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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 16:20

SONDAGE  

Pour la quatrième année consécutive, l'agence marketing SoWine avec le concours de SSI est partie à la rencontre des consommateurs français de vin et de champagne pour étudier leurs attentes et analyser leur comportement. Voici les quatre grands enseignements de ce baromètre.

 

Ce baromètre proposé par l’agence spécialisée dans le marketing du vin, SoWine, souligne que 80% des Français estiment qu'il est essentiel de se renseigner avant un achat de vin ou de champagne. Conseils de l'entourage (59%), recommandations du caviste (43%), conseils de professionnels (20%) et salons de producteurs (15%) sont en 2013 les quatre principales sources d'information privilégiées par les consommateurs. Internet perd une place et devient la cinquième source d'information: dans un contexte de multiplication des messages et face au "paradoxe du choix", les consommateurs concentrent leurs sources sur Internet.

Fidèles aux blogs

L'opportunité d'échanger avec le producteur de vin reste une attente forte: 74% des internautes recherchent cette interaction sur les sites web de producteurs. En témoigne également la place grandissante occupée par les réseaux sociaux. Les blogs voient leur audience baisser: 35% en 2013 contre 41% en 2012. Néanmoins, les niveaux de confiance accordés aux contenus trouvés sur les blogs et les forums progressent, ce qui témoigne de la fidélité accordée à leurs auteurs.

Les sites des enseignes mal notés

"10% des Français achètent du vin sur internet, un chiffre en légère baisse vs 2012 (12%). A 90% les acheteurs sur internet plébiscitent les frais de livraison, à 89% le prix d'achat, à 88% les promotions", rapporte Sylvain Dadé, cofondateur de SoWine avec Marie Mascré. Depuis quatre ans, les sites internet de producteurs occupent la première place des lieux d'achat en ligne (54%), un chiffre stable. Le classement des autres plateformes d'achat en ligne est plus versatile: 40% des acheteurs choisissent les sites de ventes privées pour 2013 (contre 50%/45%/40% pour 2012/2011/2010), 31% achètent sur les sites de cavistes en ligne (contre 30%/37%/40%) et 16% privilégient les sites de ventes aux enchères (contre 10% /15%/ 17%). Les sites de la grande distribution terminent le classement, à 15% (contre 15%/14%/11%).

Le smartphone en vedette

50% des Français détiennent un smartphone (43% en 2012, 28% en 2011, 15% en 2010). L'accès à l'information en situation de mobilité se développe: en 2013, 47% des visiteurs de sites internet de producteurs souhaitent pouvoir y accéder depuis leur smartphone contre 28% en 2012. 25% souhaitent avoir la possibilité de commander directement via leur mobile. Cette statistique s'élève à 38% pour les grands acheteurs*.

