Dimanche 15 septembre 7 15 /09 /Sep 11:54

Gruissan. Ils inventent les vins du futur

Hernan Ojeda, responsable de l'unité expérimentale de Pech Rouge rattachée à l'Inra de Montpellier, travaille à la mise en place des vins de demain, dans les vignes audoises./ AFP.

Hernan Ojeda, responsable de l'unité expérimentale de Pech Rouge rattachée à l'Inra de Montpellier, travaille à la mise en place des vins de demain, dans les vignes audoises./ AFP. 

C’est un domaine avant d’être un labo : 47 ha de coteaux, propriété de l’Institut national de recherche agronomique sur le Massif de la Clappe, en surplomb de la Méditerranée.

Divisées en parcelles, étiquetées et numérotées, les vignes d’ici produisent des jus nouveaux et parfois audacieux, issus d’hybrides conçus pour encaisser les maladies et le réchauffement climatique, qui fait prendre aux raisins un degré d’alcool par décennie, près de 3° en 30 ans.

«Sélectionner des cépages plus résistants aux maladies, nous semble la seule solution pour diminuer l’usage de pesticide», explique Hernan Ojeda, responsable de l’unité expérimentale. Car la vigne est après la pomme la deuxième culture la plus traitée en France, 6 à 20 fois par an selon les régions. Peu de traces dans les vins, mais beaucoup dans les sols et l’eau.

Par hybridation d’un cépage américain muscadinia et d’un vinifera européen recroisé depuis avec du grenache, du cabernet-sauvignon et du merlot, l’Infra obtient cette saison la 6e vendange vierge de tout traitement, mais blindée contre le mildiou et l’oïdium.

«On traite encore moins qu’en bio», relève le chercheur venu d’Argentine où, comme ailleurs dans le «Nouveau Monde» du vin, le Chili, l’Australie, on tourne sans pudeur le dos aux traditions pour s’adapter.

Ainsi, la «non-taille», ou taille minimale des ceps fait partie de ces nouvelles procédures testées ici - mais «adoptée depuis plus de 30 ans en Australie» - : la vigne, contrainte de s’adapter seule à son environnement, produit ce qu’elle peut gérer : moins de feuilles, mais plus de grappes. «Même si les baies sont plus petites, la production peut augmenter de 20 %», note-t-il. Plus lente à mûrir, elle compense aussi les effets du changement climatique en freinant d’elle-même la production de sucre - donc d’alcool.

Des techniques qui s'exportent

Bémol : «La vigne faisant plus d’effort elle réclame 15 à 20 % d’eau supplémentaire. Mais les coûts de main-d’œuvre sont facilement divisés de moitié».

Simultanément la révolution «Nature» se poursuit dans les cuves où l’Inra a déjà mis au point des techniques inédites comme le foulage par éclatement et la «flash détente» (on chauffe le raisin à 90° avant de le plonger dans une cuve sous vide) : «la phase de détente favorise la libération des composants recherchés, la couleur, les polyphénols, tout ce qui structure le vin et favorise son aptitude au vieillissement», résume Jean-Michel Salomon, directeur de recherches.

Pour le vigneron, du temps gagné : «Cinq minutes d’éclatement et quelques heures de macération, contre une à trois semaines. On peut obtenir très rapidement des vins charpentés», poursuit-il. L’intérêt est évident pour les caves industrielles. La plupart des grandes caves françaises sont désormais équipées mais le «flash détente» essaime aussi en Argentine et au Chili.

De même, cette vinification high-tech sait contrôler la fermentation en «freinant» la température, corriger l’acidification ou le degré d’alcool sans aucun additif ; ainsi avec «l’électrolyse membranaire», on cible les indésirables, même l’excès d’alcool.

«La technologie est plus chère que la chimie», reconnaît M.Salmon. Mais le gain est tel que ces innovations ont gagné les vignobles du monde entier, de l’Argentine à l’Australie, pour acidifier, désacidifier, désalcooliser, bref stabiliser les vins sans aucun ajout chimique.

Eurodia, partenaire industriel de l’Inra, exporte aujourd’hui cette technologie membranaire dans 25 pays, dont 300 caves rien qu’au Chili.


