des changements d'appellation, etc.

Autre bénéfice de ce dispositif blended learning, selon Sylvie Ellul : "Je peux suivre les progrès de chaque apprenant, individuellement,  grâce aux quiz qui émaillent leur parcours de formation… Une sorte de coaching personnalisé qui me permet de me concentrer sur le plus important, plutôt que d'être une simple répétitrice des notions basiques !".

La solution sera présentée dans le cadre d'une soirée organisée par UNI Learning, l'agence de conception et de réalisation du dispositif, partenaire de Capital Vin, le 20 septembre à Paris. Démonstration, échanges… et dégustation de vin au programme : cela va de soi !

Il reste quelques places pour les retardataires… Des responsables e-learning, qui seront curieux, comme leurs collègues déjà inscrits des possibilités insoupçonnées du e-learning.

Source: Trad'Consulting avec Michel Diaz et www.e-learning-letter.com
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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 11:47

Le parler cru d’une «master of wine»

Isabelle Legeron avec une amphore utilisée pour son vin géorgien. Elle anime une émission télé sur le vin en Angleterre.
Isabelle Legeron avec une amphore utilisée pour son vin géorgien. Elle anime une émission télé sur le vin en Angleterre. (Photo That crazy french woman)

 

 Etablie à Londres où elle anime une émission télévisée sur les vins nature, Isabelle Legeron est la seule Française diplômée du célèbre «master of wine». Mais cette haute distinction ne l’empêche pas de dire ce qu’elle pense du milieu du vin, des AOC ou encore des amphores géorgiennes...

 

Par ELISABETH FRANCK-DUMAS

Dans un milieu qui croule sous les acronymes et distinctions, peu de sigles ont autant de poids et de prestige que le petit MW accolé à un nom. Pour les non-initiés, MW signifie qu’Isabelle Legeron est «Master of Wine», diplôme anglais qui couronne, après des études ardues, les plus calés des connaisseurs de vins. Elle est la seule Française à ce jour à avoir décroché la timbale. Mais à la voir sur la banquette d’un café du Marais, engoncée dans son sweat à capuche, on se sent bien loin (et heureusement!) du milieu compassé des dégustations de grands crus. Avant d’être MW, Isabelle Legeron, fille et petite-fille de vignerons, qui passe ses week-ends à cueillir les champignons ou entreprendre des fouilles sur les bords de la Tamise à la recherche d’antiquités, est d’abord nature comme les vins qu’elle défend. S’excusant de ne pas parler le français aussi bien qu’elle voudrait (elle habite Londres depuis vingt ans), elle déroule, à renfort de coups de gueule et d’envolées lyriques, le parcours atypique d’une crazy french woman.

 

Vous êtes née dans une famille de vignerons, mais avez découvert le vin en Angleterre. Paradoxal, non ?

Oui ! Ma famille a un vignoble dans le Cognac, ils distillent et vendent à des grandes maisons, et gamine, je passais mes mercredis et samedis dans les vignes. Mais j’ai voulu échapper à ce milieu. J’ai fait un diplôme de langues et de commerce, et puis, il y a une dizaine d’années, mon passé m’a rattrapée. Je me suis intéressée à la fabrication du vin, j’ai été guide dans des vignobles, et j’ai monté une entreprise de dégustation, Winelab, avant de me lancer dans l’aventure Master of Wine. C’est en Angleterre que j’ai découvert l’aspect disons «intello» du vin. En arrivant, je ne savais même pas qu’un Bourgogne était fait avec du Chardonnay…

 

Pourquoi avoir tenté ce terrible Master of Wine où il y a si peu d’élus, notamment français ?