Source: Trad'Consulting par Sylvie LEBOULENGER via www.lsa-conso.fr

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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 14:14
Pour savoir d'où viennent les produits vendus dans les hypermarchés, mieux vaut lire l'étiquette en long, en large et en travers Qui fabrique les produits pour Casino, Auchan, Carrefour ou Leclerc ? Parfois les mêmes usines que pour les grandes marques, parfois de petites PME. Pour s'y retrouver, il faut passer maître dans l'art de décrypter les étiquettes. En se baladant dans les allées du « MDD Expo », qui se tenait récemment à Paris, on découvre qui se cache derrière les produits vendus sous « MDD », marque de distributeurs. Des grands groupes, Bonduelle, Lactalis (pour les produits laitiers), de grandes marques comme Labeyrie ou Delpeyrat et un tas de petites entreprises fournissent la grande distribution. Mais sur l'étiquette, difficile de savoir d'où ça vient comme l'a montré le récent scandale des lasagnes au cheval. Sur le stand de Delpeyrat (produits du Sud-Ouest), les jambons sont vendus à Casino, Carrefour, Cora, Monoprix ou encore Super U. Delpeyrat n'est jamais mentionné sur les emballages, mais uniquement le service consommateur du distributeur. Pour savoir d'où vient un produit, il faut pouvoir décoder le code EMB, pour emballeur, une mention obligatoire. Il est composé du préfixe EMB, suivi du code Insee du département et de la commune. Sur internet, de nombreux sites permettent de remonter le fil. Voilà pour l'origine. Certaines mentions donnent ensuite d'autres indications. Sur le stand Delpeyrat, la démonstratrice désigne par exemple du jambon de Bayonne a priori similaire en tout point. En regardant de plus près, le consommateur remarque que le premier, de Casino, a été affiné 9 mois tandis que le second de « U Saveurs », la marque premium de Super U, a vieilli 12 mois. La garantie des AOC « Chacun a ses recettes, ses demandes un peu spécifiques », confirme un commercial de Sole mio. Cette PME basée à Valence fabrique des pizzas cuites au feu de bois et fournit à 95 % pour la grande distribution. Mais quelle est la différence entre une pizza Carrefour ou Casino ? Certains demandent des pizzas de 400, 420 ou 440 grammes. Dans les ingrédients aussi, il y a des différences, dans les doses de jambon, de fromage, détaille-t-il. « On essaie de les convaincre de suivre nos recettes » mais « nous n'avons pas beaucoup de marge de manœuvre et les relations avec la distribution sont de plus en plus dures ». Pour leurs produits MDD, les enseignes font des appels d'offre sur un certain volume et avec leur cahier des charges. Les fabricants y répondent et les contrats en général sont conclus pour un an avec le plus offrant, raconte Eric Foex, président pour la France d'Ambrosi Emmi, qui fait 25 % de son activité en MDD. Et c'est à partir de ce cahier des charges que le consommateur peut juger la qualité des produits. Sur les produits d'appellation d'origine contrôlée (AOC ou IGP), il n'y a en général pas de mauvaise surprise. « Si c'est un produit AOC, on ne peut pas descendre en dessous du cahier des charges de l'AOC », explique Eric Foex. Par exemple, un comté, pour s'appeler ainsi, doit avoir été affiné au moins 4 mois. Si un distributeur demande un affinage 3 mois, il ne peut y apposer l'appellation comté. En principe, les indications d'origine sont indiquées par des logos sur l'emballage. Mais pour s'y retrouver dans cette jungle des étiquettes, un coup de main peut s'avérer utile. Le site mesgoûts.fr décortique 15 000 références de la grande distribution et des grandes marques. La qualité, les apports nutritionnels, le prix ou le nom du fabriquant y sont indiqués (il faut s'inscrire pour avoir accès à la base de données). Et les grandes marques n'y sont pas forcément mieux notées que les produits MDD… C'est une vénérable institution de 155 ans, la société Leroux, qui dépoussière, à la faveur du prix de l'innovation industrielle dans le Nord/Pas-de-Calais, une image un peu désuète liée à son produit phare, la chicorée. Il ne faut pas se fier aux bâtiments de briques couleur rouille où l'inscription Leroux en filigrane témoigne de l'ancienneté de l'usine. Dans une aile plus récente, dans une salle fraîchement rénovée, trône la machine pilote qui a valu à Leroux un prix couronnant plus de 10 ans de recherche. Le paquet rouge orné d'une Bretonne et du nom de la marque a été remisé il y a longtemps, pour laisser la place à 80 références de chicorée commercialisées : nouvel emballage pour les grains, le produit le plus connu, dosettes de produit soluble, farine de chicorée proposée aux industriels pour améliorer le moelleux de leurs pains. Sécheur-torréfacteur « Certains de nos produits sont associés soit à des périodes relativement difficiles de l'histoire soit à des personnes plus âgées. Ce sont des pans qu'il faut intégrer mais il faut chercher à comprendre les attentes des consommateurs de demain et des utilisateurs », résume Olivier Hermand, directeur général de Chicorée Leroux. Grâce à sa nouvelle machine acquise en 2011, un sécheur-torréfacteur qui lui permet d'enregistrer de nombreuses données, Leroux peut identifier des qualités de la chicorée lui permettant « d'avoir un impact sur le produit final » : amertume, pratique culturale, variété de chicorée, explique Grégoire Volpoet, ingénieur R & D. Un des projets récompensé porte sur la propriété des antioxydants. Avec un temps de processus raccourci, la machine peut traiter rapidement 25 kilos de produit sur lesquels sont effectués les tests. En temps normal, 80 000 tonnes de racines sont récoltées entre septembre et décembre par une réseau de 250 planteurs, principalement dans le Nord/Pas-de-Calais (plus quelques champs en Picardie). Séchées, elles deviennent des cossettes, réduites à un poids de 23 000 tonnes, qui seront torréfiées et transformées sous différentes formes : grains, liquide, soluble, farine… A la fin, ce sont 16 500 tonnes qui sortent du site d'Orchies (Nord). La recherche et développement, auxquels est consacré « au minima 1,5 % du chiffre d'affaires chaque année », permet de « dépoussiérer le côté historique », souligne Olivier Hermand. Même si, note le dirigeant, l'innovation a « toujours » été au centre de l'entreprise : en 1863, cinq ans après ses débuts, la société déposait le premier brevet de Leroux pour une empaqueteuse mécanique qui traitait 200 paquets par heure. Source: Trad'Consulting via www.lest-eclair.fr
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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 07:52

