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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 01:20

enquete-conso-vin.jpg 

A chacun sa manière de le dire.

 

Pour la Nouvelle-République, « sodas et jus de fruits ont remplacé le vin à table », pour le Républicain Lorrain, c’est « la débandade des buveurs de vin ».

 

Plus sérieusement, Vitisphere, diffuse un graphique de piles tricolores qui montre les nuances de la situation.

On peut résumer ainsi : certes les « consommateurs réguliers » ne représentent plus que 17% des Français (51% en 1980, c’était hier). Mais 45% des Français boivent du vin une à deux fois par semaine du vin, « occasionnellement », contre 30% en 1980 ».

 

« Depuis 1985, relève Vitisphere, le vin reste la troisième boisson consommée aux repas (derrière l'eau du robinet et les eaux en bouteilles). En 2010, 24 % des sondés consommaient lors de leurs repas du vin, en 1980 ils étaient plus du double (50 %) ».

 

Dans une interview au site Atlantico , Perico Légasse, journaliste et critique gastronomique de l’hebdomadaire Marianne, essaie de cerner ce phénomène. A la question « doit-on y voir une déchéance culturelle »

 il répond : « Oui d'une certaine façon en ce sens que la consommation régulière de vin participe de la culture alimentaire française. Rappelons que le vin n'est pas un produit trophée qui sert à célébrer les grandes occasions ou à afficher un statut social mais une boisson de table destinée à accompagner le repas en donnant un complément alimentaire au contenu de l'assiette. On l'a trop souvent oublié ». Cette désaffection entraîne-t-elle celle de la table, tout court ? La réponse est oui, encore : « Ils se détournent déjà du repas au sens où l'entend la sociologie française, c'est à dire convivialement autour de la table et non en version accélérée individuelle comme c'est hélas de plus en plus le cas. Le repas familial se délite au profit d'une alimentation technique qui permet de se nourrir utilement en consacrant le moins de temps possible à l'acte alimentaire que ce soit sur le lieu de travail ou à la maison. Le vin apporte évidemment la dimension de convivialité et de partage nécessaire à l'humanisation du repas et à l'échange sensoriel entre individus. Aujourd'hui on fait le plein d'énergie comme un véhicule et l'on passe à autre chose ». 

 

 Inutile, toujours selon Périco Légasse, de se réfufier derrière la crise économie. S’il y a crise, elle serait plutôt de valeurs : « Celui qui subit une crise économique directe est le vin simple, le vin modeste, pourtant au rapport qualité prix excellent, du fait de l'effondrement de la consommation quotidienne de vin. Cette viticulture "d'entrée de gamme", pour parler marketing, pourrait cependant trouver des débouchés ailleurs, notamment dans l'Union Européenne, mais il s'avère que la préférence communautaire, qui devrait être un impératif, voire une obligation, est bafouée par tous nos partenaires européens qui vont acheter leurs vins pas chers dans les "nouveaux mondes".

 

A l’aune de cette étude, on prête une oreille attentive au petit discours prononcé par le critique Michel Bettane à l’occasion de la dégustation du Grand Tasting dont il est l’un des organisateurs. « Michel Bettane se fâche ». Ce titre barre l’accueil du site Bettane et Dessauve. Dans une vidéo, ce dernier se félicite du succès de cette manifestation, pour mieux pointer nos failles. « Je suis particulièrement fier de la présence de tous ces jeunes qui sont là pour apprendre le vin, qui ne sont pas là pour prendre une cuite, pour poser des questions aux vignerons, qui sont intéressés par ce produit, qui est aussi un produit emblématique de notre art de vivre, et j’aimerais que par exemple au ministère de la Santé et d’ailleurs où on a tant d’ayatollahs, ils puissent voir à quel point cette pédagogie du vin est utile pour la jeunesse ». La charge ma foi sonne juste, telle une réappropriation identitaire.

Source: Trad'Consulting via www.vitisphere.com

 

 

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 16:56

Ce matin à Nantes, la Maison des vins de Loire célébrait le premier anniversaire l’AOC “Coteaux d’Ancenis”, officiellement reconnue depuis 2011 et déclinée en trois couleurs. Un coup de projecteur bienvenu sur cette appellation à la frontière du Nantais et de l’Anjou.