A l’époque, en plus de Winelab, j’avais une activité de conseil, et j’étais en train de monter une émission télé sur le vin pour la chaîne Travel Channel. Je travaillais donc en indépendante et voulais le rester, et le MW est une manière de rencontrer des gens. Une fois qu’on est MW, on fait partie d’un club. Nous sommes environ trois cents dans le monde, dont trois Français. Mais si j’avais su qu’il y avait un taux de réussite aussi faible (7 %, ndlr), je ne l’aurais pas fait! Pendant quatre ans, j’y ai passé toutes mes soirées et mes week-ends. Les examens en fin de deuxième année sont redoutables, surtout la partie dégustation: sur trois jours, tous les matins, on teste douze vins à l’aveugle, d’où un travail de déduction pour les reconnaître, par rapport à l’acidité, au profil aromatique, au taux d’alcool, à l’affinité au bois –est-ce du bois neuf, ancien, américain… Tous ces éléments qui permettent de déduire l’origine du vin. Cela nécessite un investissement personnel, il faut aller soi-même visiter des vignobles, goûter les vins. J’avais des connaissances internationales sur les vins des Etats-Unis, d’Afrique du Sud, d’Espagne, et cela m’a aidée. C’est une des raisons pour lesquelles il y a si peu de Français qui soient MW, je crois, ils n’ont pas accès à cette diversité.

 

Vous avez embrayé avec une émission télévisée sur les vins nature qui s’appelle That Crazy French Woman...

 En effet. Les autres MW trouvent que je suis un peu excentrique! (Rires). En général, ils deviennent acheteurs, ou font du conseil pour les restaurants ou les caves. Pourtant, je crois que c’est uniquement quand on maîtrise son sujet extrêmement bien, que l’on a une formation très classique, que l’on peut vraiment s’en échapper… Au fil des années, je m’étais rendue compte que le vin était devenu pour moi un exercice intellectuel, je n’y prenais plus de plaisir. C’est d’ailleurs ce que je reproche à mon corps de métier et aux professionnels du vin. Beaucoup sont dans ce milieu pour le style de vie agréable qu’il procure, les soirées, les visites dans les vignobles, la dégustation pour noter et mettre dans des cases, faire des verticales de Petrus… Mais peu après mon MW, je me suis aperçue que les seuls vins qui me donnaient de l’émotion étaient ceux faits sur des sols grouillant de vie, par des vignerons intègres qui mettent très peu d’additifs. Je regrette que le vin ne soit plus un produit frais, qu’on veuille qu’il ait toujours le même goût, d’une année sur l’autre, que ça soit toujours le même, alors qu’un vin devrait refléter une année pluvieuse ou chaude. Ce sont ces valeurs que je veux défendre dans That Crazy French Woman.

 

Pourquoi pensez-vous que le milieu du vin est devenu trop sérieux ?

Je crois qu’il est sur-éduqué. Il y a cette idée qu’il faut s’y connaître en vin pour l’apprécier, ce qui est idiot. Je touche énormément de consommateurs grâce à mes dégustations, et c’est avec les gens qui s’y connaissent le moins que je m’amuse le plus, ils sont plus ouverts d’esprit.

 

Quel regard portez-vous sur le monde du vin en France ?

Ce qui m’étonne toujours ici, particulièrement dans les articles sur le vin, c’est cette béatification, ce romantisme par rapport au vin, ce manque de recul critique. J’ai l’impression que les gens n’ont pas la liberté d’affirmer qu’un vin n’est pas bon. Alors qu’il faut avoir les pieds sur terre pour parler du vin, c’est un produit agricole ! Le vin, ce n’est pas le design d’une cave… Pendant un temps, à Londres, j’ai travaillé avec une banque française dont les employés voulaient toujours déguster des vins français, et passaient leur temps à me dire qu’ils connaissaient tel ou tel producteur, ou que j’aurais dû choisir tel ou tel… Ils se sentaient obligés de s’y connaître car c’est si français, le vin, que ça ne donne aucune liberté pour connaître autre chose. Et même s’il y a du snobisme en Grande-Bretagne, et un goût pour les grands crus classés, il y a aussi une population très ouverte qui s’amuse avec le vin, plus qu’en France. Il y a d’ailleurs une chose assez surprenante en France, quand on va déguster dans un vignoble: on se rend très rarement dans les vignes. On visite la cave, on va voir les chais, et on passe à la dégustation sans avoir vu un pied de vigne. «Ah bon? Vous voulez voir les vignes? Pourquoi?»