Agroalimentaire : Ecobiotic veut révolutionner la conservation du vin

Michel Degré, le président d'Ecobiotic, filiale de la société lyonnaise Bio-Cork © Nelson Goutorbe
Michel Degré, le président d'Ecobiotic, filiale de la société lyonnaise Bio-Cork © Nelson Goutorbe
La jeune PME a mis au une capsule qui, disposée dans le robinet ou le bouchon des bouteilles, BIB (bag in box) ou barriques, permet d'assurer la diffusion lente et régulière d'un principe actif qui prolonge la conservation. Le dispositif pourra être étendu à d'autres produits agroalimentaires.

Cette très jeune société créée en 2012 à Castelnaudary (Aude) par deux seniors intrépides entrepreneurs, Marc Bonneau et Michel Degré, va révolutionner la conservation des produits agroalimentaires. Le système qu'ils ont mis au point et breveté assure une protection par la diffusion lente et régulière d'un principe actif grâce à une capsule dotée d'une très fine membrane. Le produit fini, actuellement en test chez plusieurs négociants viticoles, sera commercialisé fin 2013.
Marc Bonneau, l'inventeur de la capsule active, et Michel Degré, le président d'Ecobiotic, filiale de la société lyonnaise Bio-Cork, escomptent un chiffre d'affaires de 3 millions d'euros d'ici trois ans avec la création d'une dizaine d'emplois dans un atelier en cours d'installation à Castelnaudary, au cœur même du plus grand vignoble du monde. Les capsules seront manufacturées sur place.

Micro diffusion de sulfite

Le procédé a donc été développé par Marc Bonneau, ancien chercheur en micro-biologie de l'Institut Mérieux de Lyon, puis professeur à l'Ecole vétérinaire, en collaboration avec des chercheurs suisses du laboratoire de Changins dans le cadre d'un programme international Inter-Bio-Cork soutenu par la région Rhône-Alpes, la Suisse et l'UE, afin de développer des innovations technologiques dans la filière Vin. 
Les premiers développements de cette technologie d'avant-garde sont adaptés aux contenants vinicoles : bouteilles, BIB (bag in box) ou barriques. La capsule est disposée dans le robinet ou le bouchon. « Notre premier marché est naturellement celui du vin et notre implantation dans l'Aude est hautement stratégique. Nous sommes au plus près de nos futurs clients. Notre système va permettre une micro diffusion de sulfite traditionnellement utilisé pour la conservation du vin mais en en contrôlant la teneur. Grâce à notre système de membrane, nous sommes capables de garantir la diffusion à des doses infimes. Pour un BIB, ce sera finalement deux fois moins de sulfite pour une bien meilleure conservation dans le temps » explique Michel Degré.
Des développements sont envisageables dans le domaine de la libération gazeuse, pour assurer la conservation des jus de fruits ou du lait » assure Marc Bonneau, le scientifique du tandem Ecobiotic. 
Source: Trad'Consulting par Christian Goutorbe via www.latribune.fr

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 23:48

Intermarché renforce son outil de production agroalimentaire

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L'usine Capitaine Houat de Lanester (Morbihan). Le site appartient à Intermarché, qui possède aussi la première flotte de pêche française.

L'usine Capitaine Houat de Lanester (Morbihan). Le site appartient à Intermarché, qui possède aussi la première flotte de pêche française. Crédits photo : YVAN ZEDDAYvan Zedda

Le groupe Mousquetaires utilise des producteurs sous sa marque à la place de sous-traitants et souhaite s'affirmer dans le marché de l'agroalimentaire.

Fraîchement débarqués au port de Lorient, les poissons arrivent chaque matin dès 4 heures à l'usine Capitaine Houat de Lanester. Entièrement reconstruit après un incendie, le site appartenant aux Mousquetaires (Intermarché, Netto) a été inauguré jeudi. Lieu noir, merlan, cabillaud et crevettes y débarquent en cageot d'un demi-mètre cube avant d'être pesés, mesurés, triés à la loupe et préparés ou cuisinés dans les 24 heures. Ils sont ensuite vendus sous le label «Sélection des Mousquetaires». 60% du poisson vendu sous marque de distributeur (MDD) chez Intermarché et Netto provient de la pêche maison. Avec leurs 18 navires et 220 marins, les Mousquetaires disposent de la première flotte de pêche en France. Elle leur permet de détenir 19% du marché du poisson dans l'Hexagone. «Nul autre distributeur ne peut revendiquer une telle implication dans la filière mer», assure Jean-Pierre Meunier, président de la Société civile des Mousquetaires. Le groupement possède une maîtrise totale de la chaîne, de l'approvisionnement à la transformation, assurée dans les trois sites Capitaine Houat.

