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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 00:35

Cheval: Panzani touché aussi, d'autres filières incriminées

La société Panzani (groupe espagnol Ebro) a annoncé mardi avoir détecté la présence de viande de cheval dans plusieurs boîtes de raviolis commercialisées en France et fabriquées pour sa marque par William Saurin. (c) Afp
La société Panzani (groupe espagnol Ebro) a annoncé mardi avoir détecté la présence de viande de cheval dans plusieurs boîtes de raviolis commercialisées en France et fabriquées pour sa marque par William Saurin. (c) Afp

PARIS (AFP) - La découverte de viande de cheval dans des raviolis au boeuf Panzani a confirmé mardi l'existence en France de plusieurs filières d'introduction frauduleuse de cheval dans les produits préparés, comme le laissait entendre le gouvernement depuis plusieurs jours.

La société Panzani (groupe espagnol Ebro) a annoncé mardi avoir détecté la présence de viande de cheval dans plusieurs boîtes de raviolis commercialisées dans l'Hexagone et fabriquées pour sa marque par William Saurin. Les produits ont immédiatement été retirés de la vente.

Panzani est le dernier industriel en date à révéler la présence de cheval dans ses produits, après Findus, Picard, Nestlé ou encore Ikea.

Si d'autres sont apparues en Europe, jusqu'ici la seule filière d'approvisionnement de cette viande frauduleuse identifiée en France était la société Spanghero, contrainte d'abandonner le négoce de viande depuis la suspension de son agrément sanitaire pour cette activité.

Selon Panzani, William Saurin, qui assure depuis 13 ans la fabrication de ses raviolis, a bien "été victime d'une tromperie de la part d'un de ses fournisseurs", mais celui-ci n'est pas Spanghero.

"Il ne s'agit pas de Spanghero, celui-ci ne fait pas partie des fournisseurs de William Saurin", a indiqué à l'AFP un responsable de Panzani, sans pour autant donner le nom des sociétés qui fournissent William Saurin.

Cette information accrédite le scénario d'une "fraude généralisée" sur les filières d'approvisionnement de viande, évoquée par plusieurs membres du gouvernement depuis la semaine dernière.

Le ministre de la Consommation, Benoît Hamon, avait notamment laissé entendre le 21 février qu'"il pourrait apparaître qu'il n'y ait pas qu'une seule filière concernée par cette substitution de viande de cheval en lieu et place de viande de boeuf".

Mardi, il a indiqué que 40 prélèvements étaient en cours d'analyse par les agents de la répression des fraudes "sur des échantillons de produits hors filière Spanghero (...) afin de mesurer s'il y a plus de plats et d'entreprises incriminés que ce qui a été révélé jusqu'à présent".

"Ces analyses permettront de révéler l'étendue de la fraude", a ajouté le ministre, sans donner les noms des sociétés dans lesquelles ces analyses étaient effectuées, ni dire quand les résultats seront rendus publics.

"Il apparaît aujourd'hui qu'il existe un marché de la viande dans lequel se sont développées un certain nombre de pratiques spéculatives et où apparaissent différents agents" répartis dans toute l'Europe "exerçant parfois sans aucun agrément", a déclaré M. Hamon.

Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, avait déjà annoncé que des enquêtes étaient menées sur ces filières à l'échelon européen et qu'Europol avait été saisi.

"On s'intéresse particulièrement aux intermédiaires néerlandais", notamment le trader Jan Fasen, par lequel est passé Spanghero pour son approvisionnement en viande, a déclaré Benoît Hamon.

"Il s'agit d'établir quels sont les niveaux de complicité entre les uns et les autres", a-t-il expliqué, rappelant que M. Fasen a déjà été impliqué dans plusieurs scandales alimentaires, notamment un concernant de la viande de cheval argentin vendu en France sous l'étiquette "boeuf halal".

"Il incombe aux professionnels de vérifier par eux-mêmes ce qui entre chez eux", a souligné le ministre, annonçant qu'un renforcement des sanctions en cas de fraude sera introduit dans le futur projet de loi Consommation.

Les amendes, actuellement de 37.500 euros pour une personne physique et de 187.000 euros pour une personne morale, pourraient ainsi être portées à respectivement 300.000 et 1,5 million d'euros, assorti d'un prélèvement de 10% sur les chiffres d'affaires des entreprises concernées et d'une interdiction d'exercer.

 

Source: Trad'Consulting via www.tempsreel.nouvelobs.com

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Published by TRAD'CONSULT0136
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