 


coteauxdancenis

Photo © Domaine des Grandes Pierres Meslières

 


Les oenophiles Ligériens – et d’ailleurs – étaient conviés ce matin par la Maison des vins de Loire à venir, Place du Commerce à Nantes, rencontrer les vignerons des Coteaux d’Ancenis, qui faisaient découvrir leurs vins à l’occasion du premier anniversaire de l’attribution d’Appellation d’Origine Contrôlée. Un événement qui leur permet de poursuivre leur conquête du grand public.

 

Ancenis, située à mi-distance de Nantes et Angers, entretient depuis des siècles un lien fort avec la vigne et le vin : au XVIème siècle, la ville s’est imposée comme une place forte de la commercialisation par voie fluviale des vins de la région. Le premier syndicat viticole y a été créé en 1907.

 

Gamay et Malvoisie

Reconnue AOVDQS depuis 1954, l’aire d’appellation s’est étendue aux communes de la rive sud de la Loire en 1973. Devenue AOC en décembre 2011, “Coteaux d’Ancenis” couvre aujourd’hui 200 hectares et se répartit sur 22 communes des deux côtés du fleuve (14 en Loire Atlantique et 8 en Maine-et-Loire), une aire géographique qu’elle partage avec les muscadets Coteaux de la Loire. Le climat y est océanique tempéré, avec des hivers doux et des étés frais, et le terroir, disposé majoritairement en coteaux face au fleuve entre 20 et 80 mètres d’altitude, se compose de schistes, micaschistes, gneiss et roches vertes.

 

Mais c’est surtout l’encépagement qui fait la typicité des Coteaux d’Ancenis : gamay pour les rouges et rosés, malvoisie (ou pinot gris) pour les blancs moelleux. Le gamay donne des rouges et des rosés fruités et séducteurs, qui s’accordent avec volailles, viandes blanches et grillades. Le pinot gris, gourmand et floral, s’épanouit en apéritif, en dessert et sur certains fromages. La production des trois couleurs sur l’aire d’appellation est relativement équilibrée : 38% rouge, 39% rosé, 23% blanc.

 

Désireux de mieux faire connaître leurs vins et leur toute jeune appellation d’origine contrôlée, les vignerons des Coteaux d’Ancenis ont donc opportunément, à l’approche des fêtes de fin d’année, investi la Maison des vins de Loire. Il est à noter qu’ils mettent en place un certain nombre d’initatives oenotouristiques, notamment des randonnées et balades à vélo dans les vignes, à découvrir sur www.pays-ancenis-tourisme.fr.

 

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 10:13

La coopérative des Vignerons de Tutiac basée à Marcillac (Gironde) va proposer 450 journées d’animations en grandes surfaces en 2013. Tous les viticulteurs sont mis à contribution. Plus de la moitié des coopérateurs ont déjà reçu une formation.

Lydia Héraud, chargée du marketing des Vignerons de Tutiac.

 

 

 

La coopérative a fait ses calculs. Elle a un potentiel de 450 journées d’animation dégustation à proposer à la grande distribution. Ce calcul tient compte du fait que chaque coopérateur doit une journée d’animation par an ainsi qu’une journée par tranche de 10 hectares.

Pour aider les plus frileux, pas forcément à l’aise face à un public, la coopérative n’a pas hésité à les former. En trois ans, 300 coopérateurs, sur les 550 que compte la cave, se sont essayés pendant deux jours à la prise de parole, au contact avec le consommateur et à l’argumentaire de la gamme Tutiac.


« Notre marque Tutiac a été repensée et lancée en janvier 2012 autour de trois segments : des vins fruités, des vins traditionnels, avec la découverte des blayes et des bourgs, et des vins en fûts », explique Lydia Héraud, chargée du marketing desVignerons de Tutiac (230 000 hl produits par an, numéro un en Côtes de Bordeaux, 5 millions de cols écoulés en grande surface sur un global de 10 millions de bouteilles).