Celui de Lanester a étendu son savoir-faire au surgelé et aux produits élaborés. Ce qui permet aux Mousquetaires d'élargir en rayon leur assortiment de marques propres, l'un de leurs axes stratégiques. Les MDD génèrent 36% du chiffre d'affaires du groupement.

Production intensive et ajustement des coûts

La maîtrise de cette filière remonte à la fin des années 1980, avec la création de Capitaine Houat, qui produit 40.000 tonnes pour un chiffre d'affaires de 228millions d'euros. Leitmotiv: «assurer l'indépendance de l'approvisionnement, limité en fonction des espèces de poisson», explique Philippe Manzoni, patron d'Intermarché.

Avec leurs 60 usines, les Mousquetaires font figure d'ovni dans le paysage français de la distribution mondiale. «Cet outil nous permet de préserver notre capacité d'appro­visionnement face aux multina­tio­nales», souligne Jean-Pierre Meunier. Le pôle industriel (9400 salariés) a réalisé l'an passé 3,5milliards d'euros de chiffre d'affaires (+8% sur un an), sur les 39,1milliards affichés par le groupement. Déjà 11e acteur de l'agroalimentaire en France, les Mousquetaires veulent se hisser dans le top 5 d'ici à 2015.

Quand Leclerc, Carrefour ou Auchan sous-traitent leurs MDD auprès d'une multitude de fournisseurs, les Mousquetaires s'appuient sur des fabricants entièrement dédiés à leurs marques. Parmi elles, on trouve Pâturages (produits laitiers), Monique Ranou (charcuterie), Jean Rozé (bœuf, porc) et Aix (eau). «Avec une production intensive et la possibilité d'ajuster nos coûts de production, nous pouvons offrir les prix les plus bas, parce qu'il n'y a pas d'intervenant extérieur, assure Philippe Manzoni. Cela nous permet d'être beaucoup plus réactifs.»

À l'heure où l'antagonisme entre fournisseurs et distributeurs n'a jamais été aussi fort, les Mousquetaires y voient un atout dans les négociations commerciales. «Ce système nous permet de parfaitement connaître la chaîne de constitution des prix, y compris en période de tensions tarifaires liées aux matières premières», ajoute le dirigeant. L'enseigne n'exclut pas de défricher de nouveaux secteurs dans l'alimentaire.

Source: Trad'Consulting via www.lefigaro.fr

 

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 14:38

Les Français sont 80% à être déçus par l'offre actuelle de poissons, viande, pain, fruits et légumes en supermarché. Leur reconquête pourrait faire gagner aux distributeurs entre 5 et 10% de chiffre d'affaires.

 

     
Les distributeurs français veulent rendre leurs étals de produits frais aussi attrayants que ceux du marché. Ici, à Passy.
Les distributeurs français veulent rendre leurs étals de produits frais aussi attrayants que ceux du marché. Ici, à Passy. Jérôme Chatin/L'Express

Les distributeurs français cherchent à coups d'investissements et d'innovation la clé pour attirer vers leurs rayons frais une clientèle largement insatisfaite de l'offre actuelle de poissons, viande, pain, fruits et légumes... Une quête qui peut rapporter gros. Selon une étude du cabinet de conseil Oliver Wyman, les Français sont 80% à être déçus par les rayons frais de leurs grandes surfaces, leurs critiques se portant principalement sur la qualité, le visuel, la durée de vie des produits ou encore le manque de conseils et de services. Pourtant, "le frais sera l'un des défis majeurs de la distribution alimentaire des dix prochaines années", analyse Bernard Demeure, associé chez Oliver Wyman. "Gagner sur le frais se traduit immanquablement en termes de ventes, de part de marché et de rentabilité", ajoute Edouard de Mézerac, autre associé du cabinet.

Le frais est en effet un facteur clé de la satisfaction globale des clients (2,9 fois plus important que les autres rayons) et de sa fidélité. Par ailleurs, les clients satisfaits du frais dépensent plus en magasin que les mécontents. Leur fréquence d'achat est supérieure de 30% et leur panier moyen de 60%. Alors que le frais représente entre 20% (hypermarchés) et 50% (proximité) des ventes, les opportunités de croissance pour les distributeurs dans ce secteur sont donc non négligeables. S'améliorer sur le frais peut notamment permettre de gagner entre 5 et 10% de chiffre d'affaires et entre 2 et 4% de marge, selon Oliver Wyman.

