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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 08:40

gms allée centrale

Leader mondial des études et de l'information, Nielsen suit à la trace le comportement des consommateurs. En France, l'institut fonde ses études sur un panel de 17.000 foyers que complète une enquête trimestrielle sur le moral des ménages menée dans 58 pays. Laurent Zeller, PDG de Nielsen France, livre aux « Echos » son analyse sur ce coup de frein dans la consommation des Français.

 

Quels sont les résultats de vos dernières données sur les achats des Français ?

A fin mars, au 24, très précisément, nous observons encore une croissance de 1,8 % en valeur dans les produits de grande consommation achetés dans les grandes surfaces. Mais, pour la première fois depuis 2009, les volumes vendus sont stables. On ne peut pas parler d'un décrochage brutal, car nous sommes dans une industrie plutôt résiliente qui, contrairement à l'automobile, ne connaît pas de fortes hausses pas plus que de baisses brutales. Pour autant, il y a bel et bien une rupture de consommation que nos chiffres font remonter au mois d'octobre dernier.

 

Cette tendance vous semble-t-elle devoir s'inscrire dans la durée ?

Je pense en effet que ce mouvement est relativement profond. La pression sur le pouvoir d'achat des Français existe bel et bien. Ils voient bien qu'ils ont moins d'argent disponible. Et pour ceux qui ont la chance d'avoir du travail, ils ont aussi moins de temps disponible, compte tenu des contraintes de productivité. Du coup, les ménages modifient leur façon d'acheter et de consommer. Ils prennent des mesures plus ou moins drastiques d'arbitrage dans leurs dépenses. Par exemple, ils sortent moins, vont moins au restaurant, mais peuvent en revanche se payer des petits plaisirs pas chers, une tablette de chocolat, un bon fromage, une bouteille de vin, ou réaliser des achats ludiques qui leur mettent un peu de baume au coeur. De la même manière, ils plébiscitent le « drive » et Internet pour optimiser leurs courses. Mais apprécient aussi des expériences de shopping qui sortent de l'ordinaire.

 

N'y a-t-il pas aussi un problème de confiance ?

Dans l'alimentation, la crise de la viande de cheval a créé un choc, pas tellement pour avoir mangé du cheval, mais pour avoir été trompé. Cependant, notre pays a l'une des meilleures chaînes alimentaires du monde, et je fais le pari que tout cela sera oublié après l'été. En revanche, plus largement, quant à leur perception de l'avenir et des arbitrages nécessaires, il ressort de notre étude trimestrielle que la France se classe 51e des 58 pays observés en termes de confiance des consommateurs. Anticipant d'éventuels coups durs dans leur emploi et sur leurs factures de la vie de tous les jours, les Français ont un réflexe de fourmi.

 

Source: Trad'Consulting par Antoine Boudet via www.lesechos.fr

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Published by TRAD'CONSULT0136
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