Dès 2013, ces journées d’animation dégustation vont être lancées dans des magasins de la région parisienne, du nord de la France et de la façade atlantique. La coopérative prendra en charge les frais du viticulteur ainsi que la journée d’animation, soit 180 euros par jour.

Une réflexion est en cours avec le syndicat viticole de Blaye qui devrait participer au financement de la mise en place de comptoirs dans les grandes surfaces. Une centaine de comptoirs sont prévus.

Source: Trad'Consulting par C. G. via www.lavigne-mag.fr

 

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 09:59

Vin et société

L’assemblée générale de Vin et société a élu, le 6 décembre, son nouveau président : Joël Forgeau, 46 ans. Ce producteur de muscadet, à la tête d’une exploitation de 21 ha, succède à Marie-Christine Tarby, qui exerçait la fonction depuis 2007.

Marie-Christine Tarby et Joël Forgeau, l'ancienne et le nouveau président de Vin et société. © A. AUTEXIER

Marie-Christine Tarby et Joël Forgeau, l'ancienne et le nouveau président de Vin et société. © A. AUTEXIER

 

« Je succède à une grande dame, dans tous les sens du terme. » C’est par ces paroles que Joël Forgeau, le nouveau président de Vin et société, a salué le travail de Marie-Christine Tarby, à la tête de l’association depuis six ans.

S’adressant à son prédécesseur, il a ajouté : « Vous avez fait changer le discours de la filière. Il y a dix ans, il n’était pas rare d’entendre des professionnels nier les problèmes liés à l’abus d’alcool. À les écouter, il n’y avait pas d’alcool dans le vin… Aujourd’hui, notre filière est bien plus modérée. Elle prend ses responsabilités et elle prône une consommation responsable. »

 

Quand on demande au nouveau président quelles seront ses priorités, il répond : « J’aimerais que nos détracteurs aussi adoptent un discours plus modéré… Je souhaite aussi m’attaquer à l’autocensure, notamment dans les médias. Aujourd’hui, plus personne n’ose montrer des gens avec un verre de vin. Pourtant trois Français sur quatre associent le vin à la convivialité. Le vin ne doit pas être un sujet tabou. »

À ce sujet, l’assemblée générale a été l’occasion de présenter les derniers chiffres du baromètre Ifop sur l’image du vin en France. Par rapport aux réponses données en septembre 2011, on constate que le vin s’offre de plus en plus souvent comme un cadeau.

 

Aujourd’hui, 87 % des Français déclarent offrir du vin quand ils sont invités et 83 % pour des occasions particulières comme un anniversaire. Le vin est aussi un vrai sujet de discussion, plus que le foot : 72 % de nos concitoyens abordent le sujet plus ou moins souvent, contre 44 % qui parlent de foot régulièrement.


 

Source: Trad'Consulting par A. A. via www.lavigne-mag.fr

À propos de Vin et société

Composée de vingt-neuf membres (sept organisations nationales et vingt-deux organisations professionnelles régionales), Vin et société est l’interlocuteur unique sur tous les sujets touchant la place du vin dans la société (du point de vue de la santé, de la prévention ou de l’art de vivre).

Cette association loi 1901 fédère et représente l’ensemble de la filière : production, négoce et interprofession. Elle dispose d’un budget de fonctionnement de 1,7 million d’euros. 80 % sont financés via les interprofessions et le reste par les organisations nationales (UMvin, CFVDP, Cnaoc, Vif et CCVF).

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 00:59

Les producteurs ou les collectivités investissent aux quatre coins de la France pour attirer et fidéliser les visiteurs.

Une maison des vins à Beaune

1 Le Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB) pilote le projet de création d'une maison des vins à Beaune (Côte-d'Or). Le futur site (3.000 m 2) est conçu comme un produit d'appel qui renverra à l'offre d'oenotourisme de tous les vignobles de la région. Estimé à 10 millions d'euros, le projet est pour l'instant suspendu à la désignation par le gouvernement de la ville qui sera la Citée de la gastronomie, celle de Beaune étant candidate.