Un enjeu que les distributeurs français semblent avoir bien compris à l'heure où la guerre entre enseignes fait rage et où chaque point de croissance est important face au repli des ventes dans l'Hexagone. Après l'avoir longtemps négligé, sans doute faute de réussir à y dégager une rentabilité immédiate - coûts logistiques importants et 8 à 10% de produits jetés -, chacun rivalise désormais d'initiatives pour revaloriser ses îlots fruits et légumes, poissonnerie, boucherie et boulangerie. "Soyons dans l'excellence pour les produits frais, ne sacrifions pas la qualité et le plaisir au prix", déclarait en juin le patron de Carrefour, Georges Plassat. Nouveaux meubles de présentation, éclairage flatteur, brumisateur pour conserver la fraicheur, partenariats avec des producteurs locaux: chacun tente de se démarquer et de séduire un consommateur toujours plus exigeant.

De nouveaux concepts fleurissent également comme Arcimbo (Auchan), alliant des halles façon marché et drive, ou Carrefour Bio lancé en mars. Même les hard-discounters se lancent, Lidl installant de nouveaux rayons à service, alors que Dia lancera en juin son concept Dia Fresh en France. "Pour autant, il ne suffit pas de réaffecter des mètres carrés et de doper les gammes pour que le succès soit au rendez-vous", avertit M. de Mézerac. "Il y a une vraieprime à l'innovation, avec une nécessité de s'améliorer en permanence", ajoute M. Demeure. Les clients insatisfaits constatant une amélioration sur le frais sont ainsi davantage enclins à recommander une enseigne que ceux qui à la base étaient pourtant contents, mais n'ont vu aucune progression (76% contre 46%).

Les consommateurs sont également en recherche de conseils et de véritable savoir-faire sur ces rayons. C'est sur cet aspect que misent Système U et Casino. Chez Monoprix (Casino), les employés seront donc placés devant des comptoirs et non plus derrière, pour aller davantage au contact des consommateurs et mieux les servir, a annoncé dernièrement la direction. Le patron de Système U, Serge Papin, estime que "la vraie modernité, ce n'est pas d'avoir la meilleure technologie, mais le meilleur boucher". Il souhaite embaucher 1000 nouveaux collaborateurs dans les métiers de bouche. "A l'heure du développement du commerce électronique, l'attrait des rayons frais est plus que jamais primordial pour continuer à faire venir les clients en magasin", conclut-il.

Source: Trad'Consulting par AFP via www.lexpansion.lexpress.fr

 
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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 09:23

La grande distribution : « Un monde à part »

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 Marges commerciales, ristournes et bons cadeaux : le tribunal de Mulhouse a prononcé trois relaxes, hier, dans un dossier où un hypermarché mulhousien cherchait à dénoncer une affaire de corruption entre un de ses ex-employés et un grossiste.

Corruptions active et passive : c’est pour ces deux délits graves qu’étaient poursuivis, hier devant le tribunal correctionnel de Mulhouse, un ancien chef de rayon d’un hypermarché mulhousien et un grossiste en fruits et légumes. « La qualification juridique semble compliquée, remarque le président Philippe Pin. Mais les faits sont très simples. » Pas tant que ça, quand on se plonge dans ce dossier.

Tout commence après le licenciement d’un chef de rayon, après 25 années de bons et loyaux services. « Tous les matins je me levais très tôt et je ne comptais pas mes heures, explique-t-il. Je faisais de mon mieux. Et du jour au lendemain, je me fais virer et on me ramène directement à ma voiture pour que je parte. » Le directeur de l’enseigne lui reproche d’avoir accepté des bons cadeaux, de la part du grossiste en fruits et légumes. Un grossiste aux produits de qualité, mais qui au final ne donne qu’un taux de marge à l’enseigne de 16 %, alors qu’il est de 24 % pour une enseigne similaire à Cernay et à Belfort.

Le chef de rayon privilégiait la qualité, « car nous étions en concurrence directe avec le marché de Mulhouse. Il fallait faire un choix ». Ce choix était de s’approvisionner plus chez le grossiste et moins auprès de sa centrale d’achat. « Mon directeur le savait, c’est lui qui signait tous les dix jours les factures » , remarque le prévenu.