Par TRAD'CONSULT0136
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Samedi 14 septembre 6 14 /09 /Sep 08:59

Distribution : Le vin Marlère, seule boisson parmi les lauréats du prix des innovations PME d’Intermarché 

 

Le 10 septembre 2013, Intermarché a organisé à son siège de Bondoufle (95) son troisième Grand Prix des innovations PME. 70 entreprises ont exposé leurs nouveautés, toutes prêtes à en accorder l’exclusivité aux Mousquetaires pendant quelques mois. Seules dix d’entre elles ont gagné, à l’issue d’un vote réalisé par un jury dont Rayon Boissons faisait partie. Parmi les heureux gagnants ne figure qu’une seule boisson, en l’occurrence un vin : le bordeaux Marlère accords mets et vin, dernier né de la gamme Marlère présentée par Rayon Boissons en juin dernier.

 

Ces dix PME ont été récompensées par quatre mois de référencement dans les 1 800 points de vente du groupement, à compter de janvier 2014. Et quatre mois supplémentaires assortis d’une campagne de publicité pour le super élu qui sera désigné par les consommateurs en janvier 2014.

 

 

Liste des dix lauréats :

 

 

 

 

ENTREPRISES PRODUITS
LABORATOIRES SARBEC Soin des yeux lumière zéro fatigue
ACE INTERNATIONAL FOODS Croustilles de manioc
CAPITAINE COOK Marinade
PATISSERIE DES FLANDRES Les petits écus aux graines de tournesols
BRIOCHES FONTENEAU Brioche feuilletée
MARLERE Bordeaux supérieur
DELPIERRE Filet de poisson et son accompagnement
LUCIEN GEORGELIN Potimarron et carotte et topinambour à la noix de muscade
CHARCUTERIES GOURMANDES Rillettes au chorizo et rillettes au jambon Serrano & piment d'Espelette
CONFISERIE PINSON Pur bonheur fraise à tartiner

 

 

 

 

 

Retrouvez plus de détails sur ce prix dans le numéro d’octobre 2013 de Rayon Boissons. Renseignements : Anne Pillet au 02 99 32 21 21 ou http://www.rayon-boissons.com/Gagnez-du-temps-en-vous-abonnant-en-ligne!

Source: Tradconsulting par K.E. via www.rayon-boissons.com

 


Par TRAD'CONSULT0136
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Vendredi 13 septembre 5 13 /09 /Sep 09:28

70 m² dédiés aux produits alsaciens à Auchan Illkirch 

 

Situé à 10 km de Strasbourg, Auchan Illkirch (67) inaugure une boutique de 70 m² au sein de sa surface de vente, dédiée aux produits alsaciens signés Le Marché de l’Oncle Hansi. Lancée en GMS en juillet dernier, cette marque a été imaginée par Steve Risch, directeur de l’entreprise familiale Fortwenger (pains d’épices) et détenteur des droits de l’œuvre de l’artiste Jean-Jacques Waltz. Lequel est devenu célèbre sous le pseudonyme de Hansi pour ses représentations naïves de l’Alsace d’antan.

 

La gamme Le Marché de l’Oncle Hansi fédère aujourd’hui 23 PME de la région. Elle compte 170 références alimentaires (épicerie, frais, liquide) et 55 codes non-al (arts de la table, édition). La boutique aménagée dans l’hyper Auchan propose la quasi intégralité de l’offre (hors frais) et présente aussi les œuvres de l’artiste à travers des reproductions. Les achats dans la boutique se règlent aux caisses du magasin.

 

Nul doute que cette théâtralisation XXL fera des émules dans d’autres hypers d’Alsace. Le Marché de l’Oncle Hansi se présente en version plus réduite dans des meubles en bois et ambitionne de promouvoir les produits alsaciens en dehors de la région.