Deux châteaux en Roussillon

2 Le groupe héraultais Vignobles Bonfils (1.360 ha de vignes, 19 domaines et châteaux) met le cap sur l'oenotourisme, en entrant à hauteur de 50 % au capital de Domaine & Demeure (rénovation des châteaux viticoles et exploitation touristique), dirigée par l'Irlandais Karl O'Hanlon. Les projets en cours portent sur la valorisation de 2 châteaux d'exception : le Capitoul, dans le massif de la Clape (Aude), et l'Esparrou, à Canet-en-Roussillon, dans les Pyrénées-Orientales.

Multi-activité dans l'Hérault

3 Dans l'Hérault, le pôle oenotouristique de Saint-Christol conçu pour 6 millions d'euros par l'architecte Philippe Madec ouvrira ses portes au printemps. A disposition : restauration, « activités pleine nature », halle camarguaise, patio, boutique, caveau, oenologue pour les ateliers dégustation.

 

Château-abbaye dans l'Hérault

4 Dans l'Hérault, près de Pézenas, le groupe immobilier francilien Sercib prévoit d'injecter 100 millions d'euros dans la réhabilitation du somptueux châteauabbaye de Cassan. L'opération de 22.000 mètres carrés comprend l'installation d'un centre de soins, la construction d'un hôtel 3 étoiles (120 chambres) et d'un centre oenologique de 9.500 mètres carrés. Ce dernier, dessiné par l'architecte Rudy Ricciotti, comprendra un chai d'élevage, un chai de vinification et une boutique. « Les travaux seront lancés mi-2014, pour une livraison fin 2016 », indique Nicolas Mignani, directeur de programmes.

Cahors : un chai ultramoderne

5 Dans le vin de Cahors, Alain-Dominique Perrin, ancien président des groupes de luxe Cartier et Richemont, accueille 20.000 visiteurs par an au Château Lagrézette, à Caillac (Lot). Pour développer le tourisme oenologique, il fera construire d'ici à 2014 un chai contemporain. D'un coût de 4 millions d'euros, dessiné par Jean Nouvel, sur son nouveau domaine de Landiech à Touzac, qu'il a acheté en 2006 et où il a replanté 20 hectares de vignes de cépage malbec. « Le nom de Jean Nouvel nous permettra d'inscrire le domaine de Landiech dans les circuits touristiques du Lot », se félicite Alain-Dominique Perrin, qui ouvrira aussi un restaurant et des chambres d'hôtes au domaine.

Bordeaux : un centre culturel

6 Le maire de Bordeaux, Alain Juppé, a lancé le Centre culturel et touristique du vin qui devrait ouvrir en 2015 au bord de la Garonne, au débouché des bassins à flot, en aval du centre-ville. D'abord estimé à 55 millions d'euros, ce projet ambitieux coûtera finalement 63 millions d'euros. Avec son bâtiment spectaculaire dessiné par l'agence parisienne X-TU, le centre espère attirer 400.000 visiteurs par an dont 300.000 touristes, soit environ 10 % de ceux visitant Bordeaux chaque année.

Un musée en Ardèche

7 L'Union des caves coopératives Vigneron Ardéchois (13 caves, 2.000 vignerons) a engagé depuis quelques semaines les travaux de construction d'un site oenotouristique de 1.400 mètres carrés, à Ruoms. Il sera opérationnel avant l'été 2013 au terme d'un investissement de 3,5 millions d'euros. Il abritera certes un caveau de dégustation et vente mais surtout un musée, un Jardin des cépages et un parcours oenotouristique interactif. Objectif : attirer un public de découverte culturelle et patrimoniale. En particulier les 300.000 visiteurs attendus par le futur Espace de restitution de la grotte Chauvet, en cours de construction à quelques kilomètres de là.

Source: Trad'Consulting Par Franck Niedercorn, Laurent Marcaillou et Didier Hugue via  www.lesechos.fr
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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 15:38

Condamné à plusieurs reprises ces derniers mois par les tribunaux pour défaut de livraison, le site 1855 perd son actionnaire historique et principale caution Jean-Pierre Meyers (L’Oréal).