 

Pourtant, la France est également un lieu de renouveau pour les vins nature…

Oui, c’est vrai, il y a des choses formidables, ici et en Italie, bien plus qu’ailleurs. Des gens comme Alexandre Bain à Pouilly, ou Sébastien Riffault à Sancerre, qui labourent à cheval, et reviennent aux sources du métier. Même si le système scandaleux de l’AOC devrait être aboli: quand on est un jeune producteur dans une appellation, qu’on fait des vins qui sont dits «atypiques» et que pour cette raison-là on n’a pas le droit à l’appellation, c’est une catastrophe. C’est pour cela que j’adore les appellations Vins de France, Vin de Table, Vin de Pays, c’est là que l’on trouve des gens hyper créatifs qui veulent sortir du carcan préhistorique de l’AOC.

 

Vous vous êtes récemment lancée dans la production d’un vin en Europe de l’Est ?

Oui, du vin en amphores, en Géorgie. C’est une spécialité de vins orange, macérés sur peau, très dorés et tanniques. Ils vieillissent dans des pots en terre, et l’on sent des éléments de sauge sèche, de thym sec. C’est très original! Les meilleurs vins en amphores sont italiens désormais, mais la Géorgie est le berceau du vignoble européen. C’est là qu’ont eu lieu les premières domestications de la vigne et les premières vinifications. Il y a une tradition de production personnelle, tout le monde a une cave sous sa maison avec des amphores enterrées. Avec des amis, nous louons un vignoble et avons racheté de vieilles amphores pour faire notre vin, Lagvinari, dont on espère produire quatre mille bouteilles cette année. On souhaiterait travailler avec une étudiante, et former la première femme vigneronne de Géorgie! 

 

Quelle est la place des femmes dans le milieu du vin aujourd’hui ?

Je n’ai jamais eu de problème en tant que femme, jamais d’expérience négative, même s’il est vrai que c’est un milieu dominé par les hommes. Le commerce du vin et le travail fermier étaient traditionnellement des métiers d’hommes. Je trouve que parler de vins de femmes est hyper limitant, mais je remarque qu’il y a plus de femmes dans les «petites» régions ou dans des aventures hors-norme. Dans le Languedoc Roussillon ou la Loire par exemple, il y a de belles opportunités, les gens ne sont pas encore établis, il y a peut-être moins d’a priori. C’est sans doute plus facile de se lancer, sans capital. On y trouve donc une proportion plus grande de femmes que dans des régions classiques et plus prestigieuses. Et maintenant que je fais mon propre vin, je me rends compte qu’il faut avoir une sensibilité à la vie qui passe, aux arômes. Et peut-être que les femmes ont l’ouverture d’esprit ou une espèce de douceur qui leur rend la tâche plus facile. Mais il ne faut pas se leurrer, toutes les femmes que je connais qui font du super vin, d’Elisabetta Foradori à Mylène Bru, ont de très fortes personnalités. Pour se faire respecter en tant que femme dans ce milieu et être prise au sérieux, il faut avoir la foi!

 

Isabelle Legeron et ses sites internet : www.thatcrazyfrenchwoman.com www.rawfair.com

 

Source : Trad'Consulting, ELISABETH FRANCK-DUMAS  www.liberation.fr

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 07:58

1855.com : une association fédère les clients n’ayant jamais reçu leurs vins

 

1855.com : une association fédère les clients n’ayant jamais reçu leurs vins

Comble pour un site de vente en ligne, c’est par l'internet que l’Association au Bénéfice des Usagers Spoliés par 1855.com (soit ABUS 1855.com) a pu voir le jour. Sur un forum de clients insatisfaits par les retards de livraison des vins qu’ils avaient acheté, Alain Ehrsam a lancé l’idée de créer une association à but non lucratif (loi 1901). En attente d'officialisation par une publication au Journal Officiel, cette association réunit déjà une quarantaine de membres, réglant une cotisation symbolique de 25 euros.