« J’ai tout fait pour mon boulot »

Le magasin mène une enquête interne, notamment avec les déclarations de l’adjoint du chef de rayon – qui prendra sa place après son licenciement – avant d’alerter les autorités. Et il sert aux enquêteurs, sur un plateau, le fruit de son travail. Si l’ex-employé a acheté les produits chez ce grossiste, c’est parce qu’il recevait des bons cadeaux : 30, 50, 100 € (on évoque 2000 € sur trois ans). Le chef de rayon, en pleurs, ne comprend pas ce qu’il fait là : « Je suis en déprime. J’ai tout fait pour mon boulot. Chaque année, je touchais mes primes car je faisais du bon travail. »

Et ces bons cadeaux ? « Tous les chefs de rayons reçoivent des cadeaux, c’est une pratique courante dans la grande distribution », lâche-t-il. À ses côtés, le patron de la structure mulhousienne du grossiste et l’un des responsables de la holding tombent des nues : « Il y avait des règles fixées avec le directeur, lance le premier. Nous effectuions un travail complet. On aidait même à décharger et installer les produits. » « Quelle n’a pas été notre surprise en remarquant que ce magasin était sur le podium des structures à la marge la plus basse, constate le second. En clair, que nous ne gagnions vraiment pas beaucoup d’argent avec eux. »

Oui mais pour la partie civile, le préjudice est élevé : plus de 500 000 €, calculés sur trois ans par rapport aux marges des enseignes de Cernay et Belfort.

« Brûlé par une grosse machine »

« S’il y a bien un monde pourri en France, c’est celui de la grande distribution , lance le substitut du procureur, Christophe Deshayes. Cette enseigne a réussi à déclencher une enquête pénale alors que je me trouve au cœur d’une affaire prud’homale suite à un licenciement abusif. C’est vrai qu’il y a des cadeaux et des pratiques peu fair-play : mais ces pratiques se font dans tous les supermarchés de France et de Navarre. Après avoir voulu courir après le prix bas, on est tombé bien bas dans ce milieu. » Pour lui, la relaxe générale s’impose.

Les deux avocats des prévenus sont ravis. Mais non contents d’avoir entendu ces réquisitions en leur faveur, ils décident de contre-attaquer : « C’est inadmissible d’avoir pris pour cible un salarié pour dénoncer un marché, martèle pour le grossiste Me Alexandre Tabak. Car en fait, c’est exactement ce qui s’est passé. Mes clients ont perdu ce contrat pour rien ! » Et Me Aurélie Bettinger, pour l’ex-chef de rayon, d’enfoncer le clou : « Mon client a été brûlé par une grosse machine qui a monté un dossier à charge. On se demande pourquoi cela se termine devant un tribunal. Il faut savoir que depuis le 1er janvier 2011, et la loi Lemaire, on interdit le principe des marges arrières. Car ces enseignes, jusqu’à cette date-là, récupéraient à chaque fin d’année des ristournes chez les grossistes, représentant 4, 5, 6 ou 7 % de leur chiffre d’affaires par rapport à eux. Pour récupérer cette manne financière, cette enseigne n’a rien trouvé de mieux que de licencier mon client et dénoncer un contrat. C’est affligeant. »

Le tribunal a relaxé l’ex-employé (qui est en procédure aux Prud’hommes contre l’enseigne) et le grossiste.

 

Source: Trad'Consulting par GL via www.lalsace.fr

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 08:19

Derrière les caisses, à la direction et au sein du syndicat majoritaire: une sociologue a enquêté pendant trois ans au sein d'un grand groupe de distribution pour, a-t-elle expliqué à l'AFP, comprendre pourquoi malgré des conditions de travail "assez dégradées", il y avait "si peu de résistance" des salariés.

De cette expérience, entamée alors qu'elle n'avait que 25 ans, Marlène Benquet, aujourd'hui chercheuse au CNRS, a tiré un livre, "Encaisser", publié jeudi aux éditions La Découverte. La chercheuse a laissé dans l'anonymat le groupe en question rebaptisé "Batax", qui emploie quelque 100.000 personnes en France, mais que les curieux identifieront assez aisément au fil des pages.

Le livre est issu de sa thèse de doctorat, soutenue l'an dernier, et dont l'objectif était, explique-t-elle, de comprendre comment dans un secteur "avec des conditions d'emploi assez dégradées et qui se dégradent depuis une dizaine d'années, on peut expliquer qu'il y ait si peu de résistance ou d'opposition ou de conflits au travail".

"Pour répondre à cette question, il fallait reconstruire toute la chaîne qui mène d'une consigne de profit donnée par des actionnaires (....) aux milliers de personnes tout en bas qui se mettent au travail avec zèle", explique Marlène Benquet, qui a choisi pour ce faire la méthode de "l'observation participante".