Jean-Pierre Meyers (L’Oréal) se retire du capital du site de vente de vins en ligne 1855

DR

Jean-Pierre Meyers a-t-il senti que la situation devenait dangereuse pour sa réputation ?

Jean-Pierre Meyers, l’époux de Françoise Bettencourt dont la famille contrôle 31% de L’Oréal, s’est retiré du capital du site de vente de vins en ligne 1855 (www.1855.com), apprend-t-on auprès d’un proche collaborateur du dirigeant. Le site suscite depuis plusieurs années une vive polémique parmi ses clients amateurs de vins fins qui se plaignent de ne pas être livrés (lire notamment La Revue du Vin de France n°567, 564, 558 et 554). Au printemps dernier, la Justice s’était saisie du dossier et 1855 venait d’être condamné à trois reprises par les tribunaux de Bordeaux et d’Arcachon pour défaut de livraison des vins. Dès septembre 2011, le juge des référés du tribunal de commerce de Paris avait prononcé contre cette société une astreinte de 414 euros par jour de retard de livraison.

Jean-Pierre Meyers, actionnaire de 1855 depuis 2004 et caution la plus réputée du site, a-t-il senti que la situation devenait intenable, voire dangereuse pour sa réputation ? Il a investi entre 8 et 10 millions d'euros dans l'entreprise depuis huit ans. Il y a un peu plus de deux mois, il a averti son cabinet d’avocats Bredin Prat et son entourage proche qu’il s’était retiré du capital du site, tout en souhaitant garder la confidentialité. Et il a fait retirer la mention de sa participation dans 1855 de sa fiche Wikipedia. L’homme d’affaires n’avait en réalité plus le choix. Le 22 octobre dernier, le tribunal de Bordeaux avait condamné le site à verser 800 euros d’astreinte par jour et par bouteilles non livrées. Furieux d’être compromis dans ce qui apparaît comme un scandale commercial, plusieurs propriétaires bordelais dont la très influente Union des Grands Crus ainsi que plus d’une centaine de clients floués rassemblés au sein de l’association "Abus 1855.com" envisageaient de se retourner contre lui pour "soutien abusif".

Co-fondateur et président du site, Emeric Sauty de Chalon, 39 ans, titulaire d’un master Stratégie de Management obtenu à HEC et grand admirateur du fondateur d’Apple Steeve Job, avait imaginé dès 1995 un système permettant selon lui de "révolutionner la vente des grands vins de Bordeaux" en contournant les négociants traditionnels, ce que les spécialistes appellent "la place de Bordeaux".

LES LIVRAISONS DE VINS DEVENAIENT DE PLUS EN PLUS ERRATIQUES

Sauty avait en effet inventé un système audacieux mais fort risqué, la vente de vins avec zéro stock, ou presque. Son idée consistait à allécher les clients en vendant sur son site Internet ou par catalogue les plus grandes étiquettes de Bordeaux dans les plus grands millésimes, y compris en primeurs, sans forcément les avoir en stock ni même posséder d’allocations, ces fameuses promesses de ventes délivrées au compte goutte par les châteaux. Grâce à ce système, 1855 encaissait l’argent des commandes en s’affranchissant des coûts d’achat, de stockage et d’assurance des précieux flacons, des coûts pourtant supportés par les négociants traditionnels qui, eux, stockent les précieuses bouteilles plusieurs mois voire plusieurs années dans des caves sécurisées avant de les revendre aux particuliers. Une fois venu le temps de la livraison, c’est-à-dire dix-huit mois après la vente en primeurs, 1855 s’efforçait de racheter les vins sur le marché dit "parallèle", en réalité auprès de négociants, de cavistes voire des propriétés, pour livrer ses clients.

Seulement voilà : la très forte spéculation sur les glorieux millésimes 2005 et 2009 est venu casser cette mécanique. Le prix de ces vins ayant considérablement augmenté entre l’encaissement par 1855 des commandes des acheteurs et la date de livraison des bouteilles, le site s’est vite retrouvé dans l’impossibilité de livrer ses clients, sauf à perdre beaucoup d’argent. Depuis plusieurs années, les livraisons devenaient de plus en plus erratiques, provoquant la colère de la clientèle qui refusait le plus souvent d’être remboursée et réclamait son vin.