Vice-président de l’association, Philippe Misonne (voir photo) attend toujours une soixantaine de grands crus bordelais millésimés 2008 et 2009 commandés et payés sur 1855.com*. Pour lui, « ABUS1855.com a pour mission de permettre à ses membres de se faire livrer leurs commandes de vin, ou de se faire rembourser les paiements effectués, avec dommages et intérêts. Pour cela nous mettrons tout en œuvre pour aider chaque adhérent dans ses démarches. Nous ferons également en sorte que, par une communication massive, 1855.com ne puisse plus nuire à de nouveaux clients. »

Le site de vente de vins en ligne 1855.com n'a pas donné suite à nos demande d'informations au sujet de cette association. Le nombre de procédures judiciaires menés à son encontre par des particuliers demeure inconnu. En juillet dernier, la société1855.com était condamnée par le Tribunal d’Instance de Bordeaux pour retards de livraison (pour en savoir plus, cliquer ici).

 

* : le directeur général de 1855.com, Fabien Hyon, vient de lui promettre une livraison de ses primeurs 2009 dans la prochaine quinzaine.

 

Source: Trad'Consulting via www.vitisphere.com  

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 06:45

Grey Poupon : la moutarde très select sur Facebook

 par Nathan B.

Grey first

Grey Poupon, marque qui commercialise la moutarde de Dijon aux États-Unis lance une campagne sur Facebook où les fans sont triés sur le volet.

Les américains jettent un regard très chic et luxueux sur le patrimoine gastronomique français. Qu’il s’agisse de vin, de foie gras ou encore de moutarde. La marque Grey Poupon commercialise cette dernière aux USA et emploie tous les codes du haut de gamme voire du luxe. Aujourd’hui, la marque nous propose une opération social media centrée sur Facebook avec une application qui sélectionne les personnes dignes d’être fan de la marque.

Avec son application Facebook, la marque sonde vos informations pour en tirer tous les éléments qui feront de vous un membre exclusif du club… ou pas ! Si vous voulez tenter votre chance rendez-vous sur ce lien.

Grey Poupon

L’idée de faire de la page Facebook de la marque un club privée de fans est vraiment très intéressante. Chose étonnante, après avoir refait l’expérience avec un compte Facebook de test et donc sans grande communauté d’amis et sans réelle activité, l’application n’a pas accepté que je like la page. Elle m’a plutôt renvoyé vers une liste de contenu de marque afin que je puisse m’améliorer. Et bien sûr, c’est grâce à Grey Poupon que je vais pouvoir monter en société et en prestance.
Dans le cas contraire, l’application vous donne accès à une page profil dédiée où de nombreuses surprises seront dévoilées au fur et à mesure.

Grey Poupon

Quoi qu’il arrive, tout le monde peut liker la page de Grey Poupon, mais l’idée d’accepter ou non des fans à rejoindre la page via l’application renvoie directement avec les valeurs de marque : une moutarde pour les initiés aux produits de luxe. Une manière intéressante également d’aborder le haut de gamme sur Facebook.

Crédits

Source : Trad'Consulting, via Isabelle Clément CommunityManagementActus, Nathan B. www.lareclame.fr

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 10:44

 

  

SIAL: les 11 tendances de l'innovation alimentaire

Grand rendez-vous de l'agroalimentaire, le SIAL se déroulera du 21 au 25 octobre en région parisienne. Pour l'occasion, découvrons les 10 grandes tendances de l'innovation révélées par les organisateurs. 

 

 

 SIAL: les 10 tendances de l'innovation alimentaire

ALIMENTATION - Le SIAL se tiendra fin octobre en région parisienne.

REUTERS

 

Le plus grand rendez-vous de l'agroalimentaire, le SIAL, se déroulera du 21 au 25 octobre 2012 à Paris Nord Villepinte.

 

 Le Salon International de l'Agroalimentaire attire 6000 exposants venus d'une centaine de pays différents, installés sur plus de 260 000 m². Durant quatre jours, les organisateurs attendent près de 140 000 visiteurs venus des quatre coins du monde pour se tenir informés des innovations alimentaires. Selon l'étude menée en par XTC World en collaboration avec TNS Sofres, plus de 43% des Européens déclarent ainsi attacher de l'importance la nouveauté des produits.