Elle a donc mené son enquête de 2008 à 2010 "tout en bas auprès des salariés", en se faisant embaucher comme caissière dans deux hypermarchés puis en effectuant des stages "tout en haut auprès des dirigeants" aux ressources humaines et "de côté" auprès du syndicat majoritaire FO.

Pourquoi "cela ne craque pas" '

Dans son livre, la sociologue assure n'avoir "aucune velléité dénonciatrice", mais le tableau dépeint, agrémenté de la transcription de certains dialogues, n'en est pas moins désabusé.

Les situations tragi-comiques ne manquent pas. C'est notamment le cas au siège du groupe où il faut un badge pour entrer... et sortir et où demander à voir l'organigramme de l'entreprise est considéré comme une question incongrue. C'est aussi le cas aux caisses, où la séance de recrutement porte exclusivement sur l'apparence de la sociologue (coiffure, vernis, vêtements...) et en aucun cas sur le contenu du travail, et où les pauses-pipi ne sont pas un droit acquis, mais où une responsable lance: "il faut apprendre à vous retenir. On n'est pas à la maternelle".

Pour son expérience de caissière, elle a dissimulé son activité de recherche. Dans le livre, elle relève non sans humour que "l'argument de la science est de peu de poids face au sentiment de malaise et de ridicule ressenti lorsque, tel un espion de seconde zone enfermé dans les toilettes, on commente frénétiquement le comportement de ses collègues sur un cahier qui, caché sous une robe, vous sciera les côtes le reste de l'après-midi".

Aux ressources humaines, où elle s'est en revanche identifiée comme sociologue, elle croise des employés ayant souvent effectué toute leur carrière dans le groupe et issus de la promotion interne. Nostalgiques du temps où l'entreprise était décentralisée, ils dépeignent un "âge d'or", achevé vers le milieu des années 1990.

"Quand je suis arrivé, le principe c'est que chaque hypermarché était comme une petite entreprise autonome. Le siège ne nous donnait aucun ordre. On gérait tout", raconte ainsi "Monsieur J", qui regrette qu'aujourd'hui les chefs de rayon ne maîtrisent plus les achats. C'est la politique du chiffre et des financiers qui prennent le pouvoir.

Du côté syndical, elle dépeint aussi les relations complexes entre syndicats et direction, qui évoluent aussi avec "la financiarisation de la stratégie". Celle-ci fait que "le circuit de secours syndical" passe "d'un fonctionnement préventif à un fonctionnement strictement urgentiste".

En conclusion, Marlène Benquet se demande pourquoi "cela ne craque pas, toujours pas". "Au point qu'on se demande si le capitalisme est la fin de l'histoire et qu'en botaniste amateur, on s'interroge sur l'état dans lequel doit être un fruit ayant commencé à pourrir il y a bientôt un siècle".

Source: Trad'Consulting Par  via www.lentreprise.lexpress.fr


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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 12:39

A Biscarrosse, Sophie et Marie ne vendent que les vins des stars

A Biscarrosse, Sophie et Marie ne vendent que les vins des stars

A Biscarrosse, Sophie et Marie ne vendent que les vins des stars 

Élevées dans le culte des bonnes tables et l'amour des vins de caractère, après plusieurs années dans la communication, le coaching sportif et la restauration, Sophie Larchevêque et Marie Casalta viennent de créer «Pop Corner», la boutique officielle des vins de stars, au 30 bd des Sables à Biscarrosse-Plage dans les Landes. Un concept unique en France que les deux jeunes femmes ont pris soin de protéger. La décoration a été entièrement conçue par les deux associées dans un pur style années 60 avec ses fauteuils «bubble». La boutique propose une sélection qualitative de vins issus de vignobles de stars, de productions biologiques, d'éditions limitées et une gamme de millésimes (crus bourgeois et classés, grands crus classés). Le cadre est élégant et épuré, privilégiant un graphisme noir et blanc éclairé par des luminaires composés de bouteilles.

Brad Pitt, Carole Bouquet, Francis Ford Coppola...

Pop Corner a l'exclusivité pour la cuvée du Domaine de Miraval du couple Brad Pitt-Angelina Jolie, du vin Sangue d'Oro de Carole Bouquet, «notre ambassadrice absolue», souligne Sophie. Mais aussi pour le vin californien «Diamond Collection» de Francis Ford Coppola, le Chianti de Toscane de Sting, le vin espagnol d'Antonio Banderas, le domaine de Boiron de Cabrel, les vins de Pierre Richard, Jean Carmet, Léo Ferré, Charlotte de Turckheim et Trintignant… La franchise «Pop Corner» se dupliquera prochainement sur Biarritz, Courchevel, Paris et Saint-Tropez.