En 2009, les actionnaires et dirigeants de 1855, pour tenter de desserrer l’étau, avaient créé une "société fille", Chartrons, chargée de porter les commandes de vins en cours, soit à l’époque près de 20 millions d’euros et tenter de restaurer la réputation de la société mère. Juridiquement, ce montage permettait de protéger 1855, dès lors théoriquement à l’abri des procédures judiciaires pour non-livraison de vin. Mais les tribunaux n’ont manifestement pas été convaincus par la manœuvre et les condamnations se sont multipliées ces derniers mois, provoquant le retrait de Jean-Pierre Meyers. Pour tous les clients non-livrés, les propriétaires exaspérés par ces défaillances à répétition, cette décision constitue un tournant décisif dans ce qu’il faut bien appeler désormais « l’affaire 1855 ».



Source: Trad'Consulting par Denis Saverot et Jérôme Baudouin via www.larvf.com
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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 13:16

Michel-Edouard Leclerc a annoncé ce matin un plan spécifique en faveur des PME dans le cadre des négociations commerciales annuelles.

Invité de Bruce Toussaint sur Europe 1 ce matin, Michel-Edouard Leclerc a livré les grandes lignes de son plan en direction des PME qui sera finalisé lundi prochain : « On a décidé d’être proactif à l’égard des PME. (…)

 

 Nous voudrions clôturer les négociations avec elles au 31 décembre 2012 et non pas en février comme le veut la loi. Comme ça, elles auront plus de visibilité. On s’engagerait à accepter les hausses liées aux matières premières. Ce serait Leclerc qui les prendrait à sa charge, et non pas le consommateur. »

 

Un "investissement"
Ce plan coûterait au distributeur « un tiers de ses bénéfices en 2012 », selon son PDG qui insiste pour dire que ce n’est pas « un geste philantrhropique », mais un « investissement ». Et propose dans la foulée un raccourcissement des délais de paiement pour les PME : « Il y a aujourd’hui des délais de paiement réglementaires. A partir de chacun de ces délais de paiement, on proposerait une réduction du délai de paiement de dix jours. »

 

Quelle sera la réponse de la concurrence ?
Le thème du soutien aux PME avait été longuement abordé lors du coup d'envoi des négociations commerciales donné par LSA en octobre dernier et plusieurs distributeurs, Serge Papin fut le premier à s'exprimer sur le sujet. Michel-Edouard Leclerc pense que la concurrence va s’aligner d’une manière ou d’une autre : « On fait un cavalier seul, mais j’imagine que Auchan, Carrefour, Système U vont être obligés de le faire à leur manière. » Ce plan de mesure concerne 10 000 fournisseurs.

 

 

 

Source: Tradconsulting par Guillaume Bregeras via www.europe1.fr

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 10:57

Michel Bettane interpelle les politiques sur leur vision du vin politiquement correcte, démagogique et répressive

 

Coup de coeur pour la jeunesse et coup de gueule contre la classe politique 

 

Avec près de 15 000 visiteurs le week-end dernier au Grand Tasting 2012 organisé au Carrousel du Louvre par Michel Bettane et Thierry Desseauve, les deux auteurs du guide B+D pouvaient se réjouir d’avoir réussi à attirer beaucoup de monde à Paris pour découvrir pendant 48 heures les 2000 vins proposés par 350 exposants.

 

 Michel Bettane a particulièrement apprécié la présence de jeunes amateurs de vin visiblement très intéressés non seulement pour goûter les vins mais aussi pour échanger avec les vignerons. Par contre, le critique français a regretté vivement dans un entretien vidéo l’absence du monde politique : « j’aimerais que des hommes politiques osent venir à ce genre de manifestation plutôt qu’en permanence créer des concepts ridicules où le vin est considéré comme une boisson criminelle, etc… C’est terrifiant ! Mais ils ne viennent pas, ils n’ont absolument aucun courage dans ce pays et aucune vision sinon celle du politiquement correct, de la démagogie et de la répression. »

 