 

L'offre et la demande, regards croisés  

Par cette enquête menée à l'échelle mondiale -Français, Britanniques, Espagnols, Brésiliens ou encore Américains ont été sondés- les organisateurs "ont voulu comprendre les leviers d'innovation côté industriel et côté consommateurs", résume Laurent Guillaume, directeur général TNS Sofres.  

A partir de cinq axes -plaisir, santé, praticité, forme et esthétique- l'étude a révélé que les consommateurs étaient davantage préoccupés par la santé que par le plaisir, principal axe d'innovation (52,5%). 

 

Les 11 tendances de l'innovation alimentaire 

D'après Xavier Terlet, président de XTC World innovation, douzes grandes tendances sont identifiables aujourd'hui par et pour le consommateur:  

 

- Malin et pas cher: le consommateur recherche des produits discount mais de qualité et dont il n'aurait pas honte de passer en caisse. 8 Français sur 10 déclarent rechercher le prix le plus bas.  

 

- Le petit luxe quotidien : des produits plus engageants, plus personnels, qui apportent des services et des bénéfices justifiant la dépense. 8 Français sur 10 s'offrent des petits luxes pour des moments de plaisir.  

 

- Cuisiner, c'est valorisant : Ces dernières années, nous sommes passés du "fais-le pour moi" au "aide-moi à bien le faire". 60% des consommateurs de 18 ans et plus déclarent aimer cuisiner. Pour 75¨% la cuisine c'est économique et pour 80% c'est maîtriser la qualité du produit.  

 

-Bon et beau: Le produit doit être bon et beau pour le consommateur. Il s'agit de faire du repas un moment privilégié avec l'ambition de combler tous nos sens.  

 

-Simplicité et transparence : Le consommateur veut comprendre ce qu'il mange et a besoin de transparence de la part des géants alimentaires. Entre 70 et 80% des consommateurs réclament de la transparence selon les pays.  

 

-Laissons faire la nature : La notion de temps est importante pour le consommateur.  

 

-100% confiance: Privilégier la confiance est essentiel. Un tiers des Français ont moins confiance dans les produits alimentaires. 

 

-La praticité: La notion de praticité reste un thème primordial. Deux tiers des consommateurs attendent une adaptation de leurs produits à leurs gestes. 

 

-L'alimentation se dote d'une conscience : consommateurs sont davantage sensibilisés à l'écologie et au développement durable.  

 

- Les produits locaux rassurent: Ils sont 7 consommateurs sur 10 à y montrer de l'intérêt.  

 

-Culture et identité: Au delà de l'aspect confessionnel, l'univers alimentaire puisera ses inspirations dans tous les pays du monde. 

 

Source: Trad'Consulting, Camille Boulate avec www.lexpress.fr

 

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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 11:24

Au Canada, les bières Molson transforment les sous-bocks en arbres !

 

La célèbre marque propose ni plus ni moins aux consommateurs de… planter le sous-verre offert avec la boisson. D'apparence tout simple, il contient en réalité des graines

 

Au Canada, les bières Molson transforment les sous-bocks en arbres !

 

 

 

 

 

Molson propose à ses clients des sous-bocks contenant des graines.

 

Une bière avalée, un arbre planté, voilà grosso modo le concept de l'opération marketing lancée l'été dernier par la marque de bière canadienne Molson Canadian.

 

Mais le projet “Red Leaf” (feuille rouge, traduit en français) ne se limite pas à l'engagement pris par l'entreprise de reboiser des parcs dans le pays. Loin de là. La firme incite plutôt ses consommateurs à retrousser leurs manches pour… mettre leurs mains dans la terre.

 

Pour chaque bière servie dans un bar ou achetée dans un supermarché, un rond est offert. Pas n'importe quel rond. Ce sous-verre, d'apparence pourtant très classique, est conçu à partir de graines et, une fois planté, va devenir un arbre. Une sacrée idée pour reverdir son image. Un millier de sous-bocks ont été distribués.

 

Combien de petites pousses ?

 

Le dernier spot de pub de la marque :

 

 

Source :Trad'Consulting,  http://inhabitat.com  ,Gaëlle JOUANNE www.chefdentreprise.com

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Published by TRAD'CONSULT0136
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