Source: Tradconsulting de P.B. via www.lineaires.com

 


 

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Mardi 25 juin 2 25 /06 /Juin 08:10

Consommation française de vins : 82 % des achats réalisés en grandes surfaces

  
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En 2012, 23 millions de ménages français auraient acheté des vins tranquilles pour leur consommation à domicile. D'après les données du panel Kantar présentées par FranceAgriMer, cela représenterait 86,5 % des ménages français, « soit un taux de pénétration en baisse de 1,9 % par rapport à la moyenne 2008/20011 ». Le premier réseau de distribution des vins en France est sans conteste la grande distribution, les hypermarchés et supermarchés concentrent 63 % des parts de marché en volume. Le hard discount compte pour 19 % des ventes, tandis que les ventes chez les cavistes ou directement chez le producteur représentent moins d'une bouteille vendue sur dix en France (respectivement 5 et 4 %).

D'après FranceAgriMer, le prix de vente moyen d'un vin en 2012 était de 3,29 €/litre en France (+5,8 % par rapport à la moyenne 2008-2011). En terme de couleurs, les vins rouges dominent la consommation française off-trade (56 %), suivis par les rosés (26 %) et les blancs (18 %). En terme de dénomination, les vins AOC représentent plus de la moitié des vins consommés à domicile (51 %), les vins IGP de cépage en représentant moins du tiers (15 % avec mention de cépages, 13 % sans) et les Vins de France un peu plus du dixième (11 %).

Source: Trad'Consulting via www.vitisphere.com
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Dimanche 23 juin 7 23 /06 /Juin 10:47

Selon le cabinet IWSR (International Wine and Spirit Research), le marché mondial du vin va croître d’ici 2016. Les ventes de bouteilles à plus de 10 dollars TTC, prix consommateurs, devraient s’envoler. En France, les ventes de vins de premier prix vont continuer à baisser.

Les ventes de bouteilles à plus de 10 dollars devraient s’envoler d'ici 2016. © PHOTONONSTOP

Les ventes de bouteilles à plus de 10 dollars devraient s’envoler d'ici 2016. © PHOTONONSTOP

D’ici 2016, la croissance de la consommation mondiale de vin devrait s’accélérer et retrouver le rythme des années 2000-2005. Les ventes de vins devraient progresser de 5,3 % entre 2012 et 2016 pour atteindre l’équivalent de 34,481 milliards de bouteilles. Tous les segments de marchés devraient progresser. Telles sont les prédictions du cabinet IWSR réalisées pour le compte de salon Vinexpo.

IWSR prévoit une progression de 2,8 % du nombre de bouteilles vendues à moins de 5 dollars TTC le col (prix consommateur). Pour les bouteilles entre 5 et 10 dollars, la progression serait de 10 %. Au-delà de 10 dollars le col, c’est l’envolée, avec une hausse de 30 % des ventes. À terme, le segment des vins de moins de 5 dollars perdrait 2,55 points de parts de marché, mais représenterait encore 67 % des ventes totales de vins tranquilles.

En France, les perspectives sont différentes. D’après l’étude Vinexpo, la consommation de vin devrait reculer de 2,9 % sur les quatre ans à venir. En 2016, elle atteindrait l’équivalent de 3,5 milliards de cols.

« Le segment de marché des vins achetés à moins de 5 dollars, soit 3,59 euros la bouteille, devrait baisser de presque 7 % en volume, tandis que les vins consommés à plus de 10 dollars la bouteille (7,19 euros) devraient connaître un engouement croissant (+ 21 % entre 2011 et 2016) », a expliqué Robert Beynat, directeur de Vinexpo, lors de présentation de l’étude IWSR le 15 janvier.

Même si ce segment du haut de gamme ne représente que 6 ou 7 % des volumes consommés dans notre pays, il place tout de même la France en troisième position des marchés consommateurs de vins à plus de 10 dollars, derrière les États-Unis et le Royaume-Uni. À noter qu’à l’horizon 2016, la consommation de vins achetés à plus de 10 dollars le col devrait être plus importante en Chine qu’en France.

L’étude menée par le salon Vinexpo en partenariat avec le cabinet anglo-saxon IWSR couvre 28 pays producteurs et 114 marchés de consommation. Voir le site de Vinexpo pour plus d’informations.

Source: Trad'Consulting par A. A. via www.lavigne-mag.fr


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Par TRAD'CONSULT0136
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