L’interview complète de Michel Bettane dans cette vidéo : 

 

 

 

Source: Trad'Consulting via www.bourgogne-live.com

 

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 01:16



E. LECLERC on-line : premier test réussi

 www.leclercmultimedia.fr. A l’approche de Noël, il nous fallait pouvoir rendre notre offre multimédia disponible sur le web. Les consommateurs peuvDepuis quelques jours, nous avons lancé notre premier site internet non-alimentaire : ent désormais commander un produit sur internet et disposent ensuite du choix entre deux modes de retrait : soit en magasin (dans les 4 heures suivant la confirmation de la commande), soit par livraison à leur domicile. J’insiste. Ce site internet, c’est une version expérimentale. Nos équipes tâtonnent, essayent, testent…sous l’impulsion de notre Commission Innovation et Développement de la marque pilotée par Olivier Huet (adhérent à Châteaudun), en s’appuyant sur les équipes opérationnelles en charge de l’internet marchand au GALEC, pilotées par Christophe Bacot (adhérent à Verdun). Comme pour leclercvoyages.com, leclercmultimedia.fr sera amené à évoluer au fil des mois. Pour le moment, une petite centaine de produits seulement est disponible à la vente. C’est voulu. Il nous faut maîtriser les flux, afin de perfectionner notre système de prise de commande et de livraison. Et puis 400 magasins-relais, ce n’est pas rien à coordonner. Il faut aussi faire respecter le cahier des charges, une gageure pour des indépendants (joke) ! Une fois que nous aurons procédé aux réglages définitifs, nous pourrons alors élargir notre offre. Après leclercdrive.fr et leclercvoyages.com, leclercmultimedia.fr est en quelque sorte l’Acte 3 de notre stratégie. Toutes nos ailes seront déployées en 2015. Tout ce qui se passera avant cette date aura vocation à nous préparer à cette échéance. Quoi qu’il en soit, on y va ! Il y a toute une équipe derrière. Travail considérable… je confirme : en 2015 nous serons vraiment la première enseigne multicanal et multi-formatSource: Trad'Consulting  par M.E.L via www.michel-edouard-leclerc.com

 

 
30 novembre 2012
E. LECLERC on-line : premier test réussi
 
 

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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 15:23

 

 

La Mutualité française, qui représente les mutuelles santé, a annoncé mercredi avoir décidé de porter plainte pour diffamation contre un dirigeant d’une association de médecins libéraux ayant affirmé qu’elle était « le plus gros propriétaire viticole de France ».

Vignoble-Bardet.jpg

 

« Trop c’est trop », a affirmé dans un communiqué le président de la Mutualité française Etienne Caniard, estimant que « la ligne jaune a été franchie », alors que des organisations de médecins libéraux ont multiplié ces derniers jours les attaques contre les mutuelles pour leurs réticences à rembourser les dépassements d’honoraires et leur volonté de créer des réseaux de soins.

 

« Cette affirmation pourrait faire sourire, c’est une évidence, la Mutualité française ne possède aucun arpent de vigne. Pour autant, de telles affirmations, aussi mensongères soient-elles, peuvent semer le doute », a argumenté M. Caniard pour justifier la plainte.

 

Sur le site nouvelobs.fr, un ophtalmologiste parisien, David Schapiro, vice-président de la toute récente Union Française pour une médecine libre (UFML) a affirmé en parlant des mutuelles qu’elles avaient « des bénéfices faramineux, des trésors de guerre ». « La mutuelle MACSF vient d’acheter pour 200 millions d’euros le Château Lacombe, dans le Bordelais. La Mutualité française est le plus gros propriétaire viticole de France ».

 

Or la MACSF est une compagnie d’assurance pour les professionnels de santé, ne dépendant donc pas du code la mutualité mais du code des assurances.

« Cette entité (…) a été créée en 1935 à l’initiative d’un syndicat de médecins libéraux et regroupe quasi essentiellement des médecins. Le ridicule ne tue pas mais n’exonère pas d’un procès », a estimé M. Caniard.

 

 

Source: Trad'Consulting via © AFP pour www.lejournalduvin.com

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