Le site. www.officielvinsdestars.com

A consommer avec modération !

Source: Trad'Consulting pae C.St-P. via www.ladepeche.fr 

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 18:57

Un caviste se spécialise dans les vins médaillés

 

Thierry Prat, 59 ans, vient d’ouvrir un magasin de vente en détail de vins à Beaune (Côte-d’Or). Pour se distinguer des autres cavistes, il mise sur les vins médaillés, tastevinés ou reconnus par la presse spécialisée. Baptisée Millésimes à la carte, sa boutique propose, via le système Enomatic, quarante bouteilles en dégustation permanente et payante.

Thierry Prat vient d’ouvrir un magasin de vente en détail de vin à Beaune (Côte-d’Or). © C. MICHELIN

Thierry Prat vient d’ouvrir un magasin de vente en détail de vin à Beaune (Côte-d’Or). © C. MICHELIN

Après une carrière dédiée au commerce, en particulier à celui du vin, Thierry Prat lance un nouveau concept de caviste à Beaune : Millésimes à la carte. En plus de conseiller et de permettre l’achat de vins provenant du sud Mâconnais au nord Chablisien en passant par les Côtes bourguignonnes, il propose en dégustation permanente une sélection de quarante vins médaillés, tastevinés ou qui ont fait l’objet de citations dans la presse professionnelle.

« Le meilleur de la Bourgogne », selon lui, est en libre dégustation grâce à Enomatic, un système de conservation des vins sous atmosphère contrôlée. Le client opère son choix et déguste au verre. Il faut compter de 50 centimes à 9 euros la dose de dégustation de 30 ml.

Une fois le vin goûté, le client peut décider d’acheter la bouteille. Si les viticulteurs du Mâconnais et du Chablisien ont été prompts à faire affaire avec Thierry Prat, « en jouant le jeu avec des prix propriétés », les producteurs des Côtes n’ont que peu adhéré au concept.

Est-ce la peur d’être déréférencé en cas de perte de médailles ? « On peut s’arranger avec d’autres millésimes ou cuvées », répond Thierry Prat. En effet, outre la quarantaine de vins médaillés proposés en dégustation libre, le commerçant vend également d’autres références non médaillées.

Ce caviste d’un nouveau genre veut travailler avec 300 fournisseurs (producteurs, coopératives et négociants) repérés au fil de sa carrière. Il propose aussi à ses clients des programmes thématiques sur la découverte des crus, des régionales (à partir de 5 euros les six doses de dégustation)…

Misant sur l’attractivité de la capitale des vins de Bourgogne qui accueille chaque année entre 1 et 1,5 million de touristes (dont 40 % d’étrangers), Thierry Prat compte ouvrir 300 jours par an avec un objectif quotidien de dix personnes en moyenne, générant dès la première année quelque 3 000 dégustations payantes et 12 000 bouteilles vendues.

Source: Trad'Consulting par Cédric Michelin via www.lavigne-mag.fr

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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 15:07

Le rosé, une couleur à part entière

 

Ventes en millions de litres des principales dénominations de rosés en hypers et supers (évolution à un an)

Données du 9 janvier 2012 au 6 janvier 2013.

Source : Iri pour Rayon Boissons

 

 

 

AOP côtes de Provence

 

 

34,1

 

 

IGP pays d’Oc cinsault

 

 

24,8

 

 

Vin de France sans IG

 

 

20,0

 

 

AOP cabernet d’Anjou

 

 

18,6

 

 

Vin d’Espagne sans IG

 

 

11,8

 

 

IGP pays d’Oc bi-cépages

 

 

11,4

 

 

AOP bordeaux

 

 

9,7

 

 

Vin Union Européenne sans IG

 

 

9,6

 

 

IGP de l’Hérault

 

 

9,3

 

 

IGP du Var

 

 

9,3

 

 

 

Au sommaire du dossier Vins Rosés du N° de mai 2013 de Rayon Boissons :

- Les distributeurs fond le dos rond

- Prix : le pic de fièvre sur les MDD

- Quand Carrefour fait la foire à la promotion

- Les vignobles gagnent en notoriété

- Les interprofessions annoncent la couleur

- La percées des nouveaux moelleux

Renseignements : Anne Pillet au 02 99 32 21 21 ou http://www.rayon-boissons.com/Gagnez-du-temps-en-vous-abonnant-en-ligne!


Source: Trad'Consulting par Y.D. via www.rayon-boissons.com
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